5 bénévoles du MDA arrêtés pour avoir procédé à des tests Covid « pirates »
Les membres du Magen David Adom sont accusés d'avoir falsifié certains résultats, notamment pour des passagers au départ de l'aéroport Ben Gurion, contre rémunération

La police a annoncé mercredi l’arrestation de cinq volontaires du service de secours du Magen David Adom. Ils sont soupçonnés d’avoir administré des tests de dépistage du coronavirus « pirates » à travers Israël et dans certains cas d’en avoir falsifié les résultats.
Les suspects, des résidents de Jérusalem âgés de 20 et 30 ans, se sont rendus dans tout le pays – y compris à l’aéroport Ben Gurion – et ont procédé à des tests contre rémunération, amassant des dizaines de milliers de shekels, selon un communiqué de la police.
Ils ont envoyé les tests à un laboratoire privé à Jérusalem et à un autre dans la ville de Ramallah en Cisjordanie pour éviter qu’ils ne soient inclus dans la base de données du ministère de la Santé, a déclaré la police.
Certains résultats auraient été falsifiés, permettant aux Israéliens souhaitant quitter le pays depuis l’aéroport Ben Gurion de présenter un résultat de test négatif.
La police a fait savoir que la détention préventive de quatre des cinq suspects avait été prolongée jusqu’à vendredi.
« Les suspects se sont emparés de la santé publique tout en sapant l’importance d’un test précis de dépistage du coronavirus, dont le but vise à prévenir les infections et à aider les Israéliens à survivre à l’épidémie avec le moins de décès possible », selon la déclaration de la police.
Les suspects ont été poussés par la « cupidité », selon la police qui s’est dit déterminée à les traduire en justice.
La déclaration n’indiquait pas combien de tests de ce type les suspects auraient administrés.
La police a précisé que l’opération d’infiltration avait été lancée après que le MDA lui avait fait part de soupçons selon lesquels un volontaire effectuait des tests de coronavirus contre rémunération.
Le MDA a salué l’annonce de ces arrestations et a déclaré qu’elle mettait fin à la participation des suspects à ses opérations de dépistage.
« Il s’agit d’une affaire très grave et irrégulière qui nécessite que les personnes impliquées soient traduites en justice », a déclaré le service médical.







