501 nouveaux cas de COVID-19 lundi – un chiffre inédit depuis le mois de mars
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501 nouveaux cas de COVID-19 lundi – un chiffre inédit depuis le mois de mars

Le chiffre des infections continue à grimper mais le nombre de malades graves diminue légèrement ; plus de 20 000 Israéliens ont été vaccinés dans la journée

Des Israéliens, dont certains portent le masque, au marché Carmel de Tel Aviv, le 5 juillet 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des Israéliens, dont certains portent le masque, au marché Carmel de Tel Aviv, le 5 juillet 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le ministère de la Santé a fait savoir, mardi, que le nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus avait atteint les 500 dans la journée de lundi alors qu’une reprise de l’épidémie de COVID-19 semble s’accélérer sur le territoire israélien.

Selon les données du ministère, 501 nouvelles infections ont été confirmées lundi – c’est la première fois que ce chiffre dépasse les 500 depuis le 26 mars. Il traduit également une augmentation par rapport aux derniers jours qui étaient marqués par environ 300 nouveaux cas quotidiens.

Environ la moitié des nouveaux cas sont des enfants scolarisés, selon le site d’information Ynet.

Cette hausse fait passer le nombre de cas actifs à 2 901, avec 843 611 infections au total qui ont été confirmées au sein de l’État juif depuis le début de la pandémie.

Sur presque 73 000 tests de dépistage qui ont été effectués lundi, 0,7 % sont revenus positifs. Ce taux reste stable par rapport aux derniers jours.

Le ministère de la Santé a annoncé que 73 personnes avaient été hospitalisées pour des complications liées au coronavirus, et que 33 étaient dans un état grave – ce qui représente une légère baisse en vingt-quatre heures.

6 429 personnes sont mortes en Israël des suites d’une forme grave de la COVID-19 – un bilan qui reste inchangé.

Une jeune Israélienne se fait administrer une dose du vaccin Pfizer-BioNTech dans un centre de vaccination de Tel Aviv-Jaffa, le 5 juillet 2021. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Selon le plan dit « de signalisation » mis en place par le ministère et qui classe les villes selon la gravité de leur taux de morbidité, l’implantation de Maale Adumim est entrée dans la catégorie « rouge » – le niveau le plus élevé, démontrant un grand nombre d’infections. Aucune communauté ne figurait lundi dans la catégorie « rouge ».

Autres changement : Tel Aviv a grimpé de la catégorie « jaune » à « orange », le nombre de cas continuant à s’élever dans la ville côtière.

Les données du ministère ont par ailleurs révélé que plus de 20 000 personnes avaient reçu une dose de vaccin lundi. Sur ce chiffre, 2 800 se faisaient administrer la seconde dose. À ce jour, 5 663 255 Israéliens ont reçu au moins une injection et, sur ceux-là, 5 180 662 ont reçu les deux sur l’ensemble de la population de l’État juif, qui compte environ 9,3 millions d’habitants.

Le cabinet de lutte contre le coronavirus doit se réunir mardi soir pour réfléchir à remettre en œuvre une série de restrictions dans ce contexte de hausse des nouveaux cas. Cette résurgence du coronavirus est largement attribuée à la présence sur le territoire du variant Delta, qui a été identifié initialement en Inde et qui serait deux fois plus contagieux que la souche Alpha.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a indiqué au cours d’une conférence de presse qui a eu lieu à l’université Ben-Gurion, mardi, qu’Israël tentait de combattre le virus tout en évitant la « panique » et en tentant de maintenir les restrictions mises en vigueur à un niveau minimum pour permettre le maintien d’une vie presque normale.

« Nous savons bien que le coronavirus ne va pas disparaître bientôt et qu’un autre variant fera son apparition après la souche Delta », a déclaré Horowitz. « Nous allons devoir apprendre à vivre avec la COVID-19 et à contrôler sa morbidité. La politique que je cherche à mettre en œuvre ne concerne pas seulement les prochaines semaines à venir, mais elle se déclinera aussi dans un an. »

Le ministère israélien de la Santé a diffusé des données, lundi, qui semblent bien indiquer que le vaccin Pfizer-BioNTech prévient très largement les formes graves de la COVID-19 et les hospitalisations, mais qu’il a aussi une efficacité significativement moindre pour empêcher la propagation du variant Delta du coronavirus.

Selon le ministère et au vu de la propagation du variant Delta, la capacité du vaccin Pfizer à empêcher le développement de cas symptomatiques de la COVID-19 a chuté d’environ 30 % – à 64 %. Les chiffres montrent qu’au mois de mai, quand cette souche était moins dominante sur le territoire, le vaccin était à 94,3 % efficace.

Les données révèlent toutefois la grande efficacité du vaccin dans la prévention contre des formes graves de la maladie, et les hospitalisations qui en résultent. Au mois de mai, ce pourcentage d’efficacité était de 98,2 % et il est de 93 % au mois de juin.

Des flacons de vaccin Pfizer-BioNTech contre le coronavirus dans un centre de vaccination mobile du Magen David Adom à Tel Aviv, le 5 juillet 2021. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Dans ce contexte de hausse des cas dans tout le pays, le Premier ministre Naftali Bennett, aux côtés du ministre de la Santé Nitzan Horowtiz, a donné lundi pour instruction au ministère de la Santé de promouvoir deux études médicales sur la nécessité éventuelle d’une troisième dose de vaccin – des études qui, a-t-il dit, permettront aux décisionnaires d’accéder à des « informations vitales ».

Il a été annoncé, dimanche, que le ministère de la Santé allait recommander aux Israéliens immunodéprimés de se faire administrer une troisième dose de vaccin Pfizer-BioNTech, même si la firme pharmaceutique n’a pas, pour le moment, recommandé une éventuelle injection de rappel.

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