6 enseignants ultra-orthodoxes inculpés pour des présomptions de sévices sur des élèves
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6 enseignants ultra-orthodoxes inculpés pour des présomptions de sévices sur des élèves

Le principal suspect a été accusé d'attentat à la pudeur sur des mineurs dans une institution à Tel Aviv

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Une salle de classe. Illustration. (Crédit : Mendy Hechtman/Flash90)
Une salle de classe. Illustration. (Crédit : Mendy Hechtman/Flash90)

Les actes d’accusation ont été déposés mardi contre six enseignants d’une école ultra-orthodoxe de Tel Aviv pour des allégations de sévices physiques sur des élèves. L’un des suspects est également accusé d’abus sexuels graves.

Les suspects Avraham Rosenfeld, 49 ans, Yisrael Haim Shapira, 65 ans, Haim Fishgrund, 69 ans, Moshe Hirsch, 39 ans, Menachem Alberstein, 62 ans, et Avraham Pinhas Deitish, 53 ans, ont été inculpés par le tribunal de première instance de Tel Aviv pour abus et attaques sur des mineurs qui leur ont été confiés.

Un acte d’accusation supplémentaire a été déposé contre Rosenfeld pour de multiples agressions sexuelles sur un mineur de moins de 16 ans, d’actes indécents, d’extorsion sous la menace, pour menaces.

Ces incidents se sont tous produits à l’école Talmud Torah Machzikei Hadass de la secte hassidique Belz entre les années 2000 et 2011. Quelque 22 élèves sont soupçonnés d’avoir subi de mauvais traitements pendant cette période. Ces sévices ont commencé quand ils étaient âgés de 3 à 4 ans, et ont continué jusqu’à leur sixième année, quand ils avaient autour de 10 à 11 ans.

Quant à Rosenfeld, il aurait forcé des élèves à aller seul dans une pièce avec lui, en leur proposant des bonbons pour les convaincre, selon la Deuxième chaîne. Il les aurait ensuite agressé sexuellement, selon les actes d’accusation. Ensuite, il aurait donné aux enfants des bonbons avant de les laisser partir.

Il est également accusé d’avoir puni les élèves en leur mettant une cuillerée de poivre ou de savon dans la bouche et en refusant aux élèves l’autorisation de prendre des pauses-toilettes, ce qui conduit certains enfants à se souiller.

Rosenfeld a également fait face à des accusations d’extorsion et de menaces contre sa propre femme.

Les autres suspects sont accusés d’avoir battu les élèves, y compris en les frappant sur la main avec des règles ou des bâtons. À une occasion, l’un des accusés aurait versé du thé chaud sur un élève.

Les actes d’accusation affirment également que l’accusé a infligé des violences quotidiennes et systématiques enfants, qui est « caractérisée par la cruauté, l’humiliation et les menaces ».

Les procureurs ont demandé à ce que Rosenfeld soit maintenu en détention jusqu’à la fin de la procédure et les cinq autres soient libérés avec certaines restrictions.

Les suspects ont été arrêtés il y a deux semaines après une opération d’infiltration qui a duré un mois et des entretiens avec des dizaines d’enfants et leurs parents, ainsi qu’à des travailleurs sociaux et des psychologues.

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