88 patients, 0 intubé : Un médicament israélien prometteur contre la COVID
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88 patients, 0 intubé : Un médicament israélien prometteur contre la COVID

L'étude n'est pas terminée, mais l'inventeur affirme que le médicament "pourrait changer la donne" après que 9 patients sur 10 ont quitté l'hôpital dans les 5 jours

Image d'illustration : Des membres de l'équipe de l'hôpital Herzog portant des équipements de sécurité alors qu'ils travaillent dans la salle du coronavirus du centre médical Herzog à Jérusalem, le 29 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Image d'illustration : Des membres de l'équipe de l'hôpital Herzog portant des équipements de sécurité alors qu'ils travaillent dans la salle du coronavirus du centre médical Herzog à Jérusalem, le 29 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’inventeur israélien d’un « médicament de précision » contre la COVID-19 est « très optimiste », après qu’un essai hospitalier sur 88 personnes soit entré dans sa dernière journée sans qu’un seul patient ne se retrouve sous respirateur.

La prochaine phase de l’essai du médicament consistera en un test effectué avec un groupe recevant un placebo.

Après un premier essai en Israël, cette étude, qui s’achèvera mardi, se déroule en Grèce, sous l’égide du gouvernement d’Athènes, avec des patients âgés de 85 ans au maximum, souffrant de troubles modérés ou graves.

Près de 90 % d’entre eux ont été libérés dans les cinq jours.

Les patients ont reçu le médicament par inhalation EXO-CD24, développé au centre médical Ichilov de Tel Aviv.

« Les médecins ont rapporté de bons résultats, ce qui est très encourageant et soutient notre espoir que ce médicament pourrait changer la donne », a déclaré au Times of Israel l’inventeur du médicament, le professeur Nadir Arber, médecin principal d’Ichilov.

Illustration : Une salle coronavirus à Athènes, en Grèce. (Crédit : AP Photo/Thanassis Stavrakis)

Les médecins ont constaté qu’aucun des patients n’avait dû être intubé et placé sous respirateur, et qu’aucun d’entre eux n’est décédé, malgré la gravité de leur état.

« Les patients sélectionnés avaient une maladie de gravité modérée à élevée, et vous vous attendriez à ce que certains soient intubés ou restent à l’hôpital plus longtemps », a déclaré Arber.

Il a souligné qu’il n’était pas impliqué dans la gestion de l’essai, qui a été mené par des médecins grecs et supervisé par le docteur Sotiris Tsiodras, le commissaire national au coronavirus pour la Grèce.

M. Arber a reconnu qu’il était impossible de tirer des conclusions définitives tant que l’essai n’était pas suivi d’un test impliquant un groupe de patients recevant un placebo à des fins de comparaison.

« Même si nous sommes optimistes, il doit y avoir un essai placebo », a déclaré M. Arber.

Le médicament s’attaque au coronavirus en utilisant une molécule, CD24, sur laquelle Arber a fait des recherches pendant 25 ans dans l’espoir qu’elle puisse aider les patients atteints de cancer.

En février, cette approche a impressionné le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, en visite dans le pays, qui a décidé de lancer et de parrainer l’essai en Grèce.

Ichilov s’est depuis associé à une société pharmaceutique israélienne pour faire avancer le processus d’essai.

Le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, rencontrant le professeur Nadir Arber (2e à gauche) à Jérusalem, le 8 février 2021. (Crédit : Amos Ben-Gershom/Bureau de presse du gouvernement israélien)

Nadir Arber pense que le grand avantage de son médicament par rapport aux stéroïdes, qui sont aujourd’hui couramment administrés aux patients atteints de coronavirus, est qu’il n’a pas d’impact sur le système immunitaire dans son ensemble mais adopte plutôt une approche « de précision ».

« Nous ne supprimons ni ne modifions le système immunitaire, mais nous le ramenons à la normale en contrôlant l’aspect du système qui provoque la tempête de cytokines, la réaction excessive du système immunitaire qui est souvent à l’origine d’une forme grave de la COVID », a-t-il déclaré.

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