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À la tête de la commission des Finances, Gafni veut lutter contre le coût de la vie

Le député de Yahadout HaTorah a pris la tête de la commission ; l'accès à cette présidence était une condition inscrite dans les négociations de coalition

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Le député de Yahadout HaTorah Moshe Gafni faisant une déclaration à la presse à la Knesset, à Jérusalem, le 8 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le député de Yahadout HaTorah Moshe Gafni faisant une déclaration à la presse à la Knesset, à Jérusalem, le 8 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le nouveau chef temporaire de la commission des Finances de la Knesset, Moshe Gafni, a indiqué lundi qu’il prévoyait de convoquer le panel pour évoquer les récentes initiatives prises sur le marché qui affectent le coût de la vie dans le pays.

La Banque d’Israël a ainsi fait part de son intention d’élever son taux d’intérêt qui est actuellement de 2,75 % – elle devrait prendre une décision définitive lundi. L’objectif poursuivi par la Banque est de contrer l’inflation qui a été de 5,1 % pendant l’année, un pourcentage bien au-delà de la cible de 1 % à 3 % qui avait été fixée par la Banque centrale.

« J’ai entendu dire que le gouverneur de la Banque d’Israël avait l’intention d’élever le taux d’intérêt dans l’économie, et cela signifie que les créanciers qui doivent rembourser une hypothèque devront verser plus d’argent. J’ai l’intention d’avoir une discussion approfondie sur ce sujet dans les meilleurs délais », a dit Gafni, quelques instants après avoir repris le rôle de président de la commission des Finances, un rôle dont il avait été écarté au mois de juin 2021. Le chef de la commission des Finances a ajouté qu’il voulait aussi évoquer le problème des prix en hausse des produits laitiers subventionnés.

Le ministre sortant des Finances travaillait étroitement avec l’ancien président de la commission, Alex Kushnir, député de son propre parti Yisrael Beytenu. Liberman et Gafni sont ennemis politiques en raison de désaccords entre les deux hommes sur de multiples questions : le service militaire des jeunes hommes ultra-orthodoxes, la relation entre la religion et l’État, l’intégration sur le marché du travail des Haredim qui partageraient ainsi le fardeau économique qui pèse sur les Israéliens, ainsi que la nécessité d’enseigner le tronc commun dans les écoles ultra-orthodoxes.

« Aucun ministre des Finances ne me dira de ne pas discuter des problématiques sociales importantes qui appartiennent à tous », a commenté Gafni, lançant une pique à Liberman. Il a rappelé que, quand la commission était placée sous son autorité, il avait tenté d’y intégrer les autres factions de la Knesset pour qu’elles puissent apporter leur contribution.

« Tout le monde sait que cette commission, ici, est un endroit différent des autres. Ici, l’opposition et la coalition travaillent ensemble, ne faisant que ce qui est dans l’intérêt des citoyens de l’État d’Israël », a-t-il déclaré.

La commission temporaire des Finances a approuvé Moshe Gafni, député de Yahadout HaTorah, comme président après que la commission des Arrangements, qui est responsable de la création des panels parlementaires, a proposé sa candidature. Gafni avait fait de son retour à cette présidence l’une des revendications du parti dans les négociations de coalition.

En mettant Gafni en avant, le député du Likud Yoav Kisch, qui dirige la commission des Arrangements, avait déclaré qu’il avait travaillé sous son autorité et que le législateur de Yahadout HaTorah « faisait un excellent travail ».

Gafni a remplacé à son poste le député Alex Kushnir, qui n’a pas été réélu à la Knesset lors du scrutin du 1er novembre.

« Je peux vous dire que, lors du précédent mandat, il y avait aussi un président de commission qui cherchait à travailler mais qui s’est heurté à un ministre des Finances qui avait un agenda clairement établi, celui de nuire à un certain secteur. Et j’espère que les choses changeront complètement avec le prochain gouvernement », a dit Kisch.

La commission temporaire des Finances et la commission temporaire des Affaires étrangères et de la Défense sont les deux panels permanents requis par la loi, en plus de la commission des Arrangements. Une fois que cette dernière aura terminé d’établir les commissions parlementaires, elle sera automatiquement dissoute et les autres commissions seront alors finalisées.

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