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À Petah Tikva, un mamad a résisté à l’impact direct d’une bombe à sous-munitions – une première

Une bombe à sous-munitions a frappé un abri privé de plein fouet ; les personnes qui s'y trouvaient, dont 2 enfants, sont sorties indemnes

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Dégâts causés par une bombe à sous-munitions iranienne à un mamad, à Petah Tikva, le 24 mars 2026. (Crédits : Réseaux sociaux ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur ; Tal Gal/Flash90)
Dégâts causés par une bombe à sous-munitions iranienne à un mamad, à Petah Tikva, le 24 mars 2026. (Crédits : Réseaux sociaux ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur ; Tal Gal/Flash90)

Selon une enquête du Commandement du Front intérieur publiée vendredi, une bombe à sous-munitions larguée par un missile balistique iranien a endommagé le mur d’un mamad dans le centre d’Israël lors d’une attaque survenue en début de semaine, mais les personnes qui se trouvaient à l’intérieur de cet abri antiatomique privé sont sorties indemnes.

Le cas de Petah Tikva serait une première en Israël, avec une bombe à sous-munitions qui frappe directement un mamad.

L’enquête du Commandement du Front intérieur a révélé que la sous-munition, contenant plusieurs kilogrammes d’explosifs, a frappé le mur extérieur de l’abri anti, près de la fenêtre, lors de l’attaque de mardi.

Deux enfants et leur baby-sitter se trouvaient dans le mamad à ce moment-là.

La munition elle-même n’a pas pénétré dans l’abri, mais le mur aurait été « percé » par l’explosion, en raison de l’angle et de l’emplacement de l’impact, selon les conclusions de l’enquête.

« Malgré l’intensité de l’impact direct, la puissante onde de choc et la quantité d’éclats, le mur du mamad a absorbé la majeure partie de l’impact et a sauvé la vie des personnes qui s’y trouvaient », a déclaré le lieutenant-colonel Moshe Shlomo, chef du département du génie du Commandement du Front intérieur.

Les forces de sécurité et de secours après qu’un missile équipé de sous-munitions tiré depuis l’Iran a frappé un quartier résidentiel, à Petah Tikva, le 24 mars 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)

Le Commandement du Front intérieur a réaffirmé que les abris antiatomiques constituaient l’endroit le plus sûr en cas d’attaques de missiles balistiques, en particulier dans les bâtiments neufs.

Ces abris renforcés ont permis de sauver d’innombrables vies lors des attaques de missiles iraniens, a-t-il ajouté.

Contrairement aux ogives conventionnelles iraniennes, les bombes à sous-munitions se déploient en effet pendant leur descente, souvent à très haute altitude, et dispersent entre 24 et 80 munitions plus petites, contenant chacune quelques kilogrammes d’explosifs, dans un rayon pouvant atteindre 10 kilomètres, selon l’armée israélienne.

Ces munitions ne disposent ni de propulsion ni de système de guidage et tombent simplement au sol, où elles sont conçues pour exploser à l’impact. Certaines de ces sous-munitions ne s’activent pas au contact du sol et peuvent donc continuer à représenter un danger pour quiconque les trouve.

Des traînées de roquette provenant d’un missile iranien équipé d’une ogive à bombes à sous-munitions, au-dessus de Tel Aviv, le 24 mars 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

On a dénombré plus de trente cas de missiles équipés d’ogives à bombes à sous-munitions ayant frappé des zones peuplées, avec plus de 150 sites d’impact distincts.

Dix personnes en Israël et en Cisjordanie ont été tuées par des impacts de bombes à sous-munitions, le plus récent ayant eu lieu vendredi soir lorsqu’un homme a été tué à Tel Aviv.

Des responsables militaires ont déclaré la semaine dernière que, comme les missiles balistiques équipés de sous-munitions causent peu de dommages si les civils se trouvent à l’abri, l’armée de l’air israélienne choisit parfois de ne pas abattre tout ou partie des bombes pour préserver son stock d’intercepteurs à courte portée.

Depuis le début de la guerre contre le régime de la République islamique d’Iran, plus de 450 missiles balistiques ont été lancés depuis l’Iran vers Israël, l’armée faisant état d’un taux d’interception de 92 % des attaques visant des zones peuplées et des infrastructures clés.

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