Abbas rend hommage à Uri Avnery, militant pour la paix
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Abbas rend hommage à Uri Avnery, militant pour la paix

"Il restera l'emblème d'une paix réelle et permanente", a dit le président de l'AP à une amie proche du défunt député

Le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas (à droite) et le militant israélien pour la paix  Uri Avnery au siège de l'AP à Ramallah le 5 janvier 2017. (Crédit : Dov Lieber/Times of Israel)
Le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas (à droite) et le militant israélien pour la paix Uri Avnery au siège de l'AP à Ramallah le 5 janvier 2017. (Crédit : Dov Lieber/Times of Israel)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a salué la mémoire de l’écrivain, militant pour la paix et ancien avocat Uri Avnery, qui s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi à l’âge de 94 ans.

Avnery est décédé dans la nuit de dimanche suite à une attaque cardiaque survenue il y a plus d’une semaine, a fait savoir un porte-parole de l’hôpital Ichilov de Tel Aviv.

« Avec une grande peine, nous avons appris la nouvelle du décès de l’excellent journaliste et politicien Uri Avnery », a écrit Abbas dans une lettre adressée lundi à la famille d’Avnery, à ses amis et aux militants pour la paix en Israël.

« Nous l’avons connu durant toute sa vie comme un journaliste qui n’a cessé de se distinguer en défendant la vérité et qui a lutté en faveur de la coexistence et de la paix ».

Avnery avait été la première personnalité israélienne à rencontrer publiquement l’ancien chef de l’OLP Yasser Arafat à Beyrouth, en 1982, à l’apogée de la première guerre du Liban, alors même que l’individu était considéré comme un terroriste par de nombreux Israéliens.

Au début de l’année, Avnery avait écrit qu’il avait rencontré une première fois Abbas durant une réunion à Tunis à la fin de la même année, et que les deux hommes partageaient un lien autour de la ville de Safed, où Abbas avait fui lorsqu’il était enfant.

Le militant de gauche Uri Avnery à une manifestation à Jérusalem Est, le 29 août 2009. (Crédit : Matanya Tausig/ Flash90/File)

« J’ai rencontré Abu Mazen à chaque fois que j’ai rendu visite à Arafat, à Tunis. Lorsque j’ai entendu qu’il était originaire de Safed – une ville mixte arabe et juive située dans le nord de la Palestine – cela a créé un lien supplémentaire. Safed avait été le second foyer de mon épouse, Rachel qui, lorsqu’elle était enfant, y allait tous les ans. Son père, un pédiatre, y travaillait également l’été. Abu Mazen ne se souvenait pas s’il avait été soigné par lui lorsqu’il était petit, avant que sa famille ne soit forcée de partir, en 1948 », avait-il écrit, utilisant le nom de guerre d’Abbas.

Abbas et Avnery se sont fréquemment rencontrés au cours des dernières décennies mais, plus récemment, ils se voyaient moins régulièrement en raison de leur soucis de santé respectifs, selon Elias Zananiri, ami du militant pour la paix depuis 40 ans.

Abbas et Avnery ont entretenu pendant longtemps « une relation étroite d’intérêt et de respect mutuels », a commenté Zananiri. « Leur relation était basée sur leur désir de mettre un terme au conflit et de réaliser la paix ».

Selon Wafa, Abbas a également appelé les amis d’Avnery, pour leur présenter ses condoléances.

« Il restera l’emblème d’une paix réelle et permanente », aurait dit le président de l’AP au sujet du militant défunt lors d’un entretien téléphonique avec Anat Saragusti, un ami proche d’Avnery, selon le site d’information officiel de l’Autorité palestinienne Wafa.

Avnery, qui a été pendant des décennies l’une des voix politiques les plus éminentes de la gauche, a été membre de la Knesset et directeur du magazine hebdomadaire Haolam Hazeh (« Ce monde »).

La France, par la voix de son ambassade à Tel Aviv a adressé « ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches » en rappelant qu’il « était un promoteur engagé de l’amitié entre les peuples et de la paix entre Israël et les Palestiniens ». « Sa voix sera regrettée » conclut le communiqué.

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