Accord travaillistes/Gesher : Peretz obtient 2 autres places sur la liste
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Accord travaillistes/Gesher : Peretz obtient 2 autres places sur la liste

Le parti de centre-gauche se présentera à nouveau sur un ticket commun avec le parti d'Orly Levy-Abekasis aux élections de mars, malgré l'opposition du n°2 du Parti travailliste

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Amir Peretz (C), président du parti Travailliste/Gesher, et des membres du Parti travailliste lors de la conférence du Comité central du Parti à Rishon Lezion, le 25 décembre 2019. (Flash90)
Amir Peretz (C), président du parti Travailliste/Gesher, et des membres du Parti travailliste lors de la conférence du Comité central du Parti à Rishon Lezion, le 25 décembre 2019. (Flash90)

Le Comité central du Parti travailliste a approuvé mercredi la poursuite de l’alliance avec le parti Gesher d’Orly Levy-Abekasis, une décision annoncée plus tôt cette semaine par les deux partis.

Le parti de centre-gauche, qui n’a remporté que six sièges lors de la dernière élection, a également approuvé une motion controversée visant à annuler les primaires du parti et à laisser le président Amir Peretz réserver des places à deux nouveaux candidats de son choix dans les 10 premières de sa liste pour le prochain scrutin législatif, a déclaré un de ses porte-paroles dans un communiqué.

Le numéro deux du Parti travailliste, Itzik Shmuli, qui devrait être éliminé de la liste des candidats et qui a boycotté la discussion en signe de protestation, s’est vivement opposé à cette initiative.

« Les membres de la Knesset du Parti travailliste-Gesher sont les meilleurs élus de la Knesset, et j’ai l’intention de garder nos députés », a fait savoir Amir Peretz dans un discours prononcé lors de la réunion du comité, ajoutant qu’il prévoyait « de faire venir des personnes qui peuvent contribuer au parti sur le plan électoral. Des personnes dont le statut ne fait aucun doute ».

Le dirigeant a laissé entendre qu’aucune autre fusion n’était prévue entre les partis de gauche et a précisé que son alliance ne soutiendrait pas automatiquement une coalition laïque, mais était ouverte à l’idée de rejoindre un gouvernement comprenant des partis religieux.

« Nous sommes le seul parti qui se soucie des vrais gens », a assuré Amir Peretz, affirmant que « notre alliance a élargi le bloc [de gauche]. »

Il a ajouté : « Nous nous engageons à mener une campagne propre, sans disqualification ni boycott des autres groupes et communautés. Aucune autre alliance avec d’autres partis n’est actuellement envisagée. »

La présidente du parti Gesher, Orly Levy-Abekasis (à gauche), et le président du Parti travailliste, Amir Peretz, ont annoncé leur fusion aux élections de septembre, à Tel Aviv, le 18 juillet 2019. (Roy Alima / Flash90)

Dimanche, la présidente de Gesher, Orly Levy-Abekasis, a promis que la faction mixte « mettrait de nouveau les questions sociales en tête de l’ordre du jour ». « Nous allons parler de l’effondrement du système de santé, de l’éducation gratuite de haute qualité à partir de l’âge de la naissance, de notre promesse qu’un jeune couple en Israël pourra acheter un appartement en [le payant par des loyers] et de la façon dont nous allons augmenter le salaire minimum ».

Cette décision a été prise après que les deux chefs de parti se sont retrouvés juste au-dessus du seuil d’éligibilité de 3,25 % des voix dans certains sondages récents.

Peretz, né au Maroc, se serait cependant opposé à une fusion avec le Camp démocratique identifié comme pacifiste et ashkénaze, préférant positionner son parti comme le porte-drapeau d’une gauche économique plus associée aux mizrahis. Il a déjà rejeté une telle union avant la bataille électorale du 17 septembre, annulant les pourparlers entre les partis et choisissant plutôt de s’associer avec Orly Levy-Abekasis, une ancienne députée du parti de droite Yisrael Beytenu et fille d’un éminent ministre du Likud né au Maroc.

Mais cette initiative n’a pas donné le coup de fouet espéré dans les urnes, puisque l’union travailliste-Gesher a remporté en septembre les six mêmes sièges que le Parti travailliste avait obtenus à lui seul en avril.

Les deux séries d’élections d’avril et de septembre n’ont pas permis de former un gouvernement – une première dans l’histoire politique israélienne. L’impasse politique sans précédent, dans laquelle ni Benjamin Netanyahu du Likud ni Benny Gantz de Kakhol lavan n’ont réussi à former une coalition gouvernementale, a poussé la Knesset à voter début décembre la tenue d’une troisième élection en 11 mois, prévue le 2 mars 2020.

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