Actes de vandalisme anti-palestinien et anti-juif à Jérusalem-Est
Rechercher

Actes de vandalisme anti-palestinien et anti-juif à Jérusalem-Est

En plus des pneus lacérés et des graffitis sur des murs à Shuafat, un coktail Molotov a été lancé sur une maison juive du quartier de Silwan

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Les mots « Juifs réveillez-vous » peints à la bombe sur le mur d'une maison de Shuafat, à Jérusalem Est, le 14 mai 2018. (Crédit : Yesh Din)
Les mots « Juifs réveillez-vous » peints à la bombe sur le mur d'une maison de Shuafat, à Jérusalem Est, le 14 mai 2018. (Crédit : Yesh Din)

Après deux semaines sans incidents, les Palestiniens du quartier de Shuafat, à Jérusalem Est se sont réveillés lundi matin pour retrouver les pneus de vingt voitures crevés et des slogans en hébreu peints sur les murs de plusieurs maisons, dans ce qui ressemble à un acte raciste.

Les mots « Juifs réveillez-vous » et « administratif » étaient peints à la bombe. Ces slogans sont fréquents sur les scènes d’attaques dites « prix à payer », qui, selon leurs auteurs sont des actes de représailles aux violences palestiniennes ou aux politiques du gouvernement jugées hostiles par le mouvement pro-implantations.

Les services de sécurité du Shin Bet ont longtemps tenu les « Jeunes des Collines » pour responsables de ces attaques. Ces jeunes militants sont connus sous ce nom pour leur activisme et la création d’avant-postes dans les collines de Cisjordanie.

Les idéologues de l’extrême-droite se sont dressés contre les ordonnances administratifs que l’establishment de la défense émet contre eux ces deux dernières années.

Des pneus crevés lors d’une attaque raciste présumée à Shuafat, à Jérusalem Est, le 14 mai 2018. (Crédit : Yesh Din)

Ces ordonnances, qui visent à empêcher la violence dans les implantations, peuvent aller jusqu’à la mise en détention, une injonction leur interdisant de se rendre en Cisjordanie, d’entrer en contact avec certains individus et des couvre-feux.

L’incident de Shuafat était le premier crime de haine du mois de mai, après un mois d’avril où se sont succédé seize attaques, majoritairement en Cisjordanie, mais également à Jérusalem Est et dans le nord d’Israël.

La police enquête sur ces attaques, mais aucune arrestation n’a été signalée.

Les attaques consistaient à détruire des oliveraies, incendier une mosquée, jeter des pierres sur des pare-brise et taguer appels au meurtre des Arabes.

Les résidents des implantations israéliennes ont également subi des dégâts en avril, et tiennent les Palestiniens pour responsables. La police a dit avoir ouvert une enquête après que 150 vignes d’un vignoble appartenant à un résident de l’implantation de Tomer dans la Vallée du Jourdain ont été abattus en une nuit.

Séparément, lundi matin, un cocktail Molotov a été lancé sur une maison juive du quartier de Silwan, à Jérusalem Est. Un agent de police en service dans le quartier a été légèrement blessé et transporté vers un hôpital voisin pour y être soigné.

La police a indiqué qu’elle était à la recherche des responsables.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...