Des oliviers coupés lors d’une deuxième attaque dans un village palestinien
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Des oliviers coupés lors d’une deuxième attaque dans un village palestinien

Vendredi, deux véhicules ont été endommagés à Urif, dans le nord de la Cisjordanie

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Un des 15 oliviers coupés dans le village d'Urif, au nord de la Cisjordanie, dans ce qui s'apparente à un crime de haine le 28 avril 2018. (Municipalité d'Urif)
Un des 15 oliviers coupés dans le village d'Urif, au nord de la Cisjordanie, dans ce qui s'apparente à un crime de haine le 28 avril 2018. (Municipalité d'Urif)

Quinze oliviers ont été abattus samedi, à Urif. Il s’agit du deuxième crie de haine présumé en deux jours, contre les résidents d’un village du nord de la Cisjordanie, et du troisième en moins de deux semaines.

L’attaque de samedi a eu lieu moins de 24 heures après que deux véhicules garés à l’extérieur de la ville ont été retrouvés avec des pneus lacéerés et des slogans de haine tagués en hébreu.

Parmi les slogans découverts sur les lieux figuraient « Combattre l’ennemi » et « Prix à payer », un terme utilisé par les auteurs pour décrire les attaques, qui, selon eux, sont des représailles contre la violence palestinienne ou des politiques gouvernementales perçues comme hostiles aux implantations.

Les oliveraies palestiniennes, les mosquées et les églises à l’intérieur d’Israël ont également été la cible de vandales d’extrême droite ces dernières années, tout comme les organisations de défense des droits israéliens et même les bases militaires de l’armée israélienne.

Le 18 avril, des vandales ont abattu plus de deux douzaines d’oliviers à Urif et tagués des murs dans tout le village avec l’expression « Mort aux Arabes ».


Un camion à l’extérieur du village d’Urif, au nord de la Cisjordanie, dont les pneus ont été crevés et des fenêtres vandalisées dans un crime de haine le 27 avril 2018. (Municipalité d’Urif)

Les incidents survenus à Urif ont porté à 13 le nombre total des attaques de ce type ce mois ci contre des Palestiniens de Cisjordanie et des Arabes israéliens, y compris des attaques criminelles similaires à Deir Ammar, Jalud, Ramun, Beït Iksa, Burqa, Burin, As-Sawiya et Luban a-Sharqiya, Aqraba et Fara’ata.

Les attaques comprennent la destruction de dizaines d’oliviers, une mosquée incendiée, des pierres jetées à travers des vitres de voitures et des graffitis appelant au meurtre d’Arabes.

Les habitants des implantations israéliennes ont également subi des dommages matériels mercredi lors d’une attaque qu’ils ont imputée aux Palestiniens. La police a déclaré avoir ouvert une enquête après que quelque 150 pieds de vigne d’un vignoble appartenant à un habitant de l’implantation de Tomer dans la vallée du Jourdain ont été coupées pendant la nuit.

Dimanche, le service de sécurité du Shin Bet a publié des statistiques montrant que les crimes de haine d’extrême droite contre les Palestiniens ont considérablement augmenté depuis le début de 2018.

Un responsable de la défense a déclaré au Times of Israël que les services de sécurité considéraient l’implantation de Yitzhar, dans le nord de la Cisjordanie, comme le principal responsable de la récente hausse de ces incidents.

La ville d’environ 1 500 habitants est devenue un « refuge pour les Jeunes des Collines » qui ont été impliqués dans la plupart des attaques au cours de l’année, a déclaré le responsable. Les jeunes militants sont souvent désignés comme tels en raison de leur pratique consistant à mettre en place des avant-postes illégaux sur les collines de Cisjordanie.

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