« Prix à payer » : un village palestinien vandalisé et des arbres abattus
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« Prix à payer » : un village palestinien vandalisé et des arbres abattus

Plus d’une vingtaine d'oliviers ont été détruits ; « Mort aux Arabes » et « Chassez-les » ont été tagués sur les murs du village d’Urif en Cisjordanie

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Un message peint à la bombe signifiant « Mort aux Arabes » a été écrit sur le mur d'un immeuble du village arabe d'Urif, en Cisjordanie, le 18 avril 2018, lors d'une attaque apparente du « Prix à payer » (Rabbis for Human Rights)
Un message peint à la bombe signifiant « Mort aux Arabes » a été écrit sur le mur d'un immeuble du village arabe d'Urif, en Cisjordanie, le 18 avril 2018, lors d'une attaque apparente du « Prix à payer » (Rabbis for Human Rights)

Des vandales ont abattu plus d’une vingtaine d’oliviers et tagué les murs d’un village palestinien du nord de la Cisjordanie avec l’expression « Mort aux Arabes » ce mercredi dans une apparente attaque haineuse.

Les photos de la scène montraient un mur peint d’une phrase biblique : « L’étranger qui s’approche sera mis à mort » – qui, remise dans son contexte, fait référence à un profane qui pénétrerait dans le sanctuaire. Une pierre à proximité a été peinte avec une autre phrase biblique, « Vous les chasserez », qui se rapporte à la conquête de la Terre d’Israël.

Un militant de l’organisation « Rabbis for Human Rights » a affirmé que huit grands arbres avaient été abattus ainsi que 20 jeunes arbres dans le village d’Urif à proximité de Naplouse, dans une zone de la Cisjordanie classée B, où l’Autorité palestinienne partage la responsabilité de la sécurité avec Israël.

Il s’agissait de la troisième attaque du genre à survenir cette semaine – elle s’est déroulée pendant Yom HaZikaron, quand Israël commémore ses pertes à la veille de Yom HaAtsmaout.

Un des huit oliviers abattus dans le village arabe d’Urif, en Cisjordanie, lors d’une attaque apparente du « Prix à payer », le 18 avril 2018 (Rabbis for Human Rights)

Mardi matin, des graffitis haineux et des actes de vandalisme avaient été découverts dans le quartier d’Issawiya à Jérusalem-Est et dans le village de Luban a-Sharqiya en Cisjordanie, après une attaque apparemment signée du « Prix à payer » survenue pendant la nuit, a indiqué la police.

Le terme « Prix à payer » désigne les violences et les autres crimes haineux perpétrés par des ultra-nationalistes juifs en représailles à la violence palestinienne ou à des politiques gouvernementales perçues comme hostiles au mouvement des colons.

Des mosquées, des églises, des groupes israéliens pacifistes et même des bases militaires israéliennes ont été la cible de ces vandales ces dernières années.

Début avril, plusieurs voitures ont été vandalisées et repeintes de slogans dans le village de Fara’ata, près de Naplouse, en Cisjordanie.

Ces actes ont été condamnés par les dirigeants israéliens de tout le spectre politique.

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