Après 25 jours, un élu du Likud achève sa grève de la faim contre le tabac
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Après 25 jours, un élu du Likud achève sa grève de la faim contre le tabac

Yehuda Glick a déclaré que le ministre des Finances Kahlon ignore continuellement les recommandations visant à aligner les taxes sur le tabac sur celles imposées aux cigarettes

Yehuda Glick, député du Likud, à la Knesset, le 28 décembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Yehuda Glick, député du Likud, à la Knesset, le 28 décembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le député du Likud Yehuda Glick a annoncé samedi qu’il mettrait un terme à une grève de la faim de 25 jours qu’il avait entamée pour pousser le ministre des Finances à élever la taxe sur le tabac pour l’aligner sur celle imposée sur les cigarettes.

« Pour éviter de porter préjudice à ma santé et suite aux nombreux appels de ma famille et de mes partenaires dans cette lutte, j’ai décidé de mettre fin à ma grève de la faim de 25 jours », a écrit Glick sur Twitter. « Le combat continue ».

Glick a noté avoir été invité par le ministre des Finances Moshe Kahlon ces prochains jours. « J’espère que nous nous pencherons sur la question d’une manière qui aura du sens et non sous la pression politique ».

En lançant sa grève de la faim, Glick avait accusé Kahlon de prendre « nos enfants en otage pour des raisons politiques », sans donner de détails sur les motivations présumées du ministre des Finances.

« Qui défendra les 3 000 personnes qui sont mortes cette année à cause de la cigarette ? avait demandé Glick devant la Knesset. « Les organisations mondiales de la Santé ont demandé à Israël d’augmenter les taxes sur le tabac, mais le ministre des Finances a ignoré leurs demandes ».

Glick, qui est depuis longtemps un opposant au tabagisme, avait énuméré plusieurs commissions de la Knesset qui avaient appelé à l’augmentation des taxes sur le tabac, mais dont les recommandations, selon lui, auraient été systématiquement rejetées par Kahlon.

« Des élèves de quatrième et de troisième achètent du tabac au lieu [d’acheter] des Bamba », s’était-il indigné, faisant référence à un snack populaire.

Il avait ensuite annoncé qu’il cesserait de se nourrir jusqu’à ce que la taxe soit augmentée.

« Dans la mesure où la Torah en laquelle je crois accorde la priorité à la vie humaine, je ne peux pas rester témoin de tout cela et ne rien faire », avait dit Glick. « Par conséquent, j’entame une grève de la faim à durée indéterminée à compter de demain ».

Le ministre des Finances Moshe Kahlon prend la parole lors d’une cérémonie dans le sud d’Israël, le 12 avril 2018 (Flash90)

Les taxes sur les cigarettes sont trois fois plus élevées que celles sur le tabac.

L’objectif principal de l’augmentation des taxes sur le tabac est de dissuader les gens de fumer. Si l’usage de la cigarette a décliné ces dernières années, c’est au profit du tabac, qui a vu ses ventes augmenter de manière très conséquente.

Il y a deux mois, la Knesset avait annoncé une importante campagne de répression du tabagisme, interdisant cette pratique dans de nombreux espaces publics, notamment dans les hôpitaux, les tribunaux, les concerts et les parkings, et ce dans un rayon de dix mètres de l’entrée desdits endroits.

Environ 26 % des hommes israéliens fument des cigarettes, selon une étude réalisée en 2015 par le ministère de la Santé, un chiffre légèrement au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (24,2 %). Chez les femmes, 13,6 % des adultes fument des cigarettes, soit un peu moins que les 15,5 % de l’UE.

Un rapport, l’année dernière, avait révélé que près de 40 % des Israéliens sont fumeurs à la fin de leur service militaire obligatoire. C’est deux fois plus élevé que le taux national global et beaucoup plus élevé que chez les soldats américains, selon une étude publiée dans la revue Nicotine & Tobacco Research.

L’étude n’avait révélé aucun changement significatif au fil des ans en ce qui concerne le nombre de soldats qui fument au moment de leur recrutement et de leur démobilisation.

JTA a contribué à cet article.

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