Après 7 tentatives, un pyromane gazaoui atteint son but : la prison en Israël
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Après 7 tentatives, un pyromane gazaoui atteint son but : la prison en Israël

L'homme est accusé d'avoir brûlé une serre, mais il avait tenté plusieurs fois de s'infiltrer en Israël, dans l'espoir de fuir Gaza, mais y avait été renvoyé

Une serre incendiée par un Palestinien entré en Israël, le 9 novembre 2018 (Capture d'écran)
Une serre incendiée par un Palestinien entré en Israël, le 9 novembre 2018 (Capture d'écran)

Un Palestinien de la bande Gaza qui s’est infiltré en Israël et a incendié une serre au début du mois a été mis en accusation lundi pour incendie, infiltration illégale et fourniture de faux renseignements.

Selon l’acte d’accusation, le suspect a illégalement franchi la frontière pour entrer en Israël à sept reprises depuis 2012, uniquement dans le but de se faire écrouer en Israël. A chaque occasion, il a été arrêté par les forces de sécurité israéliennes et renvoyé à Gaza.

Le soir du 9 novembre, l’homme a franchi la frontière par le nord de Gaza et mis le feu à une serre du moshav Netiv Ha’asara. Le feu s’est propagé vers un entrepôt voisin, causant des dégâts évalués à plusieurs centaines de milliers de shekels.

L’armée israélienne pensait d’abord que la serre, située dans la région du conseil régional d’Ashkelon, avait été incendiée par une torche lancée par les soldats qui cherchaient l’homme, qu’ils avaient vu traverser la clôture. Cependant, après l’interrogatoire, le suspect a déclaré au Shin Bet qu’il avait allumé ce feu.

L’acte d’inculpation indique que l’homme a déclaré aux enquêteurs qu’il avait été mandaté par un groupe salafiste à Gaza pour déclencher cet incendie, afin d’aider le Hamas dans sa guerre contre Israël. Le Shin Bet a jugé cette affirmation fausse.

Israël arrête régulièrement des Gazaouis qui s’infiltrent en Israël. Pour la plupart, ils cherchent à fuir l’enclave appauvrie. Dans certains cas, ils transportent des armes simples, dans le but de se faire accuser et d’être incarcérés en Israël, plutôt que d’être renvoyés à Gaza, où ils s’exposent à des sanctions de la part du groupe terroriste palestinien du Hamas, qui contrôle l’enclave.

Les manifestants près de la frontière de la bande de Gaza à Khan Younès, au sud de l’enclave, le vendredi 19 octobre 2018 (Crédit : AP Photo/Adel Hana)

La serre a été incendiée durant les émeutes contre Israël le long de la frontière – 12 000 Gazaouis ont pris part à cette émeute – alors que les tensions dans la région reprenaient après une brève accalmie.

Les médias avaient indiqué à l’époque que des émeutiers palestiniens avaient lancé plusieurs explosifs en direction des soldats israéliens, et deux hommes avaient tenté de franchir la clôture avant de battre en retraite.

L’armée avait riposté avec des gaz lacrymogènes et des dispositifs anti-émeute. Au moins un Palestinien avait été tué et 37 avaient été blessés, selon le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas.

Israël a accusé le Hamas et d’autres groupes terroristes d’instrumentaliser ces émeutes pour couvrir des attaques contre des soldats ou s’infiltrer dans des communautés israéliennes frontalières.

L’incident a suscité une condamnation générale sur le fait que le Gazaoui soit parvenu à atteindre la serre, située près d’une région peuplée.

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