Après l’avertissement de la Cour suprême, le cabinet nomme 5 ministres
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Après l’avertissement de la Cour suprême, le cabinet nomme 5 ministres

Le vote a eu lieu après le refus répété de Netanyahu de pourvoir les postes, dans le but d'empêcher la nomination de Gantz, de Kakhol lavan, au poste de ministre de la Justice

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Une réunion du cabinet du nouveau gouvernement au Chagall State Hall de la Knesset à Jérusalem, le 24 mai 2020. (Abir Sultan/Pool/AFP)
Une réunion du cabinet du nouveau gouvernement au Chagall State Hall de la Knesset à Jérusalem, le 24 mai 2020. (Abir Sultan/Pool/AFP)

Le cabinet a approuvé lundi la nomination d’une série de postes ministériels, après une bagarre avec la Cour suprême la semaine dernière, qui a vu les juges geler la nomination d’un fidèle du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu au poste de ministre de la Justice, en violation des accords de coalition avec le parti Kakhol lavan.

Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, les ministres, lors d’une réunion vidéo, ont voté en faveur de la nomination d’Eitan Ginzburg, de Kakhol lavan, au poste de ministre des Communications, de Chili Tropper, ministre de la Culture et des Sports, au poste de ministre des Sciences et de la Technologie, et de Michael Biton, ministre des Affaires stratégiques, à la tête du ministère de l’Égalité sociale.

En outre, le ministre de l’Education du Likud, Yoav Gallant, a été nommé ministre de l’Enseignement supérieur et le ministre de l’Energie, Yuval Steinitz, a été nommé ministre des Ressources en eau.

Les ministères ont été vacants à la suite de la démission de ministres ces derniers mois, alors que le gouvernement sombrait avant les élections du 23 mars.

Eitan Ginzburg, député du parti Kakhol lavan, à la Knesset, le 29 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Depuis qu’ils sont devenus inoccupés, Netanyahu a résisté à plusieurs reprises aux appels à pourvoir les ministères avec des remplaçants permanents, dans une tentative apparente d’empêcher la nomination du leader de Kakhol lavan, Benny Gantz, comme ministre de la Justice.

Dans le cadre de l’accord de coalition entre Gantz et Netanyahu l’année dernière, le poste de ministre de la Justice était réservé aux membres du bloc dirigé par Kakhol lavan. Avi Nissenkorn a occupé ce poste jusqu’à ce que des élections soient convoquées à la fin de l’année dernière, date à laquelle il a démissionné pour se présenter sur la liste d’un autre parti. Gantz, également ministre de la Défense, a ensuite occupé le poste à titre intérimaire jusqu’à l’expiration de son mandat temporaire le mois dernier.

Après avoir été averti à plusieurs reprises par la Cour suprême que le gouvernement devait nommer un ministre de la Justice permanent et pourvoir les autres ministères vacants, M. Netanyahu a brièvement imposé la semaine dernière la nomination d’Ofir Akunis, du Likud, au poste de ministre de la Justice, malgré les objections du procureur général, qui a déclaré que cette mesure était illégale.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le ministre de la Défense Benny Gantz, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 21 juin 2020. (Marc Israel Sellem/POOL)

Le Premier ministre est rapidement revenu sur sa position après l’intervention de la Cour suprême.

Annonçant à la Cour qu’il avait accepté que Gantz devienne ministre de la Justice – ce qui a fait l’objet d’un vote mercredi soir dernier – Netanyahu a également déclaré qu’il comblerait les autres postes ministériels vacants lors de la réunion du cabinet de cette semaine. Cependant, le Premier ministre a annulé la réunion prévue dimanche, le pays observant une journée de deuil pour les 45 personnes tuées dans la tragédie du mont Meron.

Les critiques ont accusé Netanyahu de bloquer la nomination de Gantz afin d’exercer une pression sur le ministère de la Justice dans le but d’influencer son procès pénal en cours.

Netanyahu, qui fait l’objet d’un procès pour corruption, fraude et abus de confiance, s’est déchaîné contre le système judiciaire, la police, l’opposition de gauche et les médias, les accusant de conspirer pour l’écarter du pouvoir. Il nie tout acte répréhensible.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

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