Netanyahu s’incline et nomme Gantz ministre de la Justice par intérim
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Netanyahu s’incline et nomme Gantz ministre de la Justice par intérim

Le Premier ministre semble vouloir mettre fin à la crise avant la décision de la Haute Cour, mais maintient que l'élection d'Akunis était légale malgré l'objection de Mandelblit

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le ministre de la Défense Benny Gantz. (Yonatan Sindel, David Cohen / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le ministre de la Défense Benny Gantz. (Yonatan Sindel, David Cohen / Flash90)

Après avoir insisté sur le fait que le vote d’hier en faveur de la nomination d’Ofir Akunis au poste de ministre de la justice était légal, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a semblé faire marche arrière et a accepté de nommer Benny Gantz ministre de la Justice par intérim pour la durée du gouvernement de transition.

La Haute-cour de justice a temporairement gelé la nomination du député Ofir Akunis au poste de ministre de la Justice après que le cabinet – dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu — a ouvertement défié les mises en garde lancées par le Procureur-général, qui avait averti que cette désignation était illégale.

Le tribunal a rendu son jugement moins de deux heures après une audience consacrée à la nomination d’Akunis, qui avait été approuvée dans la journée de mardi malgré les objections virulentes du procureur-général Avichai Mandelblit au cours d’une réunion du cabinet qui a rapidement tourné à la foire d’empoigne.

Gantz souhaitait obtenir ce poste à temps plein, mais jusqu’à présent, Netanyahu s’était opposé à ce qu’il devienne ministre de la Justice.

Le bureau de Netanyahu a déclaré que « après que ses offres de compromis ayant été une fois de plus rejetées ce matin, et pour sortir de l’impasse et permettre l’activité nécessaire du ministère de la Justice, le Premier ministre a décidé de nommer Benny Gantz ministre de la Justice dans un gouvernement de transition. »

Le communiqué indique que Netanyahu soumettra la question à l’approbation du cabinet dans la journée.

Ofir Akunis arrive pour une réunion du Likud à Jérusalem, le 28 mai 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’annonce a eu lieu quelques minutes après que Netanyahu a t soumis sa réponse à la Haute Cour de justice concernant la validité de la nomination d’Akunis, affirmant que le vote du cabinet sur la question était légal malgré l’insistance de Mandelblit sur le fait qu’il violait des clauses juridiquement contraignantes de l’accord de coalition.

Dans une réponse déposée par son avocat David Peter, Netanyahu a fait valoir qu’il était autorisé à nommer un ministre de la Justice et que la Cour et le procureur général ne constituent pas un « super-gouvernement ». Il a déclaré que la Cour « bloquait la nomination d’un ministre essentiel et menait le système dans une impasse ».

Après la réunion du cabinet de mardi, les juges de la Haute Cour ont décidé qu’Akunis ne pouvait pas occuper le poste de ministre de la Justice jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise et ont déclaré que le poste resterait vacant dans l’intervalle.

Après la volte-face du Premier ministre, le parti Kakhol lavan a déclaré dans un tweet qu’il « continuera à sauvegarder la démocratie. »

Après la volte-face du Premier ministre, le parti Kakhol lavan a déclaré dans un tweet qu’il « continuera à sauvegarder la démocratie. »

Kakhol lavan s’est targué d’avoir déjoué un complot – surnommé le « plan d’avril » – de Netanyahu visant à licencier des ministres de centre-gauche et à prendre le contrôle du gouvernement de partage du pouvoir.

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