Après les roquettes de la nuit, les écoles du sud d’Israël rouvrent normalement
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Après les roquettes de la nuit, les écoles du sud d’Israël rouvrent normalement

Le chef des autorités locales dit qu'il est favorable à une riposte plus dure de Tsahal aux attaques de cerfs-volants de Gaza, exige "plus aucune roquette... Plus aucun incendie"

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un démineur déterre une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des localités de la région d'Eshkol, près d'un jardin d'enfants, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)
Un démineur déterre une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l'une des localités de la région d'Eshkol, près d'un jardin d'enfants, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d'Eshkol)

Les écoles du sud d’Israël ont ouvert comme d’habitude mercredi matin, après une « nuit blanche » due à des dizaines d’attaques à la roquette et au mortier depuis la bande de Gaza, dont une qui a frappé juste devant un jardin d’enfants, ont déclaré des responsables locaux.

« Les cours dans les établissements d’enseignement se déroulent comme d’habitude. Les coordinateurs de sécurité des différentes localités [de la région] accompagneront les bus des élèves jusqu’aux écoles », a déclaré une porte-parole de la région d’Eshkol, la région la plus durement touchée par les roquettes.

Bien que les écoles aient ouvert leurs portes comme d’habitude, les activités de la journée ont été modifiées à la lumière des attaques palestiniennes d’avant l’aube et des contre-attaques de l’armée israélienne à Gaza.

« Les cours vont tenir compte des événements de la nuit. Le personnel enseignant s’adressera aux élèves et tentera d’identifier les éventuels problèmes », a-t-elle ajouté.

Mardi, vers minuit, des avions de chasse israéliens ont bombardé trois positions du Hamas dans la bande de Gaza en réponse à de nombreuses attaques d’engins incendiaires lancés par les Gazaouis plus tôt dans la journée.

Une explosion vue depuis la ville de Rafah dans le sud de la bande de Gaza après une frappe aérienne des forces israéliennes en riposte aux attaques à la roquette des groupes terroristes palestiniens de l’enclave côtière, le 20 juin 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Quelques minutes plus tard, les Palestiniens de la bande de Gaza ont tiré une première salve de roquettes sur le sud d’Israël, déclenchant des sirènes dans toute la région et envoyant des milliers de personnes dans des abris anti-aériens.

Au cours des quatre heures qui ont suivi, quelque 45 roquettes et obus de mortier ont été tirés sur le sud d’Israël, dont au moins six ont explosé à l’intérieur des localités, causant des dégâts, mais sans faire de blessés. L’une d’entre elles a explosé juste devant un jardin d’enfants dans la région d’Eshkol.

Sept projectiles ont été interceptés par le système de défense antimissile Dôme de fer, et trois d’entre eux n’ont pas atteint la frontière et ont atterri à l’intérieur de Gaza, selon l’armée. Les autres sont apparemment tombés en terrain vague.

C’était la deuxième fois en moins d’un mois qu’un jardin d’enfants israélien a été frappé lors d’une attaque depuis la bande de Gaza. Le 29 mai, un obus de mortier tiré par l’organisation terroriste palestinienne du Jihad islamique a explosé sur un arbre dans la cour d’un jardin d’enfants, causant des dégâts, mais aucun blessé, car le bâtiment était vide à ce moment-là.

Une roquette tirée depuis Gaza qui a atterri dans l’une des localités de la région d’Eshkol le 20 juin 2018. (Eshkol Security)

Mercredi matin, Gadi Yarkoni, le chef de la région d’Eshkol, a félicité Tsahal pour avoir effectué les premières frappes aériennes en réponse aux incendies criminels de Gaza.

« Les habitants d’Eshkol ont passé une nuit blanche la nuit dernière », a dit M. Yarkoni. « Nous soutenons Tsahal pour sa réponse au terrorisme des cerfs-volants, qui nuisent à notre mode de vie. Et nous espérons que l’armée israélienne continuera à faire en sorte que le calme revienne dans la région, qu’il n’y ait plus de roquettes lancées sur nos villages et nos maisons et que nos champs ne soient plus incendiés ».

Un démineur tient entre les mains une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans la rue de l’une des localités de la région d’Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Police israélienne)

Selon la porte-parole d’Eshkol, au moins cinq roquettes ou obus ont atterri à l’intérieur des communes de la région, causant des dégâts aux bâtiments et aux voitures.

L’armée estime que le Hamas, qui dirige Gaza, est à l’origine des attaques à la roquette et au mortier, mais elle enquête pour voir si d’autres organisations terroristes étaient impliquées, comme le Jihad islamique palestinien soutenu par l’Iran, qui a mené à plusieurs reprises des attaques contre Israël depuis la bande de Gaza.

« Ce qui compte le plus, c’est que le Hamas est responsable », a déclaré le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de Tsahal, se référant au fait que l’organisation terroriste contrôle l’enclave.

En représailles, l’armée israélienne a effectué plusieurs autres raids aériens dans la bande de Gaza, frappant plus de 20 positions du Hamas – en plus du raid précédent en riposte aux attaques de cerfs-volants de mardi.

Conricus a indiqué qu’il s’agissait notamment d’une attaque contre un centre d’entraînement souterrain du Hamas, où sont formés des terroristes sur l’utilisation des tunnels.

Un Palestinien masqué lance un ballon chargé de matières inflammables en direction d’Israël depuis la ville de Rafah, au sud de Gaza, le 17 juin 2018. (AFP Photo/Said Khatib)

Le Hamas a accusé Tsahal de vouloir « changer les règles du combat » en adoptant la politique consistant à mener des frappes sur ses installations en réponse aux incendies criminels déclenchés depuis la bande de Gaza.

Tout au long de la journée de mardi, les Palestiniens de la bande de Gaza ont fait voler de nombreux cerfs-volants et ballons incendiaires vers le sud d’Israël, provoquant une vingtaine de feux de broussailles, selon des responsables israéliens.

Ce type d’incendie criminel par voie aérienne s’est produit quotidiennement au cours des dernières semaines, déclenchant des centaines d’incendies qui ont brûlé des milliers d’hectares de terre dans le sud d’Israël.

L’armée a d’abord essayé d’empêcher les Palestiniens de lancer des cerfs-volants et des ballons incendiaires en tirant des coups de semonce, mais cela n’a produit aucun résultat. En revanche, cette semaine, Tsahal a décidé de traiter les incendies criminels au même titre que les tirs de roquettes et a commencé à mener des frappes de représailles sur les positions du Hamas.

Vue d’une partie du territoire israélien incendié par des cerfs-volants et des ballons incendiaires lancés par des Palestiniens de Gaza depuis le 18 juin 2018. (Eshkol Security)

Cette nouvelle politique de raids aériens a également incité les Palestiniens à tirer des roquettes sur le sud d’Israël plus tôt cette semaine.

Tôt lundi matin, des terroristes ont tiré trois roquettes sur le sud d’Israël, quelques heures après que des avions israéliens ont touché un certain nombre de cibles dans l’enclave côtière en réponse à de nombreux incendies criminels perpétrés par des Palestiniens la veille, a déclaré l’armée.

L’armée a déclaré que deux des roquettes sont tombées à l’intérieur d’Israël, tandis que la troisième semblait ne pas avoir passé la frontière.

Une explosion à Gaza City après une frappe aérienne d’Israël, le 18 juin 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS)

Cette dernière série de frappes mutuelles menace de mettre fin à un cessez-le-feu tacite qui se maintient en grande partie depuis cette fameuse journée de la fin mai où le Hamas, le Jihad islamique palestinien et de petits groupes terroristes de la bande de Gaza ont lancé environ 200 roquettes et obus de mortier sur le sud d’Israël. En représailles, l’armée israélienne a bombardé plus de 65 cibles dans la bande de Gaza appartenant au Jihad islamique et au Hamas.

Mercredi, Conricus a déclaré que l’armée était déterminée à empêcher les incendies criminels et toute autre violence contre les Israéliens par des groupes terroristes de Gaza.

« Bien que nous ne recherchions pas l’escalade, nous n’hésiterons pas à utiliser tous les moyens à notre disposition », a-t-il affirmé.

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