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Argentine: un proche de Milei critiqué pour sa jeunesse pro-nazie

Le Forum argentin contre l'antisémitisme a exprimé son "inquiétude et son rejet", face à une nomination qui représente "un affront direct à l'esprit démocratique et pluriel de notre pays"

Image diffusée par l'agence de presse Telam montrant l'avocat et ancien juge Rodolfo Barra s'exprimant contre la dépénalisation de l'avortement lors d'une séance plénière des députés à Buenos Aires le 10 avril 2018. (Crédit :  Osvaldo FANTON / TELAM / AFP)
Image diffusée par l'agence de presse Telam montrant l'avocat et ancien juge Rodolfo Barra s'exprimant contre la dépénalisation de l'avortement lors d'une séance plénière des députés à Buenos Aires le 10 avril 2018. (Crédit : Osvaldo FANTON / TELAM / AFP)

Un ancien ministre argentin, nommé dans l’équipe du futur président Javier Milei à un poste de haut procureur, était lundi sous le feu des critiques pour ses penchants de jeunesse pro-nazis, dont il s’est défendu en évoquant une « folie d’adolescent ».

Rodolfo Barra, 75 ans, a été nommé vendredi procureur général auprès du Trésor, poste de contrôle de légalité, de conseil et défense de l’Etat et de l’administration dans des affaires économiques. Il s’agit d’un poste clef dans le cadre d’une réforme de l’Etat envisagée par le président ultralibéral élu.

M. Barra, juriste réputé, a été juge à la Cour suprême et a occupé diverses fonctions dans des gouvernements des années 90. Il a notamment été ministre de la Justice en 1994-96 sous la présidence péroniste libérale de Carlos Menem.

Il avait finalement présenté sa démission de ce poste, déjà à l’époque à cause de la polémique liée à son appartenance de jeunesse à un mouvement nationaliste aux sympathies nazies, actif dans les années 55-60, le Mouvement nationaliste Tacuara. Il s’en était alors excusé.

Depuis sa désignation vendredi, plusieurs organisations où élus d’opposition ont protesté ou demandé au futur exécutif de reconsidérer cette nomination.

Le Forum argentin contre l’antisémitisme a exprimé son « inquiétude et son rejet », face à une nomination qui représente « un affront direct à l’esprit démocratique et pluriel de notre pays ».


Le candidat argentin à la présidentielle de l’alliance La Libertad Avanza, Javier Milei, salue ses partisans après avoir remporté le second tour de l’élection présidentielle au siège de son parti à Buenos Aires le 19 novembre 2023. (Crédit : Luis ROBAYO / AFP)

La Délégation des associations israélites argentines (DAIA) a, dans un communiqué plus mesuré, pris acte du fait que M. Barra « a dans les années 90 présenté à la DAIA ses excuses pour son comportement et ses manifestations horribles lorsqu’il était jeune ».

La DAIA « sera présente pour garantir le respect de la loi et que celle-ci soit respectée, peu importe qui gouverne », poursuit le collectif de la plus importante communauté juive d’Amérique du Sud (250.000 environ).

« J’avais 15, 16, 14 ans, j’étais un adolescent, un adolescent en manque de maturité, de connaissances. Beaucoup à cet âge adolescent font des choses folles, et j’ai fait cette folie. D’autres, à un âge plus avancé, ont été des terroristes », s’est défendu M. Barra samedi sur la chaîne LN+, présentant ses excuses « comme d’autres peuvent s’excuser pour tant de choses qu’on fait à l’adolescence ».

La presse rappelait aussi ce week-end les positions passées de Rodolfo Barra contre l’avortement, au moment des débats parlementaires qui ont mené à sa légalisation en Argentine, en 2021.

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