Armée : Les enfants à Gaza reçoivent 300 shekels si blessés aux manifestations
Rechercher

Armée : Les enfants à Gaza reçoivent 300 shekels si blessés aux manifestations

L'armée israélienne indique que ses soldats voient le Hamas envoyer des enfants dès l'âge de 8 ans en première ligne lors de manifestations violentes

Des manifestants palestiniens brûlent des pneus près de la frontière entre Gaza et Israël, à l'est de la ville de Gaza, lors de manifestations contre l'inauguration de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem, le 14 mai 2018. (AFP Photo/Mahmud Hams)
Des manifestants palestiniens brûlent des pneus près de la frontière entre Gaza et Israël, à l'est de la ville de Gaza, lors de manifestations contre l'inauguration de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem, le 14 mai 2018. (AFP Photo/Mahmud Hams)

Les forces de sécurité israéliennes ont récemment remarqué que le Hamas envoyait des enfants d’à peine huit ans sur les premières lignes des manifestations le long de la frontière entre Gaza et Israël, a déclaré jeudi l’armée israélienne.

Ils ont également entendu récemment des agents non identifiés par haut-parleurs promettant aux enfants à la frontière 300 shekels (75 euros) s’ils se font blesser, a déclaré l’armée, confirmant un précédent reportage non sourcé de la chaîne publique Kan.

Un responsable du Hamas à Gaza n’a pas répondu à une demande de commentaires sur la question de savoir si l’organisation terroriste avait envoyé des enfants aussi jeunes que huit ans en premières lignes des manifestations. Il n’a pas non plus répondu si elle avait promis de l’argent aux enfants pour les blessures subies.

Depuis le 30 mars, l’organisation terroriste du Hamas, les factions politiques palestiniennes, les groupes de la société civile et d’autres organisent des manifestations hebdomadaires dans la région frontalière, qui ont donné lieu à de nombreux actes de violence, notamment des jets de pierres et de cocktails Molotov ainsi que le sabotage de la clôture de sécurité entre Israël et Gaza.

Ils ont fait valoir que les manifestations visaient à obtenir le retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants sur des terres qui font maintenant partie d’Israël, et à faire pression sur l’État juif pour qu’il lève ses restrictions à la circulation des personnes et des biens à l’intérieur et à l’extérieur de l’enclave côtière.

Les responsables israéliens considèrent que le retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants détruirait le caractère juif d’Israël. Ils maintiennent également que les restrictions à la liberté de circulation sont en place pour empêcher le Hamas et d’autres groupes terroristes de faire entrer clandestinement des armes dans la bande de Gaza.

Des manifestants palestiniens courent vers la clôture le long de la frontière avec Israël, à l’est de la ville de Gaza, le 15 février 2019. Un véhicule militaire israélien se trouve de l’autre côté de la clôture. (Saïd Khatib/AFP)

Le Hamas, qui a pris par la violence le contrôle de Gaza en 2007 aux mains de l’Autorité palestinienne dominée par le Fatah, est une organisation terroriste qui vise à détruire Israël.

Hazem Qassim, un porte-parole du Hamas, a déclaré en avril 2018 que l’organisation terroriste avait versé respectivement 200 dollars et 500 dollars aux Palestiniens modérément et gravement blessés dans les manifestations. Toutefois, Qassim n’a pas précisé à l’époque si le Hamas continuerait de payer les Palestiniens blessés.

Depuis que ces manifestations ont commencé l’année dernière, quelque 3 000 enfants ont été blessés lors de ces manifestations, a déclaré un responsable du ministère de la Santé dirigé par le Hamas lors d’un appel téléphonique.

Au cours de la semaine dernière, de nombreux enfants palestiniens ont été blessés lors d’affrontements nocturnes avec les forces de sécurité israéliennes, a ajouté le responsable.

Le 10 février, après des mois d’inactivité, des groupes de jeunes Palestiniens ont recommencé à venir de nuit affronter Tsahal dans la région frontalière.

Les groupes qui opèrent la nuit ont brûlé des pneus, déclenché des engins explosifs, braqué des lasers sur les soldats israéliens de l’autre côté de la frontière pour les aveugler, et tenté de franchir la clôture de sécurité.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...