Ashton Carter : L’accord sur le nucléaire iranien renforce l’option militaire
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Ashton Carter : L’accord sur le nucléaire iranien renforce l’option militaire

"L'accord ne prend pas en compte les nombreuses activités néfastes de l'Iran dans la région", a reconnu le chef du Pentagone

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter s'adressant aux médias dans un avion militaire, le 19 juillet 2015, en route vers Tel Aviv, (Crédit : AFP PHOTO / POOL / CAROLYN Kaster)
Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter s'adressant aux médias dans un avion militaire, le 19 juillet 2015, en route vers Tel Aviv, (Crédit : AFP PHOTO / POOL / CAROLYN Kaster)

L’accord international sur le programme nucléaire iranien renforce la possibilité pour les Etats-Unis d’intervenir militairement si jamais Téhéran cherchait à se doter de la bombe atomique, a estimé vendredi le chef du Pentagone Ashton Carter.

« La réalité est que n’importe quelle option militaire, quelle qu’elle soit, sera plus efficace avec cet accord, et non moins », a estimé le ministre dans une tribune publiée dans le quotidien USA Today.

L’Iran aura en effet « un programme nucléaire civil plus petit et plus concentré » du fait de l’accord signé mi-juillet entre Téhéran et les grandes puissances mondiales, a souligné M. Carter.

Et le dispositif de vérification prévu dans l’accord « nous donnera davantage d’informations pour planifier » une éventuelle opération militaire, a-t-il ajouté.

L’administration Obama doit batailler ferme pour convaincre l’opinion américaine et le Congrès du bien fondé de l’accord scellé à Vienne le 14 juillet dernier.

Elle sait depuis mercredi qu’elle devrait pouvoir compter sur suffisamment de sénateurs pour empêcher le Congrès de torpiller l’accord.

« L’accord ne prend pas en compte les nombreuses activités néfastes de l’Iran dans la région », a par ailleurs reconnu M. Carter.

« Mais parce qu’il n’impose aux Etats-Unis aucune restriction militaire, il ne diminuera pas (…) le travail important de nos militaires pour contenir ces activités déstabilisatrices » de l’Iran et pour « soutenir nos amis du Moyen-Orient », a-t-il souligné.

Barack Obama reçoit vendredi à Washington le roi Salmane d’Arabie saoudite, l’un des pays très inquiets des conséquences de l’accord avec l’Iran sur l’équilibre régional.

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