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Assad accuse Israël de faire la guerre à la Syrie via les rebelles

Le dictateur affirme que l'État juif soutient les intermédiaires « terroristes » dans le cadre d'une campagne militaire pour le renverser

Le président syrien Bashar el-Assad, dans son bureau à Damas, le 12 février 2016.(Crédit : Joseph Eid/AFP)
Le président syrien Bashar el-Assad, dans son bureau à Damas, le 12 février 2016.(Crédit : Joseph Eid/AFP)

Le président syrien Bashar el-Assad a accusé Israël de soutenir les « terroristes » qui se battent contre le régime syrien dans le cadre de la guerre en cours entre les deux pays.

Dans une interview accordée à un journal croate et publié en anglais jeudi par l’agence de presse officielle syrienne SANA, Assad a déclaré que si les armées israéliennes et syriennes ne se battaient pas directement, le « soutien d’Israël aux groupes qui luttent contre son régime » équivalait à une guerre entre les deux pays.

« L’inquiétude suscitée par une guerre est irréaliste, car la réalité est que nous vivons cette guerre. Mais pour ce qui est de l’appeler une guerre israélo-syrienne, vous pouvez supposer dans tous les cas que ces terroristes se battent pour Israël », a-t-il déclaré.

« C’est une guerre qui a pris une nouvelle forme et qui utilise de nouveaux instruments, a-t-il déclaré. Même s’ils ne sont pas une armée israélienne classique, ils se battent encore pour Israël », a-t-il ajouté.

Assad et d’autres fonctionnaires syriens ont accusé à maintes reprises Israël de travailler de concert avec les groupes rebelles, en citant des frappes sur les cibles du régime. Israël est resté à l’écart de la guerre syrienne, mais a déclaré qu’il avait mené des frappes aériennes pour mettre fin au transfert d’armes au Hezbollah, et qu’il a frappé des positions du régime en réponse à tirs de mortiers et des armes légères au-delà de la frontière, qu’importe leur source.

Les combattants de l'opposition conduisant un char dans une zone tenue par les rebelles de la ville syrienne de Daraa, lors de nouveaux affrontements avec des partisans du régime le 10 mai 2016 (Crédit : AFP Photo / Mohamed Abazeed)
Les combattants de l’opposition conduisant un char dans une zone tenue par les rebelles de la ville syrienne de Daraa, lors de nouveaux affrontements avec des partisans du régime le 10 mai 2016 (Crédit : AFP Photo / Mohamed Abazeed)

Néanmoins, Assad a déclaré qu’Israël travaillait conjointement avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar etc., car « ils partagent tous le même objectif », la défaite du dictateur syrien.

« Techniquement, notre victoire sur les terroristes est une victoire sur tous ces états rassemblés. C’est pourquoi Israël fait de son mieux pour soutenir ces terroristes partout où l’armée syrienne avance », a-t-il déclaré.

Dans l’interview publiée jeudi, Assad n’a pas abordé l’attaque aux armes chimiques sur le village rebelle de Khan Sheikhoun en Syrie mardi, au cours de laquelle au moins 72 personnes ont été tuées, dont 20 enfants.

Les États-Unis et l’Union européenne ont accusé Assad d’être responsable de l’attaque, tout comme le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, bien que l’armée syrienne a démenti l’utilisation d’armes chimiques, comme l’a dit sa Russie patronale, en disant qu’il « ne les a jamais utilisés, n’importe quand, n’importe où, et ne le fera pas dans le futur ».

Une affiche géante de Bashar el-Assad et de Vladimir Poutine à Alep, le 9 mars 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)
Une affiche géante de Bashar el-Assad et de Vladimir Poutine à Alep, le 9 mars 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Assad a également déclaré que s’il ne prédit pas une victoire pour son régime et ses soutiens russes et iraniens cette année, il pense que l’élan est de leur côté.

« Bien sûr, les choses prennent une meilleure direction, comme je l’ai dit, pas dans l’intérêt des terroristes, mais dans l’intérêt du peuple syrien, mais la guerre est imprévisible », a-t-il déclaré.

« Nous avons un grand espoir, un espoir grandissant, qui repose sur la confiance, car sans confiance il n’y aurait aucun espoir. »

Il a également déclaré qu’il estimait devoir gagner ce conflit.

« Nous n’avons pas d’autre option que celle de la victoire. Si nous ne gagnons pas cette guerre, cela signifie que la Syrie sera rayée de la carte. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire face à cette guerre, et c’est pourquoi nous sommes confiants, nous sommes persévérants et nous sommes déterminés. »

Des agences et l’équipe du Times of Israel ont contribué à cet article.

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