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Yom HaZikaron

Au mont Herzl, Bennett évoque « la fin de l’ère de l’immunité » pour les terroristes

Alors que le pays honore les soldats tués au combat et les victimes du terrorisme, le Premier ministre a affirmé que les "guerres de clans" mettent en danger l’avenir d’Israël

Le Premier ministre Naftali Bennett dépose une couronne de fleurs lors de la cérémonie officielle du Jour du Souvenir, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 4 mai 2022. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Naftali Bennett dépose une couronne de fleurs lors de la cérémonie officielle du Jour du Souvenir, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 4 mai 2022. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Les dirigeants israéliens ont lancé, mercredi, de nouveaux appels à l’unité et mis en garde contre la menace de polarisation, alors que des commémorations de Yomù HaZikaron se sont tenues dans tout le pays en hommage aux soldats tombés au combat et aux victimes du terrorisme.

« Si nous ne sommes pas unis, nous n’existons pas. Nous n’avons pas d’avenir dans la rivalité, mais seulement en tant que nation diversifiée et unie », a déclaré le Premier ministre Naftali Bennett lors de la cérémonie officielle au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem. « Notre peuple aspire à l’unité. »

« Aujourd’hui plus que jamais, nous devons renforcer le tissu qui fait de nous une nation et prouver qu’il est possible d’agir ensemble en-dehors du champ de bataille », a-t-il ajouté, affirmant que la force d’Israël était son unité.

Le Premier ministre a ajouté qu’Israël devait se défendre contre des ennemis qui cherchaient à détruire le pays.

« La violence et le terrorisme ne sont pas des phénomènes naturels, ou consubstantiels à l’État d’Israël. Rien ne nous oblige à les accepter. Nous riposterons non seulement contre ceux qui nous attaquent frontalement, mais aussi contre ceux qui les instrumentalisent. C’en est terminé de l’immunité pour les auteurs de terrorisme », a-t-il déclaré.

Bennett a ensuite lancé un avertissement direct à l’Iran, évoquant un pays situé « à mille kilomètres à l’est d’ici » qui finance et soutient le terrorisme. « Il en paie déjà le prix, mais cela ne fait que commencer », a-t-il précisé.

Pendant que Bennett prenait la parole, la mère de Shir Hajaj, l’un des quatre soldats tués par un terroriste lors d’un attentat à la voiture bélier à Jérusalem en 2017, brandissait une pancarte protestant contre le gouvernement.

« Bennett, quiconque forme un gouvernement avec des soutiens du terrorisme n’est pas le bienvenu ici », pouvait-on lire sur la pancarte brandie par Merav Hajaj.

Selon le radiodiffuseur public Kan, des proches du lieutenant-colonel Emmanuel Moreno – un franco-israélien commando des forces spéciales et ancien camarade de Bennett, tué lors de la seconde guerre du Liban en 2006 – ont demandé à Hajaj de partir.

L’aile droite du gouvernement critique régulièrement la participation à la coalition de Raam, faction islamiste qu’ils qualifient de « soutien du terrorisme ». Le chef de Raam a pourtant dénoncé le terrorisme à plusieurs reprises et a souligné s’être également entretenu avec l’ex-Premier ministre, Benjamin Netanyahu, avant de rejoindre la coalition actuelle.

Lors d’un événement précédent au mont Herzl, le ministre de la Défense, Benny Gantz, a exhorté les dirigeants israéliens à accepter « avec compassion » les reproches des familles des soldats tués en défendant le pays.

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