Avec une visite en Israël, le Quartet vise à relancer les pourparlers de paix
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Avec une visite en Israël, le Quartet vise à relancer les pourparlers de paix

Des envoyés dialogueront directement avec les responsables israéliens et palestiniens pour trouver des "actions concrètes" pour une solution à deux Etats

Le secrétaire d'État américain John Kerry, la ministre israélienne de la Justice et négociatrice en chef Tzipi Livni et le négociateur en chef palestinien, Saeb Erekat, le 30 juillet 2013 (Crédit département d'Etat des Etats-Unis/domaine public)
Le secrétaire d'État américain John Kerry, la ministre israélienne de la Justice et négociatrice en chef Tzipi Livni et le négociateur en chef palestinien, Saeb Erekat, le 30 juillet 2013 (Crédit département d'Etat des Etats-Unis/domaine public)

Les représentants du Quartet pour le Moyen-Orient vont se rendre dans la région la semaine prochaine pour rencontrer les dirigeants israéliens et palestiniens et promouvoir de nouveaux efforts afin de relancer le processus de paix au point mort.
 
Les envoyés des États-Unis, de l’Union européenne, des Nations unies et de la Russie auront des entretiens directs avec des responsables à Jérusalem et à Ramallah et étudieront des « actions concrètes » qui sont « compatibles avec les accords préalables » afin de faciliter une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien, a indiqué le groupe.

Les rencontres viennent après que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ait déclaré la semaine dernière dans un discours à l’Assemblée générale des Nations unies que l’Autorité palestinienne cesserait de respecter les accords signés avec Israël, affirmant qu’Israël avait montré que, lui aussi, n’y était plus lié.

En marge des réunions de l’ONU, les membres du Quartet ont publié un long communiqué dans lequel ils ont souligné l’importance de l’Initiative de paix arabe de 2002 et celle d’un cadre régional pour travailler vers une solution globale à deux États.

La déclaration a souligné l’importance de la sensibilisation aux partenaires régionaux et internationaux, et des envoyés ont été chargés de présenter un rapport aux membres du Quartet – des envoyés de ses quatre membres : les États-Unis, la Russie, l’ONU et l’UE – sur la manière dont des partenaires potentiels pourraient contribuer à une résolution globale.

Dans le communiqué de la semaine dernière, le Quartet avait déclaré que des émissaires « vont dialoguer directement avec les parties en vue d’explorer des actions concrètes que les deux parties peuvent prendre pour démontrer leur engagement véritable à poursuivre une solution à deux Etats, notamment en encourageant les efforts visant à trouver un accord sur des mesures importantes, en conformité avec les accords antérieurs qui profitent aux Israéliens et aux Palestiniens ».

Les membres avaient indiqué dans le communiqué « que la menace de l’intensification du terrorisme, de l’extrémisme sectaire et de la radicalisation au Moyen-Orient renforce la nécessité de rechercher une solution négociée à deux Etats », et exprimé leur « profonde préoccupation » à propos de « la récente violence et l’escalade des tensions autour des sites saints à Jérusalem ».

Dans les jours suivants la rencontre à l’ONU, Israël et la Cisjordanie ont été secoués par une vague de violence, notamment une série d’attaques mortelles au couteau et par jets de pierres.

Les Palestiniens ont réagi violemment aux rumeurs selon lesquelles Israël avait cherché à restreindre les droits des musulmans au mont du Temple de Jérusalem, qui abrite la mosquée al-Aqsa, et de modifier les règles en vigueur qui interdisent aux juifs d’y prier.

Israël a maintes fois rejeté ces allégations, affirmant qu’il n’a pas l’intention de changer le statu quo sur le site ultra sensible, qui est saint pour les Juifs et les Musulmans.

Dans son communiqué, l’organisme international, dont l’objectif est de chercher les options multilatérales pour parvenir à la solution à deux Etats, avait appelé toutes les parties « à faire preuve de retenue, à s’abstenir de toute provocation et rhétorique, et à maintenir le status quo sur les Lieux saints dans les mots et dans la pratique. »

Raphaël Ahren a contribué à cet article.

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