Le Quartet appelle à une implication régionale pour stimuler les pourparlers de paix
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Le Quartet appelle à une implication régionale pour stimuler les pourparlers de paix

En marge de l'ONU, les 4 ministres des Affaires étrangères ont annoncé que des envoyés vont se tourner vers Israël et l'AP pour trouver des "actions concrètes"

Federica Mogherini, chef de la diplomatie étrangère de l'UE arrive pour la dernière session plénière dans le bâtiment des Nations unies à Vienne, en Autriche le 14 juillet 2015 (Crédit photo: Joe Klamar / AFP)
Federica Mogherini, chef de la diplomatie étrangère de l'UE arrive pour la dernière session plénière dans le bâtiment des Nations unies à Vienne, en Autriche le 14 juillet 2015 (Crédit photo: Joe Klamar / AFP)

NEW YORK – Des représentants du Quartet pour le Moyen-Orient ont indiqué mercredi soir qu’ils allaient intensifier leurs efforts pour faciliter une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien après une journée dans laquelle le débat sur le différend de longue date s’est deplacé à l’Organisation des Nations unies.

Après une réunion mercredi après-midi au siège de l’ONU, les membres du Quartuet ont publié un long communiqué dans lequel ils ont souligné l’importance de l’Initiative de paix arabe de 2002 et celle d’un cadre régional pour travailler vers une solution globale à deux États.

Dans le communiqué, le Quartet a déclaré que des émissaires « vont dialoguer directement avec les parties en vue d’explorer des actions concrètes que les deux parties peuvent prendre pour démontrer leur engagement véritable à poursuivre une solution à deux Etats, notamment en encourageant les efforts visant à trouver un accord sur des mesures importantes, en conformité avec les accords antérieurs qui profitent aux Israéliens et aux Palestiniens ».

Le communiqué a souligné l’importance d’impliquer les partenaires régionaux et internationaux, et les envoyés ont reçu l’instruction de présenter un rapport aux membres du Quartet – composé de quatre membres, les États-Unis, la Russie, l’ONU et l’UE – sur la manière dont les partenaires potentiels pourraient contribuer à une résolution globale.

Dans une tentative destinée à relancer une telle initiative à portée régionale, le Quartet tiendra ses propres consultations avec le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry, le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh, le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel al-Jubeir, et le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Elaraby.

La réunion a eu lieu en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, et y participaient le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la secrétaire d’Etat John Kerry et la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini, qui plus tard a rencontré Netanyahu.

Today at #UNGA Quartet Meeting on Middle East and then bilaterals with PM @netanyahu and @JohnKerry http://t.co/lqgSwNkl72

Posted by Federica Mogherini on Wednesday, 30 September 2015

Lors de sa réunion, le Quartet a réaffirmé son « engagement indéfectible à parvenir à une solution à deux Etats qui répond aux besoins de sécurité israéliens et aux aspirations des Palestiniens pour un Etat et la souveraineté, la fin de l’occupation qui a commencé en 1967 et la résolution de toutes les questions liées au statut permanent, afin de mettre fin au conflit ».

Les membres ont indiqué dans le communiqué « que la menace de l’intensification du terrorisme, de l’extrémisme sectaire et de la radicalisation au Moyen-Orient renforce la nécessité de rechercher une solution négociée à deux Etats », et exprimé sa « profonde préoccupation » à propos de « la récente violence et l’escalade des tensions autour des sites saints à Jérusalem ».

L’organisme international, dont l’objectif est de chercher les options multilatérales pour parvenir à la solution à deux Etats, a appelé toutes les parties « à faire preuve de retenue, à s’abstenir de toute provocation et rhétorique, et à maintenir le status quo sur les Lieux saints dans les mots et dans la pratique. »

Dans sa déclaration, les dirigeants ont également exprimé leur « grave préoccupation » que les tendances sur le terrain « mettent dangereusement en péril la viabilité d’une solution à deux Etats », citant la violence contre les civils des deux côtés du conflit, ainsi que l’activité de construction israélienne dans les implantations et de démolition de maisons palestiniennes.

Faisant écho à des affirmations antérieures, le communiqué a réaffirmé que « des actions unilatérales par l’une des parties ne peuvent pas préjuger de l’issue d’une solution négociée » – une référence généralement utilisée pour critiquer la construction en Cisjordanie par Israël comme une tentative d’empêcher la création d’un État palestinien contigu.

Cependant le Quartet a reconnu qu’Israël avait pris des mesures pour assouplir les restrictions en Cisjordanie et à Gaza, et que les changements de politique, en particulier dans la zone C, augmenteront la capacité de l’Autorité palestinienne à répondre aux défis économiques, sécuritaires et institutionnels.

Tout en soulignant que « l’engagement des Palestiniens à établir des institutions, améliorer la gouvernance et de s’opposer fortement à l’incitation et à la violence sous toutes ses formes demeure très important pour jeter les bases d’un État palestinien viable et indépendant vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec Israël », les membres du Quartet n’ont pas mentionné les mesures prises pour promouvoir ces objectifs.

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