Bar Refaeli accusée de « fraude fiscale, parjure et blanchiment d’argent »
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Bar Refaeli accusée de « fraude fiscale, parjure et blanchiment d’argent »

Selon un reportage télévisé, les procureurs ont aussi estimé que la top-model avait dit à tort ne pas vivre en Israël en 2009-2010 et omis de déclarer des cadeaux coûteux

La top-modèle israélienne Bar Refaeli, à Cannes en 2011 (Crédit : Shutterstock)
La top-modèle israélienne Bar Refaeli, à Cannes en 2011 (Crédit : Shutterstock)

Les lunettes de soleil de la supermodel israélienne Bar Rafaeli ont fait les gros titres lorsque le voyou hot Jeremy Meeks est devenu l’un des visages hot de Caroline Lemke en 2017.

Aujourd’hui, il se pourrait que les panneaux d’affichage israéliens aient finalement donné à voir les visages non pas d’un, mais de deux irrésistibles délinquants alors même que les procureurs se préparent à inculper le mannequin-star pour une série de délits fiscaux.

Selon la chaîne Hadashot, une audience devrait permettre bientôt aux procureurs d’accuser Refaeli de fraude fiscale, de parjure et de blanchiment d’argent.

Le reportage télévisé a affirmé que Refaeli avait menti lorsqu’elle avait déclaré vivre majoritairement à l’étranger et qu’elle n’a pas fait part aux autorités fiscales israéliennes de cadeaux coûteux et de rabais octroyés grâce à sa célébrité.

Au mois de juin dernier, Refaeli avait fait appel d’une facture importante qui lui avait été envoyée par l’Autorité chargée des impôts, qui avait déterminé qu’elle avait dissimulé des dizaines de millions de shekels de revenus dans plusieurs affaires d’évasion fiscale – notamment en clamant qu’elle ne vivait pas au sein de l’Etat juif en 2009 et 2010.

Refaeli avait affirmé que pendant cette période, elle avait vécu à l’étranger aux côtés de son petit ami de l’époque, Leonardo DiCaprio.

L’Autorité fiscale n’avait pas pour autant, semble-t-il, été troublée par cet argument, disant que dans la mesure où le couple ne s’était jamais marié et que la relation avait connu « des hauts et des bas » pendant toute sa durée, la demande d’exemption n’était pas valide.

Bar Refaeli et Leonardo DiCaprio (Capture d’écran YouTube)

Lorsque les enquêteurs ont vérifié ses affirmations sur une vie centrée aux Etats-Unis à l’époque, les autorités américaines ont révélé qu’elle était enregistrée dans le pays en tant que « non-résidente ». Les enquêteurs ont également établi que Refaeli ne possédait à ce moment-là aucun actif hors d’Israël et qu’elle n’avait loué aucune maison, ni même aucune voiture, à l’étranger.

Les autorités israéliennes ont expliqué qu’elle vivait, en fait, dans deux appartements luxueux de Tel Aviv qu’elle avait loués au nom de son frère et de sa mère.

Le quotidien économique Globes a annoncé que Refaeli avait admis avoir vécu dans les appartements. Interrogé, son comptable a dit ne pas savoir si quelqu’un d’autre avait payé la location pour elle. S’il l’avait su, a-t-il ajouté, il aurait dû prendre en compte cette location en tant qu’avantage imposable.

Ce serait Tzipi Refaeli, sa mère, qui aurait donné aux autorités la fausse information que sa fille vivait à l’étranger.

Une enquête sur les impôts de la star aurait également établi que Refaeli aurait obtenu un véhicule Range Rover en échange de publicité et d’événements de relations publiques en faveur du fabricant britannique de voitures. Elle aurait ultérieurement reçu une Lexus, inscrit au nom de l’importateur en tant que véhicule « de démonstration », mais qu’elle aurait utilisé.

Les enquêteurs ont également découvert que les fabricants avaient passé un contrat avec elle, selon lequel ils lui donnaient un véhicule, avec notamment une prise en charge des dépenses de maintenance, de réparations et de carburant. En échange, Refaeli avait fait la publicité de la voiture et s’était faite photographier dedans.

Les contrats auraient aussi stipulé que les parties conserveraient cet arrangement secret. La valeur imposable des avantages présentés par ces véhicules est estimée à des centaines de milliers de shekels.

Il y aurait eu d’autres avantages apportés par la célébrité de Refaeli.

Le dossier avait commencé au mois de décembre 2015 quand Refaeli avait été interrogée pendant 12 heures dans les bureaux de l’Autorité fiscale à Tel Aviv. Il lui avait été dit qu’elle était soupçonnée de ne pas avoir fait connaître la somme d’un million de shekels en avantages divers apportés par sa célébrité. Cette somme avait été ultérieurement revue à la hausse, atteignant des dizaines de millions de shekels.

Le top-model, devenu grâce à de nombreuses campagnes pour des entreprises diverses l’un des visages israéliens les plus connus sur la scène mondiale, est également l’un des piliers des sites internet people au sein de l’Etat juif comme aux Etats-Unis.

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