Belgique : feu vert à la remise d’un ex-cadre du parti néonazi grec Aube Dorée
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Belgique : feu vert à la remise d’un ex-cadre du parti néonazi grec Aube Dorée

"Le mandat d'arrêt européen a été déclaré exécutable" par la chambre du conseil du tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles

Ioannis Lagos, député grec, membre du parti néo-nazi Aube Dorée. (Crédit : Jébulon/Wikimedia)
Ioannis Lagos, député grec, membre du parti néo-nazi Aube Dorée. (Crédit : Jébulon/Wikimedia)

La justice belge a donné vendredi son feu vert à la remise aux autorités grecques d’un ex-cadre du parti néonazi Aube Dorée, Ioannis Lagos, condamné dans son pays à une peine de prison, mais la décision est encore susceptible d’appel, a annoncé le parquet de Bruxelles.

« Le mandat d’arrêt européen a été déclaré exécutable » par la chambre du conseil du tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles, indique le parquet dans un communiqué, précisant que le délai d’appel courait jusqu’à lundi inclus.

Ioannis Lagos, 48 ans, élu au Parlement européen en 2019 et dont l’immunité a été levée par cette assemblée, avait été arrêté le 27 avril à Bruxelles en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par Athènes fin 2020.

Lors de sa comparution le 28 avril devant un juge belge, il avait signifié son refus d’être extradé. Il a été placé en détention dans l’attente de la décision finale sur l’exécution du mandat d’arrêt, a rappelé vendredi une porte-parole du parquet jointe par l’AFP.

En octobre dernier, la justice grecque avait condamné M. Lagos à 13 ans et huit mois de prison ferme pour « direction d’une organisation criminelle », ce qui l’avait poussé à se réfugier en Belgique, selon des sources parlementaires.

Cet ancien cadre de la formation néo-nazie fait partie d’une cinquantaine de membres d’Aube Dorée condamnés en octobre à l’issue d’un procès marathon de cinq ans et demi.

Les dirigeants du parti avaient été mis en cause dans l’affaire du meurtre d’un musicien antifasciste, Pavlos Fyssas, en septembre 2013 près d’Athènes. Un temps en détention provisoire, M. Lagos avait été remis en liberté conditionnelle 18 mois plus tard dans l’attente de son procès.

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