Bennett à Tsahal: travaillez sur le projet d’une île artificielle autour de Gaza
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Bennett à Tsahal: travaillez sur le projet d’une île artificielle autour de Gaza

Le Premier ministre a donné son feu vert pour mettre en place un groupe d'étude sur le projet visant à améliorer les conditions de vie à Gaza

Naftali Bennett, le nouveau ministre de la Défense, rencontre le chef d'Etat Major de l'Armée Aviv Kohavi, le 13 novembre 2019. 
(Ariel Hermoni / Ministère de la Défense).
Naftali Bennett, le nouveau ministre de la Défense, rencontre le chef d'Etat Major de l'Armée Aviv Kohavi, le 13 novembre 2019. (Ariel Hermoni / Ministère de la Défense).

Le ministre de la Défense Naftali Bennett a apporté son soutien à l’initiative visant à construire un île artificielle portuaire au large de Gaza. Il a donné l’ordre à Tsahal de réaliser une étude de faisabilité du projet, a rapporté samedi la Douzième chaîne.

L’idée, qui avait été proposée par Israël Katz, alors ministre des Transports et des Renseignements en 2017, envisage la création d’une île artificielle de huit kilomètres carrés. L’île serait reliée à Gaza par une voie de cinq kilomètres qui pourrait, si nécessaire, être coupé de la terre ferme grâce à un pont-levis.

Le projet vise à améliorer les conditions de vie dans la bande de Gaza tout en conservant un contrôle sécuritaire d’Israël.

Gaza est sous un blocus imposé par Israël et l’Egypte après que le groupe terroriste du Hamas y a pris le pouvoir en 2007. Des officiels des Nations unies ont appelé à la levée du blocus, mais Israël maintient qu’il est nécessaire d’empêcher le Hamas, un groupe terroriste cherchant ouvertement à détruire Israël, d’obtenir des armes ou les matériaux nécessaires pour les fabriquer. Des groupes terroristes basés à Gaza et dirigés par le Hamas ont combattu trois guerres contre Israël depuis 2008.

Samedi, la Douzième chaîne a rapporté qu’après la récente élimination de Baha Abu al-Ata, un haut responsable du groupe terroriste du Jihad islamique, et le calme relatif dans Gaza depuis les récents épisodes de combat, desquels le Hamas s’est tenu à l’écart, Bennett avait donné l’instruction au chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi de mener une étude de faisabilité pour examiner la possibilité d’établir un aéroport sur l’île artificielle.

Selon la Douzième chaîne, Bennett voit le plan comme un moyen utile de gérer le Hamas en parvenant à un compromis. Il estime que cela facilitera les négociations pour le retour des prisonniers israéliens détenus dans Gaza.

L’annonce est intervenue après que des tirs ont été effectués sur Israël depuis la bande de Gaza, déclenchant des sirènes. Tsahal a alors riposté en menant des frappes aériennes contre le Hamas à Gaza.

De son côté, Katz, qui depuis est devenu ministre des Affaires étrangères, a dit avoir reçu le feu vert du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour former des équipes de travail commune entre les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et le Conseil National de Sécurité.

« Pendant des années, j’ai défendu l’idée d’une île artificielle comme une solution originale », a tweeté Katz samedi.

« Cette semaine, j’ai rencontré le ministre de la Défense Bennett qui, contrairement à ses prédécesseurs, a exprimé son soutien à l’initiative. J’ai tenu au courant le Premier ministre Netanyahu, et j’espère que nous pourrons faire avancer les choses ».

Le ministre des Transports Yisraël Katz devant une carte du réseau ferroviaire en projet le 5 avril 2017. (Miriam Alster/FLASH90)

Selon Katz, il faudrait cinq ans pour construire l’île. Elle disposerait d’usines de dessalement afin d’obtenir de l’eau potable, d’une centrale électrique, d’un port de marchandises et d’une zone pour stocker les conteneurs.

L’île serait financée à l’échelon international et Israël contrôlerait la sécurité autour et dans le port.

La proposition de Katz a fait l’objet d’une opposition forte de la part du ministre de la Défense de l’époque Avidgor Liberman, qui a bloqué l’initiative du cabinet pour construire une île en juin 2017. Plusieurs ministres, dont Bennett, étaient en faveur du projet, mais Liberman y était opposé pour des raisons de sécurité. Il ne pensait pas que les biens transitant par l’île pourraient être efficacement contrôlés afin de s’assurer qu’aucune arme ne soit importée au sein de Gaza.

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