Blocage d’un candidat : la commission électorale exige que Facebook s’explique
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Blocage d’un candidat : la commission électorale exige que Facebook s’explique

Le réseau social a suspendu Itamar Ben Gvir de l'Union des partis de droite pour avoir partagé une annonce jugée contraire aux règles communautaires

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Itamar Ben Gvir, candidat d'Otzma Yehudit, prend la parole devant la Commission centrale électorale pour les élections de la 21e Knesset lors d'un débat sur une requête pour sa disqualification et celle de Michael Ben Ari aux élections, le 6 mars 2019, à la Knesset. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Itamar Ben Gvir, candidat d'Otzma Yehudit, prend la parole devant la Commission centrale électorale pour les élections de la 21e Knesset lors d'un débat sur une requête pour sa disqualification et celle de Michael Ben Ari aux élections, le 6 mars 2019, à la Knesset. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

La commission centrale électorale a exigé jeudi que Facebook explique sa décision de bloquer le compte d’Itamar Ben Gvir, candidat du parti extrémiste Otzma Yehudit, sous la bannière de l’Union des partis de droite.

Le chef de la commission, Hanan Melcer, a donné au réseau social jusqu’à 17 heures pour donner une réponse concernant la décision, entrée en vigueur mercredi après-midi.

La publication qui a valu au candidat son exclusion du réseau social jusqu’après les élections du 9 avril pour « violation des règles communautaires » était une publicité d’Otzma Yehudit mettant en vedette ses meilleurs candidats, accompagnés d’un slogan indiquant qu’il peut bien y avoir « 1 000 terroristes morts, [mais] pas un seul cheveu de soldat de Tsahal ne sera touché. »

Itamar Ben Gvir, un avocat militant connu pour avoir représenté des individus soupçonnés de terrorisme juif, a adressé une requête à la commission centrale électorale lui demandant d’ordonner à Facebook de lever immédiatement cette interdiction.

Dans la requête, le candidat de l’Union des partis de droite a comparé la conduite du réseau social à « l’intervention d’un gouvernement étranger qui était tant redoutée en Israël. »

« Il est inconcevable que les propriétaires du réseau social puissent décider une semaine avant les élections de bloquer la liberté d’expression des candidats sans raison légale, » a-t-il écrit.

Parallèlement, l’Union des partis de droite a annoncé qu’elle publierait les déclarations du seul représentant restant d’Otzma Yehudit sur sa propre page Facebook.

Itamar Ben Gvir figure à la septième place de la liste de l’Union des partis de droite, un regroupement des partis HaBayit HaYehudi, Union nationale et Otzma Yehudit. Il est remonté d’une place le mois dernier lorsque la Cour suprême a interdit au président d’Otzma Yehudit, Michael Ben-Ari, de se présenter pour incitation au racisme. Itamar Ben Gvir avait alors demandé de remplacer Ben-Ari à la cinquième place sur la liste, mais la Haute Cour de justice a statué la semaine dernière que la loi électorale actuelle ne permet pas aux partis de modifier leur liste après la date limite de dépôt.

Avec cinq à sept sièges estimés dans les sondages, l’Union des partis de droite pourrait se retrouver sans un seul candidat Otzma Yehudit à la Knesset après les vives critiques reçues pour avoir accepté d’inclure ce parti d’extrême droite, sous l’influence du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Cependant, Bezalel Smotrich, le numéro 2 de la liste commune, a déclaré dans un enregistrement qui a fait l’objet d’une fuite mardi que Benjamin Netanyahu contribuera à faire en sorte que l’Union des partis de droite obtienne suffisamment de postes ministériels pour qu’Itamar Ben Gvir puisse entrer au Parlement.

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