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Bourla: le virus restera là des années, mais c’est peut-être la fin des restrictions

Selon le PDG de Pfizer, les rappels contre le coronavirus resteront nécessaires, mais la pilule anti-COVID "change tout"

Albert Bourla, PDG de Pfizer, prend la parole lors d'une cérémonie à Thessalonique, en Grèce, le 12 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/Giannis Papanikos, File)
Albert Bourla, PDG de Pfizer, prend la parole lors d'une cérémonie à Thessalonique, en Grèce, le 12 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/Giannis Papanikos, File)

Le patron de Pfizer Albert Bourla a déclaré lundi que, bien que le « scénario le plus probable » soit que le coronavirus circule encore pendant de nombreuses années, il pense que la vague actuelle d’infections sera la dernière à nécessiter des restrictions.

Bourla a accordé une interview à la chaîne française BFM TV à l’occasion de l’annonce d’un programme d’investissement de la société pharmaceutique en France.

Bourla a également vanté l’efficacité et la sécurité des vaccins, affirmant qu’il pensait que l’on continuera à avoir besoin de rappels.

« Il est important que les gens reçoivent les trois doses du vaccin Pfizer contre le coronavirus, et ils auront probablement besoin de rappels annuels, bien que les personnes immunodéprimées puissent en avoir besoin tous les quatre mois », a déclaré Bourla. « Les enfants doivent être vaccinés afin d’être protégés. Son efficacité chez les enfants est très, très, très bonne. »

Des flacons du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 20 décembre 2020. (Crédit : AP Photo / Ariel Schalit)

Bourla a également déclaré que la pilule anti-COVID de la société, Paxlovid, « change tout » et que c’est une nouvelle façon de combattre les maladies graves. Pfizer a déclaré en décembre que sa pilule Paxlovid réduisait de près de 90 % les hospitalisations et les décès chez les personnes vulnérables.

Dans l’interview, Bourla a déclaré que l’entreprise élaborait un plan qui impliquerait un investissement de 520 millions d’euros en France au cours des cinq prochaines années, qui comprendrait un partenariat avec la société française Novasep pour développer un traitement sous forme de pilule anti-COVID.

La France, comme de nombreux autres pays, est confrontée à un nombre record d’infections dues à la variante Omicron, hautement contagieuse.

Le Parlement français a approuvé dimanche une loi qui exclura les personnes non vaccinées de tous les restaurants, stades et autres lieux, mesure centrale des efforts du gouvernement pour protéger les hôpitaux au milieu de cette vague.

Le Paxlovid, médicament anti-COVID des laboratoires Pfizer. (Autorisation)

Le gouvernement du président français Emmanuel Macron espère que cette mesure sera suffisante pour limiter le nombre de patients qui remplissent les hôpitaux surchargés du pays sans avoir à recourir à un nouveau verrouillage.

Plus de 76 % des lits des unités de soins intensifs françaises sont occupés par des patients atteints du virus, pour la plupart non vaccinés, et quelque 200 personnes atteintes du virus meurent chaque jour. La France a enregistré plus de 2 800 cas positifs pour 100 000 personnes au cours de la semaine écoulée.

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