Bretagne : Une radio « antipass » pirate diffuse un vocable lié à la Shoah
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Bretagne : Une radio « antipass » pirate diffuse un vocable lié à la Shoah

La radio illégale, nommée "ANTIPASS", a transmis sur la fréquence 107,9 Mhz de samedi à lundi ; la radio n’émettait plus ce mardi ; le CSA devrait être saisi

Des manifestants anti-pass sanitaire, près de l'École militaire à Paris, le 7 août 2021. (Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Des manifestants anti-pass sanitaire, près de l'École militaire à Paris, le 7 août 2021. (Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Une radio pirate a émis ce week-end dans une partie du Morbihan en tenant des propos virulents contre le pass sanitaire, et notamment du vocable lié à la Seconde Guerre mondiale et à la Shoah, a rapporté France Bleu.

La radio illégale, nommée « ANTIPASS », a transmis sur la fréquence 107,9 Mhz de samedi à lundi. Le même programme était proposé en boucle, avec des séquences thématiques de 2 à 3 minutes.

Un vacancier qui a témoigné sur France Bleu Armorique a dénoncé des propos « nauséabonds ». Selon lui, les voix se revendiquaient d’un collectif morbihannais « jamais cité », se positionnaient « comme des résistants et reprenaient tout un vocabulaire de la Seconde Guerre mondiale. ‘On est sous l’occupation, sous un régime totalitaire. Ceux qui se font vacciner sont faibles et participent à une sorte de transhumanisme.’ Et j’en passe sur le vocabulaire qui fait référence à la Shoah. »

« Je cherchais une radio musicale et je suis tombée sur une voix monocorde qui déblatérait des propos anti-pass sanitaire. Ça m’a choquée ! », a déclaré une autre vacancière auprès du journal Ouest-France.

La radio n’émettait plus ce mardi. Le Comité territorial de l’audiovisuel de Rennes, dont dépendent les radios bretonnes, a rapporté ne pas avoir été saisi de l’affaire mais qu’il allait faire remonter l’information au Conseil supérieur de l’audiovisuel, à Paris.

Les militants anti-pass sanitaire manifestent chaque samedi en France. Depuis le début du mouvement, certains d’entre eux comparent les crimes nazis aux décisions gouvernementales liées à la COVID-19, entendant ainsi dénoncer une prétendue « dictature sanitaire ». Ils détournent notamment l’étoile jaune nazie imposée aux Juifs pendant la Shoah.

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