Brick: on paiera le prix fort pour les « dissimulations » sur le niveau de l’armée
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Brick: on paiera le prix fort pour les « dissimulations » sur le niveau de l’armée

Le général de réserve au ministère de la Défense a vivement rejeté les évaluations de la Knesset

Le médiateur du ministère de la Défense, le général de division (rés.) Yitzhak Brick, lors d'une réunion de la Commission de contrôle de la Knesset à la Knesset, le 12 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le médiateur du ministère de la Défense, le général de division (rés.) Yitzhak Brick, lors d'une réunion de la Commission de contrôle de la Knesset à la Knesset, le 12 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Poursuivant sa confrontation avec les responsables de la Défense, le médiateur du ministère de la Défense a lancé une attaque cinglante mercredi contre le contrôleur de Tsahal, rejetant son rapport selon lequel  l’armée était plus prête que jamais en cas de guerre.

Le médiateur a affirmé que des officiels étaient impliqués dans une « opération de dissimulation » qui coûterait cher à la population.

Le général de réserve Yitzhak Brick, qui a affirmé à maintes reprises que les forces terrestres font face à de nombreux problèmes quant à leur niveau de préparation au conflit, a appelé à la mise en place d’un nouveau comité pour examiner ses affirmations.

Brick a rejeté les conclusions des deux comités qui ont examiné ses allégations et ont quand même jugé que l’armée avait un bon degré de préparation. Les deux comités en question sont un panel de Tsahal dirigé par le contrôleur de l’armée, le général Ilan Harari, qui a publié certains passages de son rapport mercredi matin, et un comité de la Knesset composé d’élus qui a fait son rapport la semaine dernière.

Si les deux rapports ont bien noté qu’il fallait régler certaines questions, ils ont aussi estimé que l’armée était dans sa meilleure forme depuis des années, rejetant ainsi les critiques alarmistes de Brick.

Mais cela n’a pas du tout convaincu Brick, qui a affirmé que les messages publics rassurants des deux comités étaient en contradiction directe avec les résultats de leurs enquêtes.

Des chars de l’armée israélienne participent à un exercice près de Revivim, au sud d’Israël, le 7 mars 2013. (Crédit : AP/Sebastian Scheiner)

« Le coût de la mise en place d’une commission d’enquête externe n’est rien en comparaison du lourd prix qui sera payé dans la prochaine guerre si nous ne le mettons pas en place », a déclaré Brick dans un communiqué paru mercredi soir.

Brick a accusé le comité du contrôleur de Tsahal, qui a produit le rapport, de « voiler les yeux du public avec la vision qu’ils mettent en avant, dans laquelle ils présentent la situation comme étant normale et comme s’étant améliorée au fil des récentes années ».

Il a également affirmé que certains officiers à la retraite qui siégeaient dans le comité de Tsahal ont des conflits d’intérêts, puisqu’ils représentent des entreprises civiles ayant des contrats avec l’armée et qui sont évalués à plusieurs milliards de shekels.

« Les citoyens israéliens paieront le prix fort pour la grave opération de dissimulation par le système, et personne ne pourra dire que je ne les ai pas prévenus, a-t-il continué. Cela fait dix ans que je suis médiateur, et c’est la première fois que je rencontre des membres de l’état-major de Tsahal incapables d’accepter des critiques ».

« Je conseille aux responsables d’arrêter de jouer des jeux d’égo et de se pencher immédiatement dans le vif du sujet pour corriger les erreurs avant qu’il ne soit trop tard ».

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