Cap au sud d’Israël pour ses fleurs enivrantes et ses nombreux autres plaisirs
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Cap au sud d’Israël pour ses fleurs enivrantes et ses nombreux autres plaisirs

Offrez-vous un week-end hivernal à Darom Adom pour savourer les rayons du soleil et profiter d'autres activités (majoritairement) gratuites

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le paranoma ouvrant sur les collines à proximité du Nahal Besor, dans le Negev (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
Le paranoma ouvrant sur les collines à proximité du Nahal Besor, dans le Negev (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

L’hiver a été long et pluvieux en Israël. La grêle et le givre étaient au rendez-vous, et ce n’est pas fini.

Besoin d’une escapade pour vous réchauffer ? Il y a bien Eilat. Mais c’est loin, et c’est une destination qui devient rapidement très onéreuse.

Alors nous allons vous recommander une petite escapade hivernale – et peu coûteuse – dans le Néguev. Vous pourrez y passer la nuit ou juste la journée. Et en journée, les températures seront probablement suffisamment chaudes pour que vous puissiez ressortir les tee-shirts pour vous promener et offrir à votre visage de doux rayons de soleil.

Ce petit voyage dans le Néguev vous permettra également de profiter de Darom Adom, un festival d’un mois consacré à la floraison des anémones rouges, des cyclamens rose et violets, des narcisses jaunes et des rares iris qui foisonnent sur des dizaines de sites de la région. Ce festival propose des lieux de pique-nique parfaits, ainsi que des chemins de randonnée.

Les kalaniyot, ou anémones, fleurissent dans le sud d’Israël, à proximité de la frontière avec Gaza (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israel)

La région, qui abrite de nombreux kibboutzim et moshavim, se mobilise depuis plusieurs années pour accueillir le festival Darom Adom, organisant des concerts, des ateliers, des activités pour les enfants. Des cartes sont également mises à la disposition des visiteurs pour leur permettre de découvrir les multiples activités proposées dans le secteur.

Cette année, je vais vous partager le programme du voyage familial que nous avons entrepris lors du premier week-end de Darom Adom, à la fin du mois de janvier. Nous étions une trentaine de personnes, âgées de un à 65 ans, et il a fallu tenir compte des besoins de chacun – mais nous avons pourtant quasiment pu faire tout ce que nous avions prévu.

1) Nous sommes partis vers 9 heures vendredi matin, prêts à parcourir le trajet d’une heure et demi qui nous séparait de Klachim, où vit et travaille notre céramiste préférée Yaara Nir Kachlon.

Si les ateliers d’artistes ne sont pas nécessairement adaptés à tous les âges, notamment aux bambins, aux plus jeunes écoliers et aux pré-ados – mais même à certains trentenaires et cinquantenaires – il y a toutefois des endroits à découvrir à Klachim qui sont susceptibles de plaire au plus grand nombre.

Un aperçu des céramiques en coquille d’oeufs de l’atelier d’artiste de Yaara Nir Kachlon à Klachim. (Autorisation : Yaara Nir Kachlon)

Le terrain de jeux du moshav est très amusant. Il est notamment agrémenté d’une tyrolienne, ou omega, comme l’appellent les Israéliens.

Pendant que les adultes font leurs courses dans l’atelier de poteries légères réalisées à base de coquille d’œuf de Nir Kachlon (il y a aussi une deuxième table pour des articles moins chers), les autres peuvent aller caresser le chien de la céramiste, monter sur la tyrolienne (les adultes aussi adorent) ou prendre du bon temps sur le terrain de jeu.

Le 102 Meating Point offre des hamburgers et des sandwichs dans un vieux camion de pompiers réaménagé à Klachim, dans le sud d’Israël (Autorisation : 102 Meating Point)

Un magasin de vêtements de la marque Columbia se trouve juste de l’autre côté de la cour pour les inconditionnels du shopping, près du 102 Meating Point, le premier foodtruck installé dans un ancien camion de pompiers. Vous pourrez y acheter hamburgers, schnitzels et sandwiches végétaliens. Avec un double avantage : il remplira de joie les petits enfants passionnés par les camions de pompiers et remplira – tout court – les estomacs affamés (non certifié casher, ouvert pendant Shabbat, pas de mélange de lait et de viande).

A noter que les admirateurs de camions de pompiers sont toujours les bienvenus – et ne sont pas dans l’obligation de consommer.

Si vous prévoyez de voyager en début de journée, comme nous l’avons fait, et que vous devez faire une halte, rendez-vous au café Aroma à Beit Kama, un complexe formé d’une station-service, de plusieurs restaurants et de salles de repos, situé à quelques minutes de route de Klachim.

2) Pendant le festival de Darom Adom, vous pourrez faire votre choix parmi des dizaines de parcs et de champs remplis d’anémones rouges. Pour notre part, nous sommes allés au Nahal Gerar, un ruisseau qui s’écoule le long du Nahal Besor, qui présente une rive et des tables de pique-nique idéales pour un déjeuner en plein-air – ainsi que de nombreux rochers et buttes qui servent de terrain d’escalade et de jeu rêvé pour les plus jeunes.

Les explorations dans l’eau, au Nahal Gerar, permettent de découvrir des algues filamenteuses et autres trésors (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Nous nous sommes assis sur le rivage, au bord de la rivière, où nous ont rejoint d’autres familles et groupes d’enfants en VTT, un peu agaçants mais sans excès pour autant.

Les enfants et certains adultes ont remonté leurs bas de pantalon et ont ôté chaussettes et chaussures pour parcourir une partie du pont en ciment, qui disparaissait à ce moment-là sous un ou deux centimètres de rivière, à la recherche d’escargots et d’algues filamenteuses dans le cadre de leur exploration de la nature environnante.

Pour le déjeuner, nous avons envoyé une des voitures à l’Hummus Eliyahu de Nétivot – un trajet d’environ vingt minutes – où nous avions commandé dans la matinée du houmous, de la pita, de la salade, des frites et tous les accompagnements – un repas qui comprenait quelque chose pour chaque membre de notre petite tribu (pour 50 shekels par personne).

3) Parmi les autres sites des environs agréables pour les familles, la forêt d’Eretz, un parc avec des zones de pique-nique et un point d’observation, et le Nahal Besor, un trajet de 13 kilomètres à faire en vélo ou en voiture, avec des endroits où s’arrêter et admirer les alentours.

Autre site célèbre de Darom Adom, Ruhama, avec des sentiers de promenade qui serpentent entre les champs de cyclamen et d’anémones, comptant une multitude d’aires pour pique-niquer.

Le pont suspendu au-dessus du Nahal Besor. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Notre dernier arrêt avant de retourner à notre hébergement a été le pont suspendu qui traverse le Nahal Besor et qui permet aux visiteurs de traverser une partie du ruisseau. De là, il est possible de contempler les collines désertiques brutes qui s’étendent sur plusieurs kilomètres, créant un panorama phénoménal et offrant des espaces où grimper ou marcher.

Au sommet de l’une de ces collines, une sculpture érigée à la mémoire d’une victime d’un accident de la route. Elle sert souvent d’arrière-plan pour les selfies et les photos de groupe.

4) Notre destination finale était le kibboutz Gvulot, au nord-ouest du Néguev, où nous étions déjà venus et que nous avions apprécié pour ses prix relativement bas (650 shekels par chambre). Il y règne de surcroît une atmosphère détendue, et l’endroit se distingue par ses espaces verts et une piscine intérieure.

Les hébergements individuels qui ont été récemment rénovés à Gvulot consistent en des petites habitations pouvant accueillir deux adultes et trois enfants (les draps et les couettes dégagent une délicieuse odeur de propreté). Les lieux sont simples et confortables, avec une petite kitchenette comprenant un frigo, un égouttoir et un plan de travail suffisant pour préparer une salade ou cuisiner un petit repas.

Chaque petite habitation est dotée d’une table intérieure et d’une table extérieure pouvant accueillir quatre personnes. Un élément crucial pour notre réunion de famille où nous avions amené notre propre nourriture pour profiter d’un autre repas au soleil.

Nous avons dîné dans la salle à manger du kibboutz, un repas simple mais complet du vendredi soir (à 75 shekels par personne) avec des salades, deux sortes de plats à base de volaille, de la côte de bœuf, du riz et une carte des desserts un peu terne (nous avons également amené notre vin – pas de droit de bouchon à cette adresse).

L’entrée des chambres au Country Lodging, dans le Kibbutz Gvulot, où les hébergements sont confortables (Autorisation : Booking.com)

5) Ce que nous apprécions particulièrement à Gvulot – au-delà des prix attractifs et des espaces extérieurs – ce sont le grand terrain de jeu, l’Omega et la piscine intérieure. Autant dire que nous avons profité de ces trois activités pendant notre Shabbat. Et que c’était très agréable de pouvoir aller nager lors d’une journée de Shabbat en plein mois de janvier.

Moment de détente dans un hamac au Kibbutz Gvulot (Autorisation : Habesor)

Chaque petite habitation est entourée de pelouses qui permettent de s’essayer au frisbee ou de taper dans un ballon et sont agrémentées de hamacs pour une et deux personnes.

Certains d’entre nous ont pris part à une visite gratuite du kibboutz dans la matinée du Shabbat, suite à un petit-déjeuner (servi de 8 heures à 10 heures) composé de salades, d’œufs durs, de yaourts et de jachnun. Cette visite consiste en une promenade d’une heure et demi aux alentours du kibboutz, avec l’histoire de sa construction, de ses secteurs d’activité et de ses membres.

Enfin, Gvulot vient de repeindre ses abris sécurisés – que nous n’avons heureusement pas eu à utiliser – mais dans la mesure où le kibboutz se situe à une vingtaine de minutes de la frontière avec Gaza, c’est toujours bon de savoir qu’elles existent.

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