Caricatures : Sissi se prononce contre les « insultes aux prophètes »
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Caricatures : Sissi se prononce contre les « insultes aux prophètes »

"Insulter les prophètes revient à sous-estimer les valeurs religieuses auxquelles beaucoup croient", a déclaré le président égyptien

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi pendant une conférence de presse à Nairobi, le 18 février 2017. (Crédit : Simon Maina/AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi pendant une conférence de presse à Nairobi, le 18 février 2017. (Crédit : Simon Maina/AFP)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a défendu « les valeurs religieuses » mercredi se prononçant contre les « insultes aux prophètes », en pleine polémique sur les caricatures de Mahomet dans le monde musulman.

« Insulter les prophètes revient à sous-estimer les valeurs religieuses auxquelles beaucoup croient. Et ceux qui n’y croient pas c’est leur propre affaire », a-t-il dit lors d’un discours télévisé à l’occasion de l’anniversaire du prophète Mahomet qui sera célébré jeudi.

M. Sissi n’a toutefois pas fait mention des propos de son homologue français Emmanuel Macron qui ont déclenché la polémique.

M. Macron avait défendu la liberté de caricaturer en promettant de ne pas « renoncer aux caricatures », lors d’un émouvant hommage national au professeur Samuel Paty, décapité par un islamiste le 16 octobre, pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression.

À travers le monde musulman, des fidèles ont réagi avec colère aux propos de M. Macron dont des effigies et des portraits ont été brûlés lors de manifestations. Et une campagne a été lancée dans plusieurs pays musulmans pour boycotter les produits français.

En Egypte, les appels au boycott ont été relayés sur les réseaux sociaux, mais peu de conséquences tangibles de ces appels ont été constatées.

« Si les gens ont le droit d’exprimer ce qu’ils ont à l’esprit… J’imagine que cela s’arrête lorsque les sentiments de plus d’un milliard et demi (de musulmans) sont blessés… S’il vous plaît, cessez de nous blesser », a encore dit M. Sissi mercredi.

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