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Cisjordanie : des extrémistes juifs accusés d’avoir vandalisé voitures et maisons

Selon un groupe de défense des droits, des résidents d'implantation ont endommagé des biens à Turmus Ayya, près de l'implantation de Shiloh ; la police n'a pas fait de commentaires

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des dégâts sur une voiture dans la ville de Turmus Ayya en Cisjordanie, vraisemblablement après une attaque d'Israéliens, le 31 octobre 2022. (Crédit : Yesh Din)
Des dégâts sur une voiture dans la ville de Turmus Ayya en Cisjordanie, vraisemblablement après une attaque d'Israéliens, le 31 octobre 2022. (Crédit : Yesh Din)

Des preuves d’un crime de haine ont été trouvées dans la ville palestinienne de Turmus Ayya tôt lundi matin, avec un certain nombre de véhicules vandalisés, selon un groupe de défense des droits civiques.

Selon Yesh Din, un groupe de gauche qui documente la violence des résidents d’implantation en Cisjordanie, les pneus de plusieurs voitures ont été crevés et certaines fenêtres ont été brisées.

Des images publiées par le groupe montrent également les fenêtres d’une maison endommagée lors de l’attaque présumée.

Turmus Ayya est situé au sud de l’implantation de Shiloh, dans le centre de la Cisjordanie.

Yesh Din a déclaré que des Israéliens sont arrivés en provenance de Shiloh et ont vandalisé la propriété dans la partie nord de la ville palestinienne.

La police n’a pas fait de commentaire immédiat sur l’incident.

Des dégâts sur une voiture dans la ville de Turmus Ayya en Cisjordanie, vraisemblablement après une attaque d’Israéliens, le 31 octobre 2022. (Crédit : Yesh Din)

Les actes de vandalisme anti-palestiniens commis par des extrémistes juifs sont monnaie courante en Cisjordanie.

Les incidents de vandalisme contre les Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes sont communément appelés des attaques du « prix à payer », les auteurs les qualifiant de représailles à la violence palestinienne ou aux politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement des implantations.

Les arrestations des auteurs sont extrêmement rares et les groupes de défense des droits déplorent que les condamnations le soient encore plus, la majorité des accusations dans ces cas étant abandonnées.

Des dégâts sur une maison dans la ville de Turmus Ayya en Cisjordanie, vraisemblablement après une attaque d’Israéliens, le 31 octobre 2022. (Crédit : Yesh Din)

Ces actes de vandalisme présumés font suite à plusieurs affrontements entre Juifs et Palestiniens en Cisjordanie ces dernières semaines.

Mardi, des Israéliens et des Palestiniens masqués ont été vus en train de se lancer des pierres, alors qu’un groupe de Palestiniens récoltait des olives près de Turmus Ayya. L’armée israélienne a déclaré que des troupes étaient arrivées sur les lieux pour séparer les deux parties.

La saison annuelle de la récolte des olives, au cours de laquelle les Palestiniens se rendent dans les bosquets des parcelles agricoles pour en cueillir les fruits, voit souvent une recrudescence des affrontements, en particulier sur les parcelles situées près des implantations ou des avant-postes israéliens.

Les groupes israéliens de gauche envoient souvent des volontaires pour aider à la récolte, protéger les Palestiniens et documenter les crimes.

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