Cisjordanie: L’AP aurait déjoué une attaque contre des soldats israéliens
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Cisjordanie: L’AP aurait déjoué une attaque contre des soldats israéliens

Un puissant engin explosif a été découvert près d'une route fréquemment utilisée par les soldats de Tsahal, selon Ynet ; on soupçonne le Jihad islamique palestinien et le Hezbollah

La police palestinienne en Cisjordanie. Illustration. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)
La police palestinienne en Cisjordanie. Illustration. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Les forces de sécurité palestiniennes ont contrecarré cette semaine une attaque à la bombe en Cisjordanie contre des soldats israéliens destinée à entraver les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza, a rapporté vendredi le site d’information Ynet.

Des sources ont indiqué à Ynet que les forces de l’AP ont découvert un important dispositif composé de bouteilles de gaz, d’explosifs et d’éclats d’obus près de la route 443, sur laquelle des soldats de l’armée israélienne circulent fréquemment. L’engin explosif aurait pu faire de nombreuses victimes.

La route relie les villages palestiniens de Beit Liqya et Beit Anan. Les forces de l’Autorité palestinienne ont désamorcé la bombe et en ont informé les autorités israéliennes, selon le rapport.

Les sources ont constaté que les caractéristiques de la bombe correspondaient au mode opératoire du Jihad islamique palestinien, ainsi qu’au groupe terroriste libanais du Hezbollah. Les forces de sécurité israéliennes examinent les deux possibilités.

Elles ont ajouté que l’attaque prévue était probablement imminente, pour tenter de déstabiliser les négociations en cours sur un cessez-le-feu à long terme dans la bande de Gaza entre Israël et l’organisation terroriste du Hamas.

En janvier, les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne ont découvert et démantelé 12 engins explosifs artisanaux, chacun pesant entre 20 et 30 kilogrammes, sur une route près de Tulkarem. Ils étaient apparemment destinés à être utilisés contre les véhicules militaires de Tsahal circulant dans la zone.

L’Autorité palestinienne a ensuite arrêté sept Palestiniens en relation avec l’attaque prévue. Ils étaient affiliés au Hamas et certains avaient déjà été arrêtés ou interrogés par les forces de sécurité de l’AP.

La bande de Gaza a connu une flambée de violence depuis le début des manifestations violentes de la « Marche du retour » le long de la frontière en mars.

Les affrontements, que les dirigeants du Hamas de Gaza ont orchestrés, ont notamment consisté à lancer des pierres et des explosifs sur les soldats, ainsi qu’à tenter de franchir la clôture de la frontière et d’attaquer les soldats israéliens.

Les Palestiniens de Gaza ont également lancé des engins aériens incendiaires en direction d’Israël, brûlant des milliers d’hectares de forêts et de terres agricoles, causant des dégâts estimés à plusieurs millions de shekels.

Des émeutiers palestiniens le long de la frontière avec Israël, à l’est de Gaza City, le 17 août 2018. (Crédit : AFP/Mahmud Hams)

Au moins 171 Gazaouis ont été tués par les tirs israéliens depuis le début des affrontements, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas. Un soldat israélien a été abattu par un tireur d’élite palestinien. Le Hamas a reconnu que des dizaines de victimes palestiniennes étaient des membres de groupes terroristes.

En outre, Israël et le Hamas se sont livrés à un certain nombre d’échanges de tirs brefs au cours des derniers mois au cours desquels des groupes terroristes à Gaza ont lancé des centaines de roquettes et de mortiers en direction du territoire israélien, dont un plus tôt ce mois-ci qui a constitué la plus importante flambée de violence depuis la guerre de 2014.

L’envoyé de l’ONU Nickolay Mladenov et les responsables égyptiens ont tenté de négocier une trêve à long terme entre Israël et le Hamas. Les deux parties ont mené trois guerres depuis 2008.

Les médias israéliens ont émis l’hypothèse qu’un accord pourrait entraîner un assouplissement du blocus de Gaza par Israël en échange du calme à la frontière et du retour de deux citoyens israéliens et des corps de deux soldats tués lors de la guerre de 2014 – tous détenus par le Hamas.

Israël affirme que le blocus est nécessaire pour empêcher que des armes susceptibles d’être utilisées lors d’attaques ne soient acheminées jusqu’à Gaza. L’Égypte, le seul autre pays en dehors d’Israël qui borde l’enclave palestinienne, maintient également un blocus sur la bande de Gaza.

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