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Cisjordanie: Un adolescent palestinien tué dans des affrontements avec les soldats

Le corps a été enveloppé dans le drapeau du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) avant ses funérailles, ce qui indique sa possible affiliation au groupe terroriste

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les troupes israéliennes venues pour cartographier l'habitation d'un terroriste accusé d'un double attentat à Jérusalem, Eslam Froukh,  lors d'un raid Kafr Aqab, aux premières heures de la matinée du 3 janvier 2022. (Crédit : Armée israélienne)
Les troupes israéliennes venues pour cartographier l'habitation d'un terroriste accusé d'un double attentat à Jérusalem, Eslam Froukh, lors d'un raid Kafr Aqab, aux premières heures de la matinée du 3 janvier 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Un adolescent palestinien a été tué par les soldats israéliens pendant des heurts survenus aux abords de Bethléem, en Cisjordanie, ont annoncé les responsables de la santé palestiniens mardi matin.

Selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne, Adam Essam Shaker Ayyad, 15 ans, est mort après avoir reçu une balle à la poitrine au cours d’un raid militaire israélien dans le camp de réfugiés de Dheisheh.

Selon les médias palestiniens, des heurts ont éclaté dans le camp à l’entrée des forces israéliennes. Il y a eu au moins une arrestation.

L’armée israélienne et la police des frontières n’ont pas commenté l’incident meurtrier.

Le corps d’Ayyad a été enveloppé dans le drapeau du groupe terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) avant ses funérailles, ce qui indique sa possible affiliation au groupe terroriste.

Un testament écrit par Ayyad avant son décès a circulé sur les réseaux sociaux, dans lequel il se présente comme « un martyr ».

Ayyad est le troisième Palestinien à avoir été tué par les forces israéliennes depuis le début du mois de janvier. Deux hommes armés palestiniens avaient été abattus dans un échange de coups de feu avec les soldats dans le nord de la Cisjordanie, lundi matin.

Les tensions ont grimpé en flèche dans la région, ces derniers mois, dans le cadre de raids d’arrestation et autres initiatives prises dans le cadre de la lutte antiterroriste par Tsahal dans le sillage d’attentats qui ont fait 31 morts du côté israélien en 2022.

Les troupes ont essuyé des tirs de manière répétée pendant leurs opérations nocturnes en Cisjordanie.

De plus, mardi matin, l’armée a fait savoir que les militaires avaient cartographié deux habitations appartenant à un terroriste présumé en vue de leur démolition.

Ces maisons, situées à Kafr Aqab, à Jérusalem-Est et à Ramallah, appartiennent à un terroriste qui aurait commis une attaque à la bombe meurtrière à Jérusalem, au mois de novembre. Il serait affilié à l’État islamique.

Eslam Froukh, terroriste présumé à l’origine des attentats de novembre 2022 à Jérusalem, se rend à une audience du tribunal de Jérusalem, le 27 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Eslam Froukh, un résident israélien de 26 ans, aurait fait exploser deux bombes à des arrêts de bus situés à proximité de l’entrée de la capitale. Les attentats ont fait deux morts – Aryeh Schupak, 16 ans, et Tadese Tashume Ben Maada, 50 ans – et plus d’une vingtaine de blessés.

De son côté, l’armée a indiqué que « ces cartographies ont été réalisées dans le but de pouvoir examiner la possibilité de la démolition des maisons, en fonction des décisions qui seront prises ».

Des affrontements ont eu lieu à Ramallah pendant l’opération, a noté Tsahal, qui a ajouté que les soldats avaient riposté en utilisant des outils anti-émeutes.

Des incidents nocturnes qui n’ont pas fait de blessé du côté israélien, ont précisé les militaires.

Un soldat israélien cartographie la maison d’Eslam Froukh à Kafr Aqab, accusé d’un double attentat à la bombe à Jérusalem, aux premières heures du 3 janvier 2022. (Crédiot : Armée israélienne)

Israël démolit régulièrement les habitations des Palestiniens accusés d’avoir commis des attentats terroristes meurtriers. L’efficacité de la mesure reste excessivement controversée, même au sein de l’establishment sécuritaire israélien, tandis que les activistes des droits de l’Homme dénoncent de leur côté une sanction collective injuste.

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