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Citant la guerre, des requérants demandent à Netanyahu de révéler son état de santé et son plan de succession

Des survivants du massacre, une députée et d'autres se sont tournés vers la Haute-cour, affirmant que Netanyahu n'est pas transparent sur sa santé et disant qu'il montre des signes inquiétants - notamment des "paupières tombantes"

Le Premier ministre Minister Benjamin Netanyahu lors d'une cérémonie de remise des diplôme à l'école des officiers de Tsahal, Bahad 1, dans le sud d'Israël, le 7 mars 2024. (Crédit :Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Minister Benjamin Netanyahu lors d'une cérémonie de remise des diplôme à l'école des officiers de Tsahal, Bahad 1, dans le sud d'Israël, le 7 mars 2024. (Crédit :Amos Ben Gershom/GPO)

Un groupe formé de survivants du massacre du 7 octobre, de professionnels du milieu médical, de scientifiques et d’une députée de la Knesset demande à la justice d’obliger le Premier ministre Benjamin Netanyahu à produire un rapport détaillé sur son état de santé. Le Premier ministre est également sommé de désigner un remplaçant s’il devait être amené à quitter ses fonctions, dans un contexte de rumeurs persistantes courant autour de la santé du Premier ministre.

La requête soumise à la Haute cour, le 3 mars, interpelle Netanyahu, son Bureau, le gouvernement israélien et la procureure-générale et affirme que le Premier ministre n’a pas suivi le traditionnel protocole qui exige qu’il révèle son état de santé physique et psychologique et ce, depuis des années.

Netanyahu, 74 ans, n’avait pas répondu à cette exigence entre 2016 et 2023, année où un rapport établissant sa bonne santé avait été émis. De plus, les requérants estiment, dans le document, que les lettres rendues publiques par le médecin généraliste et par le cardiologue du Premier ministre sont bien trop vagues et qu’elles « disent plus sur ce qu’elles ne disent pas que ce qu’elles disent en réalité ».

« Les deux lettres sont formulées avec des termes très généraux et elles ne contiennent pas les informations dont le public mérite pourtant d’avoir connaissance », précise la requête.

« Elles devraient mentionner quand ont eu lieu les derniers check-ups du Premier ministre ; quels sont les examens qui ont été effectués et quels sont leurs résultats ; s’il souffre d’une maladie chronique et s’il prend régulièrement des médicaments – notamment pour des problèmes psychiatriques, voire de sommeil », continue la requête.

La santé du Premier ministre est placée sous le feu des projecteurs depuis le mois de juillet – il avait subi une intervention chirurgicale et s’était fait poser un pacemaker après s’être évanoui à son domicile de Césarée. Cela n’avait été qu’après l’intervention que la maladie cardiaque chronique dont souffre Netanyahu avait été révélée aux Israéliens.

Netanyahu n’avait pas précisé s’il lui était arrivé de s’évanouir à d’autres occasions avant la pose du pacemaker, ni s’il avait des antécédents en matière de troubles de la conduction cardiaque.

Une ambulance, après l’hospitalisation du Premier ministre Benjamin Netanyahu, devant l’entrée des urgences de l’hôpital Sheba à Ramat Gan, le 15 juillet 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Au mois d’octobre 2022, Netanyahu avait eu un malaise pendant une prière, à la fin de Yom Kippour, et il avait été soumis à une série d’examens à l’hôpital Shaare Zedek dont les résultats avaient semblé être normaux.

Sa santé est revenue faire les gros titres, la semaine dernière, lorsque son Bureau a annoncé qu’il avait attrapé la grippe, l’obligeant à annuler une série de réunions liées à la guerre à Gaza.

Les protocoles qui régissent le dévoilement de l’état de santé d’un Premier ministre avaient été mis au point par le Bureau du Premier ministre en 2010, mais ils ne sont pas ancrés dans la loi.

Les personnes à l’origine de cette requête, dont la députée d’Avoda Naama Lazimi et des proches des victimes du massacre qui a été commis par le Hamas, le 7 octobre, affirment qu’alors qu’Israël est en train de traverser une grave crise, il est déterminant que Netanyahu fasse preuve de transparence et qu’il nomme un remplaçant susceptible de reprendre le flambeau si lui-même se trouve dans l’incapacité de faire son travail.

Les requérants disent que le Premier ministre a montré un certain nombre de signes inquiétants, laissant penser à des problèmes de santé dont la nature n’aurait pas été dévoilée aux citoyens. Parmi ces signes, « les paupières qui tombent, une rigidité, un gonflement significatif du côté droit du visage et des points noirs sur le front et sur d’autres parties du visage ».

Ils notent aussi « une bosse » apparaissant sous une jambe du Premier ministre susceptible d’indiquer qu’il porte un dispositif médical, ce dont les citoyens n’ont pas été avertis.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse, Sara, montant à bord d’un avion pour les États-Unis, à l’aube du 18 septembre 2023. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

La requête fait aussi remarquer qu’à plusieurs occasions, le bras droit de Netanyahu a semblé « gelé », tombant de manière inhabituelle. Elle accuse le Premier ministre de tenter de dissimuler son état de santé réel, faisant remarquer que son épouse Sara tient son bras de la même façon alors qu’elle se trouve à côté de lui. De plus, elle mentionne une vidéo montrant Netanyahu semblant s’assoupir alors qu’il assiste, debout, à une cérémonie dans une yeshiva pré-militaire organisée à une heure matinale.

La requête déclare aussi avoir « des témoignages circonstanciés ou indirects » établissant que le Premier ministre, le 7 octobre, a été à certains moments « paralysé psychiquement ».

« Plus la position d’une personnalité est élevée, plus elle a de responsabilités. En conséquence, elle doit être tenue de faire preuve de transparence concernant son état de santé. La dissimulation d’informations, le mensonge sur l’état de santé réel d’une personne ou la réticence affichée face au partage de ce genre d’informations peut entraîner un désastre en période de paix et d’autant plus en période de guerre », déclarent les requérants.

Le Bureau du Premier ministre n’a pas répondu à une demande de réaction.

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