COVID-19 : 1 682 morts dans le pays avec 49 décès annoncés pendant le week-end
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COVID-19 : 1 682 morts dans le pays avec 49 décès annoncés pendant le week-end

Plus de 7 000 nouveaux cas de la maladie ont été diagnostiqués vendredi alors que le taux d'infection reste très élevé

Illustration : du personnel médical porte des vêtements de protection pour travailler au service de coronavirus de l'hôpital Shaare Tsedek à Jérusalem le 23 septembre 2020. (Nati Shohat / Flash90)
Illustration : du personnel médical porte des vêtements de protection pour travailler au service de coronavirus de l'hôpital Shaare Tsedek à Jérusalem le 23 septembre 2020. (Nati Shohat / Flash90)

49 décès supplémentaires consécutifs au coronavirus ont été enregistrés au sein de l’Etat juif pendant le week-end, a annoncé le ministère de la Santé dans la soirée de samedi. Le bilan des morts, depuis le début de l’épidémie, est de 1 682.

7 024 nouveaux cas ont été diagnostiqués vendredi et 2 232 samedi, a ajouté le ministère.

Il est difficile de dire si les 49 décès ont eu lieu ce week-end ou si certains ont été ajoutés au décompte de manière rétroactive.

Le nombre total d’infections au coronavirus, depuis l’apparition de la pandémie dans le pays, est de 264 443, avec 71 509 cas actifs.

Sur ces derniers, 840 personnes sont dans un état grave et 224 ont été placées sous respirateur. 320 sont dans un état modéré. Les autres ne présentent qu’une forme légère, voire asymptomatique de la maladie.

Le ministère de la Santé a expliqué que 62 062 tests de dépistage avaient été effectués hier. 11,8 % se sont avérés être positifs.

Israël détient actuellement le triste record en termes de taux d’infection quotidien au coronavirus par tête, selon de multiples organisations traquant le COVID-19 dans le monde, notamment la John Hopkins University.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti jeudi que, si le confinement national visant à réduire l’épidémie ne parvenait pas à diminuer les taux d’infection, les restrictions seraient durcies.

Capture d’écran d’une vidéo du Premier ministre Benjamin Netanyahu diffusée en direct sur Facebook au sujet de l’épidémie de coronavirus et du confinement national, le 1er octobre 2020. (Facebook)

« Lundi, nous prendrons une décision sur le maintien du confinement – son durcissement ou son relâchement », a indiqué Netanyahu dans une vidéo sur Facebook au cours de laquelle il a répondu aux questions posées par le public.

Au cours de la diffusion, Netanyahu a aussi dit s’attendre à ce que le gouvernement offre des aides sous formes de liquidités au public, comme il l’avait fait au début de l’année, pour soutenir les citoyens dans la crise économique qui a été induite par la pandémie de coronavirus.

Après une hausse massive des cas de COVID-19, Israël est entré, le 18 septembre, dans son deuxième confinement national – qui a entraîné la fermeture de la majorité des commerces et entreprises, ainsi que celle du système éducatif israélien. Les citoyens, pour leur part, ont l’obligation de ne pas s’éloigner de plus d’un kilomètre de leurs habitations, sauf pour des besoins essentiels comme l’achat de produits alimentaires ou de médicaments.

Envisagé initialement comme un bouclage de trois semaines, le confinement a été durci d’une manière significative vendredi dernier et les ministres ont voté, mercredi, sa prolongation jusqu’au 14 octobre.

Certains, au sein du gouvernement, s’inquiéteraient toutefois d’une inefficacité de ce confinement dans la mesure où une partie du public semble peu encline à adhérer aux directives.

« Le confinement n’existe pas véritablement », a déclaré un ministre à la Douzième chaîne, sous couvert d’anonymat. « Les gens sortent de chez eux, ils inventent des excuses et ils ne s’inquiètent pas d’être malades de manière démesurée. Ca devient un jeu. Cela ne peut pas continuer comme ça. C’est terrible. Pendant le premier confinement, les Israéliens étaient hystériques – terrifiés par le coronavirus. Et aujourd’hui, ça ne marche pas. C’est inefficace. »

Un indicateur de ce changement apparent des attitudes est l’importance de la circulation enregistrée sur les routes. Citant des données générées par Apple, qui a traqué les mouvements des iPhones dans tout le pays, la Douzième chaîne a estimé qu’il y avait une baisse de 40 % dans la circulation routière par rapport à la normale, contre 80 % lors du premier confinement. Dans le secteur de Dan, dans le centre du pays, la circulation n’a baissé que de 10 % depuis le commencement du bouclage récent du pays. Elle avait diminué de 70 % lors du précédent confinement.

La police à un barrage tourier temporaire aux abords de Hadera lors du confinement national, le 29 septembre 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
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