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Covid en Israël : Importante hausse des cas graves et des contaminations

Sur les 401 747 tests effectués, 11,97 % ont confirmé l'infection, dans la continuité du taux de positivité élevé observé au cours de la semaine dernière

Un agent de santé de Magen David Adom effectue un test de dépistage du COVID dans un centre de dépistage à Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit 
: Olivier Fitoussi/Flash90)
Un agent de santé de Magen David Adom effectue un test de dépistage du COVID dans un centre de dépistage à Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le nombre de patients gravement malades de la COVID-19 a considérablement augmenté, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé.

Mercredi, 248 patients étaient hospitalisés dans un état grave. Jeudi, on en dénombrait 283.

Sur les 879 patients hospitalisés en tout en Israël, 76 sont dans un état critique et 65 sont sous respirateurs artificiels. L’on note toutefois une baisse significative du nombre de patients gravement malades et touchés par le variant Omicron qui auraient besoin d’être ventilés.

Mercredi, 48 095 nouveaux cas ont été diagnostiqués, battant une fois de plus le record de nouveaux cas établi.

Des personnes font la queue pour subir un test de dépistage du coronavirus à Tel Aviv, le 4 janvier 2022 (Avshalom Sassoni/Flash90)

Sur les 401 747 tests effectués, 11,97 % ont confirmé l’infection, dans la continuité du taux de positivité élevé observé au cours de la semaine dernière. Le nombre de tests effectués était proche du nombre le plus élevé jamais enregistré en une seule journée, – ce qui avait été enregistré en août dernier, mais à ce moment-là, le taux de positivité n’était que d’environ 6 %.

Bien que hautement infectieuse, la souche Omicron qui domine actuellement le pays est considérée comme moins virulente que les variants précédents. Les chiffres du ministère de la Santé montrent par ailleurs que le nombre de patients gravement malades et de décès est inférieur aux taux observés dans le passé.

Le bilan des morts depuis le début de la pandémie s’élevait à 8 290 jeudi matin. À titre de comparaison, le nombre de morts était de 8 140 il y a un mois et de 7 959 le 13 octobre dernier. Israël a enregistré 331 décès dus à la COVID-19 le mois dernier.

Les contaminations de mercredi ont contraint 37 809 personnes supplémentaires à se placer en quarantaine, portant le nombre de personnes concernées à 165 550.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz donne une conférence de presse au centre médical Soroka dans la ville de Beersheba (sud), le 30 novembre 2021. (Flash90)

Le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a déclaré au diffuseur Kan que le nombre élevé de personnes en quarantaine ne signifie pas que le pays est effectivement confiné, une mesure que le gouvernement est déterminé à éviter.

« Ce qui se passe maintenant n’est pas le centième d’un confinement », a-t-il déclaré.

Horowitz a ajouté que le ministère des Finances examinera qui a subi les dommages économiques de l’épidémie selon des critères spécifiques et fournira une compensation.

« Nous n’abandonnerons personne », a-t-il déclaré. « Certes, la vie n’est pas comme d’habitude et il y a des perturbations. Nous faisons tout ce que nous pouvons en tant que pays pour continuer à vivre et continuer à fonctionner. »

Le responsable en charge de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, assiste à une conférence de presse sur le coronavirus, à Jérusalem, le 29 août 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le responsable chargé de la lutte contre le coronavirus, le professeur Salman Zarka, a déclaré que la plupart des patients COVID-19 nécessitant une hospitalisation sont des personnes âgées de plus de 60 ans qui n’ont pas reçu de rappel.

Il y a plus de 100 000 citoyens de plus de 60 ans qui n’ont pas encore reçu une troisième dose, selon Zarka.

Zarka les appelle « à se faire vacciner dès que possible » et conseille également aux personnes à risque d’éviter les événements et les rassemblements.

« Les personnes qui ne se sentent pas bien et qui présentent des signes de maladie respiratoire restent à la maison », a précisé Zarka qui pense que le nombre de personnes infectées dans le pays est probablement nettement plus élevé que celui diagnostiqué à l’aide des tests.

Des milliers de personnes du secteur de la santé sont actuellement en quarantaine, a-t-il déploré, indiquant que cela provoque « un stress sur le système de santé. Il grandit et nous envisageons de fermer les services non urgents si besoin. »

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