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COVID : La 4e dose de vaccin renforce les anticorps pendant 13 semaines – Sheba

Les chercheurs ont montré que la protection contre l'infection s'estompe au bout de 15 semaines, mais que la protection contre d'autres maladies graves peut agir plus longtemps

Illustration : Un medecin préparant une dose du vaccin Pfizer contre le coronavirus au centre de vaccination Clalit au complexe Cinema City, à Jérusalem, le 22 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)
Illustration : Un medecin préparant une dose du vaccin Pfizer contre le coronavirus au centre de vaccination Clalit au complexe Cinema City, à Jérusalem, le 22 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)

Les quatrièmes doses du vaccin contre le coronavirus augmenteraient les niveaux d’anticorps chez les patients pendant environ 13 semaines, selon une nouvelle étude israélienne évaluée par des pairs, la protection accrue contre la COVID semblant s’estomper au bout de 15 semaines.

L’étude portait sur les vaccins Pfizer de première génération, et non sur les vaccins plus récents qui ont été mis à jour pour Omicron et qui sont progressivement mis en circulation en Israël depuis le mois de septembre.

Il est important de noter que la signification des niveaux d’anticorps pour la protection contre les maladies graves n’est pas claire, car l’étude ne s’est pas spécifiquement penchée sur ce paramètre. Le vaccin pourrait bien offrir une protection contre les formes graves de la maladie pendant une période plus longue que les trois mois durant lesquels les taux d’anticorps sont élevés.

Néanmoins, les auteurs de l’étude de l’hôpital Sheba ont déclaré que cette recherche devrait inciter les prestataires de soins de santé à planifier judicieusement les campagnes de rappel. Comme la protection supplémentaire contre l’infection atteint son paroxysme pendant une période relativement courte, les rappels devraient être effectués lorsque des pics d’infection élevés se profilent ou lorsque des patients sont confrontés à des circonstances particulières qui augmentent leur risque, ont-ils fait valoir.

« La protection diminuant clairement après quatre mois, les patients et les systèmes de santé doivent planifier judicieusement le calendrier des rappels », a déclaré le professeur Gili Regev-Yochay, directeur des maladies infectieuses à l’hôpital Sheba et l’un des principaux auteurs de l’étude.

« Ils doivent prendre en considération non seulement les pics d’infection, mais aussi les conditions médicales personnelles, les événements et les voyages à venir, ainsi que les saisons à plus haut risque. »

L’étude, publiée dans le New England Journal of Medicine et menée par des chercheurs de l’hôpital Sheba avec des experts du ministère de la Santé et le Dr. Michal Canetti de l’Université de Columbia, s’est basée sur 6 000 employés et volontaires de l’hôpital Sheba.

Un Israélien recevant une dose du vaccin contre la COVID-19 peu après l’introduction des quatrièmes doses, au centre de vaccination Maccabi à Modiin, le 6 janvier 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Certains experts de la COVID ont réagi à l’étude en soulignant que même si l’augmentation des anticorps et la réduction de l’infection semblent de courte durée, elles ont une valeur. Le professeur Michael Edelstein, épidémiologiste de l’université Bar Ilan, qui n’a pas participé à l’étude, a déclaré au Times of Israel : « Bien que les délais soient assez courts, ils peuvent être suffisants pour protéger les personnes vulnérables à des moments de risque élevé, comme une circulation accrue du virus ».

L’étude a révélé que l’augmentation des anticorps après la quatrième injection était moins importante qu’après la troisième.

Les chercheurs ont déclaré qu’ils ne pouvaient pas faire état de conséquences graves, car il n’y en avait pas parmi les participants.

Le Dr. Edelstein a déclaré que cette étude illustre le fait que les avantages de la quatrième dose sont « plus transitoires » que ceux des doses précédentes. Toutefois, il a souligné que la quatrième dose peut « encore être essentielle pour protéger les personnes vulnérables à des moments de risque élevé, comme une circulation accrue du virus ».

Il a ajouté que d’autres recherches sont nécessaires pour fournir plus de détails, notamment sur l’impact des quatrièmes doses sur les maladies graves. « Nous ne pouvons pas évaluer pleinement l’efficacité des vaccins uniquement en mesurant les taux d’anticorps et les taux d’infection – les vaccins agissent par le biais d’une série de mécanismes et nous n’avons pas encore une vue d’ensemble. »

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