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COVID : Les nouveaux vaccins seront administrés cette semaine en Israël

La priorité sera donnée aux personnes de plus de 65 ans et aux immunodéprimés ; il n'est pas certain que les vaccins soient disponibles pour tout le monde dans l’immédiat

Illustration : Un homme reçoit sa quatrième dose du vaccin COVID-19, dans un centre de vaccination Clalit à Jérusalem, le 3 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Illustration : Un homme reçoit sa quatrième dose du vaccin COVID-19, dans un centre de vaccination Clalit à Jérusalem, le 3 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les dispensaires israéliens ont reçu le feu vert pour commencer à administrer les nouveaux vaccins contre le coronavirus, adaptés à chaque variant.

Une porte-parole du ministère de la Santé a déclaré mardi au Times of Israel que les vaccins Pfizer mis à jour sont sur le point d’être distribués aux prestataires de soins de santé et que les dispensaires seront autorisés à commencer à les administrer aux patients, à réception.

La plupart d’entre eux devraient commencer à les administrer la semaine prochaine, mais certains pourraient commencer plus tôt, a-t-elle ajouté.

Ils seront disponibles en tant que troisième, quatrième ou cinquième injection à partir de l’âge de 12 ans, car ils n’ont pas encore été testés sur des personnes plus jeunes. On ne sait pas encore si tout le monde sera éligible à cette énième dose ou si elle ne sera administrée qu’aux personnes âgées et aux personnes à risque.

Les nouveaux vaccins Pfizer, adaptés à Omicron, mais censés résister aux futurs variants, sont déployés dans un contexte d’inquiétude face à l’augmentation des cas de coronavirus et à la possibilité que la combinaison de la COVID et de la grippe ne fasse passer un hiver difficile aux services de santé israéliens.

Cependant, contrairement au lancement des premiers vaccins, où les files d’attente étaient longues, on s’attend cette fois, à une réponse assez léthargique. Le professeur Amnon Lahad, responsable de la médecine familiale à Jérusalem pour la caisse de santé Clalit, a déclaré au Times of Israel qu’il suppose que « très peu de gens se feront vacciner ».

Pr. Amnon Lahad. (Crédit : Université hébraïque de Jérusalem)

Lahad, professeur de santé publique à l’université hébraïque de Jérusalem, a noté que la réaction aux nouvelles injections a été discrète dans les autres pays, comme ce fut le cas aux États-Unis.

« Nous sommes susceptibles de voir la même chose ici, car les gens se sentent assez sûrs après trois ou quatre doses de vaccin, et bien que les gens reçoivent un message du gouvernement selon lequel une dose supplémentaire serait utile, beaucoup sont sceptiques », a-t-il déclaré.

« Il y a aussi un sentiment de lassitude – les gens en ont assez de se faire vacciner. »

Le ministère de la Santé a demandé aux prestataires de soins de santé de donner la priorité aux personnes âgées de 65 ans minimum, ainsi qu’aux personnes plus jeunes dont le dossier médical les classe dans la catégorie des personnes à risque. Il leur est également demandé de donner la priorité aux personnes qui s’occupent de personnes âgées et aux employés des services de santé.

Le ministère a recommandé la vaccination de certains autres groupes, à savoir les enseignants des écoles et des jardins d’enfants, les prisonniers et les gardiens de prison, ainsi que les femmes enceintes. Mais malgré ces directives, une certaine confusion règne encore dans les dispensaires. Alors que les vaccins devraient être rapidement disponibles pour les plus de 12 ans, il n’est pas encore clair s’il y aura une période initiale de distribution aux seuls groupes prioritaires, ou si la distribution généralisée sera immédiate.

Un agent de santé prélevant des échantillons par écouvillonnage sur des Israéliens dans un complexe de tests au volant, à Modiin, le 6 janvier 2022. (Crédit :Yossi Aloni/Flash90)

Pour contrer la lassitude générale, de nombreux experts de la santé affirment que les nouveaux vaccins peuvent augmenter la protection, en particulier pour les plus vulnérables. Le professeur Cyrille Cohen, directeur du laboratoire d’immunologie de l’université Bar Ilan, a déclaré la semaine dernière au Times of Israel qu’il s’attendait à ce que l’impact en matière de diminution des infections soient modestes, mais il estime qu’ils « pourraient bien contribuer à renforcer la protection contre les formes graves ».

« Pour cette raison, ils seront importants pour les populations vulnérables et âgées, les personnes présentant des facteurs de comorbidité ou encore immunodéprimées », a-t-il ajouté.

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