Croix-Rouge : impossible d’accéder aux otages sans garanties du Hamas et d’Israël
La vue des otages Evyatar David et Rom Braslavski gravement amaigris dans les vidéos du Hamas et du Jihad islamique palestinien, est "effroyable", a déclaré le porte-parole du CICR
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La vue des otages Evyatar David et Rom Braslavski, qui apparaissent gravement amaigris dans des vidéos diffusées ces derniers jours par les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien, est « effroyable », a déclaré mardi Gilad Grossman, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Il a toutefois ajouté que l’agence n’avait toujours pas accès aux otages.
« Comme nous n’avons pas accès aux otages, nous n’avions pas de connaissances directes sur leur situation et voir ces vidéos était épouvantable », a déclaré Grossman au Times of Israel lors d’un entretien téléphonique.
À la suite de la diffusion de ces images, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Isaac Herzog se sont entretenus directement avec des responsables du CICR, les exhortant à faire tout ce qui est nécessaire pour atteindre et soigner les otages. Le CICR a été critiqué à maintes reprises par Israël pour ne pas avoir aidé les otages depuis le début de la guerre, à l’exception des remises d’otages dans le cadre d’accords de libération.
Malgré ces appels, Grossman a déclaré que « pour atteindre les otages, nous devons obtenir l’accès et il faut mettre en place un processus qui garantisse leur sécurité et celle de notre personnel… À Gaza, la majeure partie de l’enclave est une zone de combat active. Nous devons pouvoir nous déplacer en toute sécurité, ce qui est impossible sans la coordination et les garanties nécessaires. »
Au début de la semaine, après que le CICR a réitéré son appel en faveur d’un accès, le groupe terroriste palestinien du Hamas a pour la première fois publiquement indiqué sa volonté d’autoriser l’accès humanitaire aux otages, mais uniquement sous des conditions nécessitant l’accord d’Israël, comme l’arrêt de toutes les opérations militaires pendant les visites et l’ouverture de convois d’aide humanitaire supplémentaires.
« Nous restons en contact régulier avec le Hamas et les autorités israéliennes. Si Israël et le Hamas parviennent à un accord, nous sommes prêts à intervenir », a déclaré Grossman.
Alors que le Hamas et les organisations humanitaires accusent Israël d’être responsable du manque de distribution de nourriture à Gaza, Israël réfute toutes les allégations de famine généralisée et rejette toute responsabilité, accusant le Hamas de détourner activement les vivres et de perturber les efforts humanitaires.
Grossman a refusé d’évaluer l’affirmation du Hamas selon laquelle il n’y aurait pas assez de nourriture pour nourrir les otages ou de commenter les allégations de famine, mais il a souligné que « la situation à Gaza est catastrophique ».
« Même notre personnel est touché. La nourriture est plus difficile à obtenir, elle est de moindre qualité nutritionnelle et les portions sont plus petites. Le peu de nourriture disponible est très cher… nous ressentons la pénurie », a-t-il ajouté.
« Nous savons que les Gazaouis ont faim et qu’il y a de la malnutrition. Nous le constatons dans notre hôpital de campagne, dans nos autres programmes, et nos collègues nous en parlent. »
Israël nie toute politique visant à priver les Gazaouis de nourriture et accuse l’ONU et d’autres organisations présentes sur le terrain de ne pas distribuer efficacement l’aide qui entre dans l’enclave. Jérusalem reconnaît toutefois que de nombreux civils gazaouis souffrent de la faim, alors que la guerre menée par Israël pour vaincre le groupe terroriste palestinien du Hamas et libérer les otages qu’il a enlevés le 7 octobre 2023 se poursuit depuis vingt-deux mois.
la Communauté du Times of Israël !







