Israël en guerre - Jour 226

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De 1948 à 2020, des caricatures politiques dressent le tableau d’un Israël dynamique

Le nouveau livre de Colin Shindler s'appuie sur le travail des principaux dessinateurs éditoriaux israéliens, qui demandent des comptes aux différents dirigeants du pays

  • Les années 2010 ont été celles de la maîtrise par Netanyahu des arts noirs de la manipulation et de la manœuvre politiques. Malgré les accusations de corruption, de fraude et d'abus de confiance, malgré les manifestations hebdomadaires à Jérusalem, malgré la mauvaise compréhension par sa femme de la différence entre la responsabilité de l'État et l'enrichissement personnel, Netanyahu a éliminé ses adversaires les uns après les autres, par Yonatan Wachsmann paru dans Calcalist, le 3 décembre 2020. (Crédit : Colin Shindler)

L'assassinat d'athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich par des membres de « Septembre noir » a donné une mauvaise image du Comité olympique et des forces de police de la ville, par Mike paru dans Yediot Aharanot, en septembre 1972. (Crédit : Colin Shindler)
    Les années 2010 ont été celles de la maîtrise par Netanyahu des arts noirs de la manipulation et de la manœuvre politiques. Malgré les accusations de corruption, de fraude et d'abus de confiance, malgré les manifestations hebdomadaires à Jérusalem, malgré la mauvaise compréhension par sa femme de la différence entre la responsabilité de l'État et l'enrichissement personnel, Netanyahu a éliminé ses adversaires les uns après les autres, par Yonatan Wachsmann paru dans Calcalist, le 3 décembre 2020. (Crédit : Colin Shindler) 
L'assassinat d'athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich par des membres de « Septembre noir » a donné une mauvaise image du Comité olympique et des forces de police de la ville, par Mike paru dans Yediot Aharanot, en septembre 1972. (Crédit : Colin Shindler)
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L'assassinat d'athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich par des membres de « Septembre noir » a donné une mauvaise image du Comité olympique et des forces de police de la ville, par Mike paru dans Yediot Aharanot, en septembre 1972. (Crédit : Colin Shindler)
    
L'assassinat d'athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich par des membres de « Septembre noir » a donné une mauvaise image du Comité olympique et des forces de police de la ville, par Mike paru dans Yediot Aharanot, en septembre 1972. (Crédit : Colin Shindler)
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Tirs de Qassam sur Sderot. L'opération "Plomb durci", une offensive militaire contre Gaza, a été lancée en réponse aux tirs incessants de missiles sur Israël. L'une des cibles principales des roquettes Qassam était la ville frontalière israélienne de Sderot. On voit ici une famille de Sderot s'abriter d'un barrage de missiles. La première page du journal informe le lecteur qu'Imad Mugniyeh, un chef militaire du Hezbollah, a été "éliminé". Le commentaire cynique du père est le suivant : "Dieu merci, nous avons une fois de plus prouvé notre pouvoir de dissuasion !", par Guy Morad paru dans Yediot Aharanot, le 14 février 2008. (Crédit : Colin Shindler)
    
Tirs de Qassam sur Sderot. L'opération "Plomb durci", une offensive militaire contre Gaza, a été lancée en réponse aux tirs incessants de missiles sur Israël. L'une des cibles principales des roquettes Qassam était la ville frontalière israélienne de Sderot. On voit ici une famille de Sderot s'abriter d'un barrage de missiles. La première page du journal informe le lecteur qu'Imad Mugniyeh, un chef militaire du Hezbollah, a été "éliminé". Le commentaire cynique du père est le suivant : "Dieu merci, nous avons une fois de plus prouvé notre pouvoir de dissuasion !", par Guy Morad paru dans Yediot Aharanot, le 14 février 2008. (Crédit : Colin Shindler)
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L'une des conséquences de la perestroïka et de la glasnost sous l'ère Gorbatchev, ainsi que du rapprochement avec les États-Unis, a été l'émigration massive des Juifs soviétiques. Ici, des multitudes de Juifs soviétiques font la queue pour embarquer sur un vol Moscou-Tel Aviv au milieu d'autres vols à destination d'Israël. Le panneau d'affichage indique : "Dernier à sortir - priez éteindre la lumière…", par Zeev paru dans Haaretz, le 1er octobre 1990. (Crédit : Colin Shindler)
    
L'une des conséquences de la perestroïka et de la glasnost sous l'ère Gorbatchev, ainsi que du rapprochement avec les États-Unis, a été l'émigration massive des Juifs soviétiques. Ici, des multitudes de Juifs soviétiques font la queue pour embarquer sur un vol Moscou-Tel Aviv au milieu d'autres vols à destination d'Israël. Le panneau d'affichage indique : "Dernier à sortir - priez éteindre la lumière…", par Zeev paru dans Haaretz, le 1er octobre 1990. (Crédit : Colin Shindler)
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L’élection inattendue de Donald Trump a ravi la droite israélienne. Contrairement aux administrations républicaines traditionnelles, Trump s'est fortement identifié aux positions de Netanyahu sur Jérusalem et les implantations de Cisjordanie. Cette image est basée sur une photographie de Netanyahu reposant sa tête sur les genoux de son épouse, Sara , par Itamar Daube paru dans Yediot Aharanot, le 12 novembre 2016. (Crédit : Colin Shindler)
    
L’élection inattendue de Donald Trump a ravi la droite israélienne. Contrairement aux administrations républicaines traditionnelles, Trump s'est fortement identifié aux positions de Netanyahu sur Jérusalem et les implantations de Cisjordanie. Cette image est basée sur une photographie de Netanyahu reposant sa tête sur les genoux de son épouse, Sara , par Itamar Daube paru dans Yediot Aharanot, le 12 novembre 2016. (Crédit : Colin Shindler)
  • L'extrême-droite bloque Israël. Dans les mois qui ont précédé l'assassinat de Yitzhak Rabin, plusieurs groupes d'extrême-droite ont organisé des protestations et des manifestations contre Rabin et les Accords d'Oslo. L'un de ces groupes, Zo Artzeinu (C'est notre Terre), a bloqué les routes principales, provoquant d'énormes embouteillages, représentés ici par la forme d'Israël, par Zeev paru dans Haaretz, le 11 Août 1995. (Crédit : Colin Shindler)
    L'extrême-droite bloque Israël. Dans les mois qui ont précédé l'assassinat de Yitzhak Rabin, plusieurs groupes d'extrême-droite ont organisé des protestations et des manifestations contre Rabin et les Accords d'Oslo. L'un de ces groupes, Zo Artzeinu (C'est notre Terre), a bloqué les routes principales, provoquant d'énormes embouteillages, représentés ici par la forme d'Israël, par Zeev paru dans Haaretz, le 11 Août 1995. (Crédit : Colin Shindler)
  • On soupçonnait fortement que de nombreuses personnes impliquées dans les délibérations de l'ONU sur la Palestine sous mandat britannique en 1947 étaient des antisémites invétérés, par Yosef Ross, paru en 1947. (Crédit : Colin Shindler)
    On soupçonnait fortement que de nombreuses personnes impliquées dans les délibérations de l'ONU sur la Palestine sous mandat britannique en 1947 étaient des antisémites invétérés, par Yosef Ross, paru en 1947. (Crédit : Colin Shindler)
  • Anatoly (Natan) Sharansky, figure emblématique du mouvement soviétique des droits de l’Homme et de l'émigration juive, a été libéré après neuf ans passés dans un camp de travail à régime strict en URSS, en échange d'espions du bloc de l'Est emprisonnés aux États-Unis et en Allemagne de l'Ouest. Un merle portant l'inscription "Mandela" prend également son envol, signe de l'assouplissement de son incarcération par le régime d'apartheid en Afrique du Sud, par Zeev, paru dans  Haaretz, le 12 février 1986. (Crédit : Colin Shindler)
    Anatoly (Natan) Sharansky, figure emblématique du mouvement soviétique des droits de l’Homme et de l'émigration juive, a été libéré après neuf ans passés dans un camp de travail à régime strict en URSS, en échange d'espions du bloc de l'Est emprisonnés aux États-Unis et en Allemagne de l'Ouest. Un merle portant l'inscription "Mandela" prend également son envol, signe de l'assouplissement de son incarcération par le régime d'apartheid en Afrique du Sud, par Zeev, paru dans Haaretz, le 12 février 1986. (Crédit : Colin Shindler)

Le fameux caricaturiste américain Herblock avait écrit, dans le passé, que « si la première fonction d’une presse libre est de servir de critique du gouvernement, la caricature est souvent à la pointe de cette critique ».

Ce qui s’applique très certainement aux caricatures politiques israéliennes comme le montre un nouveau livre écrit par l’historien britannique Colin Shindler qui est intitulé Israel : A History in 100 Cartoons (« Israël : Une histoire en 100 dessins humoristiques »). Ouvrage publié au début de l’année, c’est une lecture opportune au moment même où deux-tiers des Israéliens s’opposent au plan actuel de réforme du système judiciaire qui est avancé par le gouvernement et que des centaines de milliers de personnes descendent, chaque semaine, dans les rues pour dénoncer un plan qu’ils considèrent comme une menace pour la démocratie israélienne.

Le livre comprend des caricatures d’artistes israéliens parues dans les journaux publiés dans la période s’étendant des années qui ont précédé l’établissement de l’État, en 1948, jusqu’en 2020. Ils rappellent de manière frappante combien la satire visuelle a toujours été un moyen utilisé par les Israéliens pour tourner en dérision leurs dirigeants et pour faire face à l’adversité continue, qu’elle vienne du dehors ou de l’intérieur.

« Une caricature peut vous en dire tellement en l’espace de seulement un instant », a commenté Shindler, dans le cadre d’un entretien accordé depuis son domicile de Londres.

Shindler, 76 ans, est professeur émérite à l’école des études orientales et africaines de l’université de Londres. Il est devenu le premier professeur d’études israéliennes au Royaume-Uni en 2008 et a été le président fondateur de l’EAIS (Association européenne d’études israéliennes) en 2009. Il a écrit 12 livres dont un grand nombre sont consacrés au sionisme, ainsi qu’à l’histoire et à la politique israéliennes.

Inspiré par un voyage effectué il y a une dizaine d’années au Musée de la caricature israélienne, situé à Holon, Shindler a décidé de se plonger dans le sujet. Un projet qui a connu une nouvelle dynamique pendant les confinements imposés dans le cadre de la pandémie de coronavirus, où il a passé des heures à naviguer dans la collection numérisée de journaux du Yishuv (la communauté juive pré-étatique) et d’Israël sur le site de la Bibliothèque nationale de l’État juif. Il est aussi entré en contact avec d’autres institutions culturelles et historiques ainsi qu’avec des dessinateurs de caricatures et leurs familles.

Le professeur Colin Shindler. (Autorisation)

Shindler commence son livre par une introduction détaillée à l’histoire des caricatures, de la bande-dessinée et des dessins. Il explique aussi comment les Juifs, dans l’Histoire, ont été liés à ces trois modes d’expression visuelle.

« Les caricaturistes étaient des ‘étrangers’ par définition », a écrit Shindler.

Il a déclaré que dans la mesure où les Juifs ont été, dans l’histoire, ces « étrangers », il n’est guère surprenant qu’ils aient été « représentés de manière disproportionnée parmi les membres de la fraternité des caricaturistes et des satiristes ».

‘Israel: A History in 100 Cartoons’, par Colin Shindler. (Crédit : Cambridge University Press)

Après avoir évoqué les origines et l’histoire du sionisme, Shindler arrive au cœur de ce tome de 367 pages. Il divise l’histoire de l’État moderne d’Israël en décennies, offrant une seule caricature pour illustrer chacune d’entre elles. Chaque décennie est ensuite encore décomposée en mini-chapitre de quatre pages pour chaque année – avec la présentation d’un dessin, une présentation d’événements déterminants survenus à chaque période, et deux pages de résumé historique et contextuel.

« Ça a été le livre que j’ai trouvé le plus dur à écrire parce que j’ai dû faire d’intenses recherches sur les détails et sur les spécificités de ce qui arrivait chaque année. J’ai dû tout lire sur toutes ces années et sélectionner une caricature pour la période spécifique sur laquelle je décidais de me focaliser », a indiqué Shindler.

Il a déclaré au Times of Israel qu’il avait choisi les 100 caricatures en fonction de l’événement historique ou politique représenté, plutôt que sur la base de leur valeur artistique.

« Je ne peux pas dire que je suis un expert en caricatures. Je suis historien. Je m’occupe de politique. J’ai essayé de choisir une caricature non pas en fonction du dessinateur, mais en fonction de l’épisode qu’elle tentait d’illustrer », a déclaré Shindler.

« Fallait-il un équilibre entre les caricatures ou un équilibre entre les dessinateurs ? C’est devenu très complexe », a-t-il ajouté.

Les caricatures éditoriales paraissant quotidiennement ou hebdomadairement dans un grand nombre de publications israéliennes, il était en effet difficile de faire un choix. Bien que Shindler inclue le travail de 25 dessinateurs, certains apparaissent plus que d’autres. C’est le cas de Yaakov Farkash (1923-2002), connu sous le nom d’emprunt de Zeev. Survivant de la Shoah, né à Budapest, il a commencé à travailler pour Maariv en 1953 et a obtenu une page hebdomadaire dans en 1963.

Menachem Begin s’adressant à ses partisans lors d’un meeting électoral sur la place Moghrabi, à Tel Aviv, en janvier 1949. Accompagnés d’une multitude de policiers, deux partisans tiennent une bannière devant Begin, portant le slogan de l’Irgoun, « Ainsi seulement ». La carte comprend Israël, la Cisjordanie et l’État de Jordanie, car le parti de Begin, le Herut, n’a pas reconnu la première partition de la Palestine sous mandat britannique dans les années 1920, par Zeev, paru le 18 janvier 1949. (Crédit : Colin Shindler)

« J’ai choisi beaucoup de Zeev. J’aime beaucoup son travail. L’une de mes préférées est celle qu’il a faite de Menachem Begin s’adressant à un rassemblement électoral de ses partisans sur la place Moghrabi, à Tel Aviv, en janvier 1949. Son poing est en l’air et ses quelques partisans tiennent une pancarte avec le slogan de l’Irgoun, « Only Thus » (« Ainsi seulement »), et la carte du grand Israël incluant la Jordanie. Alors que la plupart des spectateurs sont des policiers », a déclaré Shindler.

Si tous les dessinateurs ne sont pas des noms familiers, certains le sont pour ceux qui suivent la presse israélienne depuis plusieurs dizaines d’années – notamment Amos Biderman, Shay Charka, Kariel Gardosh (Dosh), Michel Kichka, Moshik et Avi Katz.

Il est à noter qu’une seule femme y figure. Une caricature de Friedel Stern (1917-2003), née en Allemagne, représente l’année 1958. Elle montre une femme au foyer qui ressemble à s’y méprendre au Premier ministre David Ben Gurion, coiffée d’un bob, un couvre-chef typiquement israélien, plaçant un objet étiqueté « Qui est juif ? » dans le congélateur. Cette image est le reflet d’une crise gouvernementale liée à la délivrance de cartes d’identité, provoquée par cette question. Ben Gurion est perçu comme préservant sa coalition en mettant le débat « Qui est juif ? » au réfrigérateur.

Ehud Olmert et la corruption. Habillé de façon élégante, Olmert est représenté ici avec un cigare et une enveloppe brune – contenant peut-être des fonds illicites – dans sa poche plaquée. Il noue le nœud coulant comme s’il s’agissait d’une cravate. Sa chute a été largement perçue comme étant de son fait, par Dudy Shamaï, paru dans Maariv en mai 2008. (Crédit : Colin Shindler)

« Pour autant que je sache, ce n’était pas une profession pour les femmes. J’aurais évidemment fait un effort pour trouver un équilibre entre les hommes et les femmes, mais d’après ce que j’ai pu voir, il n’y avait pas de matière », a expliqué Shindler.

Shindler a noté qu’il avait perçu un durcissement du ton dans les caricatures politiques au fil des décennies, en particulier après 1967. Elles sont devenues beaucoup plus mordantes et sombres.

« En 2008, Dudy Shamaï a créé une image étonnante de l’ancien Premier ministre Ehud Olmert, qui a été condamné. Sa cravate est un nœud coulant qu’il resserre autour de son cou à mesure que le lecteur reconnaît les signes de sa corruption dans le dessin. Ce dessin suggère qu’il a lui-même provoqué sa chute », a-t-il déclaré.

Bien que le livre se termine en 2020 avec l’élection de l’éphémère gouvernement Bennett-Lapid, il encourage les lecteurs à prêter attention aux caricatures politiques dans la presse, sur les réseaux sociaux et également sur les pancartes de protestation dans les rues aujourd’hui.

« Dans la situation actuelle, le gouvernement tente de faire croire que la réforme du système judiciaire n’est qu’une simple mesure bureaucratique, qu’elle ne constitue pas une remise en cause de l’État de droit et qu’elle n’efface pas tout ce qui soutient l’État de droit », a déclaré Shindler.

« Cela fait des caricaturistes israéliens actuels – qui tentent de s’efforcer d’atteindre un certain sens de l’objectivité, de la vérité et des faits – une cible de choix », a-t-il ajouté.

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