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De nombreux Israéliens visitent Naharayim, bientôt restituée à la Jordanie

"On a le sentiment que de nombreux Israéliens veulent avoir une dernière chance de la visiter", a déclaré Shai Hadar, le responsable du site, à la Treizième chaîne

  • Des Israéliens  visitent Naharayim, le 19  octobre 2019 (Crédit: Naharayim)
    Des Israéliens visitent Naharayim, le 19 octobre 2019 (Crédit: Naharayim)
  • Naharayim, quelques jours avant d'être restitué à la Jordanie, el 19 octobre 2019. (Amanda Borschel-Dan / Times of Israël)
    Naharayim, quelques jours avant d'être restitué à la Jordanie, el 19 octobre 2019. (Amanda Borschel-Dan / Times of Israël)
  • Naharayim, quelques jours avant d'être récupéré par la Jordanie, le 19 octobre 2019. (Amanda Borschel-Dan / Times of Israël)
    Naharayim, quelques jours avant d'être récupéré par la Jordanie, le 19 octobre 2019. (Amanda Borschel-Dan / Times of Israël)
  • Naharayim, quelques jours avant d'être restitué à la Jordanie, el 19 octobre 2019. (Amanda Borschel-Dan / Times of Israël)
    Naharayim, quelques jours avant d'être restitué à la Jordanie, el 19 octobre 2019. (Amanda Borschel-Dan / Times of Israël)

Samedi, un groupe record d’environ 150 Israéliens a visité une parcelle de terre frontalière qui a été exploitée par des fermiers israéliens pendant des décennies. La parcelle devrait probablement être restituée à la Jordanie la semaine prochaine.

« On a le sentiment que de nombreux Israéliens veulent avoir une dernière chance de la visiter », a déclaré Shai Hadar, le responsable du site, à la Treizième chaîne.

Naharayim, connu en arabe sous le nom de Baqoura, dans la Vallée du Jourdain, est contrôlé par la Jordanie, mais a été loué par Israël pour 25 ans dans un accord qui devrait bientôt arriver à expiration.

Une clause spéciale du traité de paix de 1994 entre Israël et la Jordanie autorisait Israël à conserver l’usage de la terre, le long de l’enclave Tzofar dans le désert d’Arava, pendant 25 ans, avec l’idée que le prêt serait renouvelé de manière routinière. Les deux zones représentent un espace d’un kilomètre carré.

Naharayim, quelques jours avant d’être probablement restitué à la Jordanie, le 19 octobre 2019. (Amanda Borschel-Dan / Times of Israël)

Pourtant, en octobre 2018, en pleines contestations internes en Jordanie, le roi Abdullah II a annoncé son intention de mettre un terme à la location. Malgré les efforts continus du gouvernement israélien, les négociations pour garantir l’accès continu à ces zones n’ont pas permis d’aboutir. Mercredi, la Jordanie a démenti l’affirmation d’officiels israéliens qu’elle était prête à autoriser l’accès israélien à Tzofar pendant une autre année.

Naharayim est également connu comme l’Île de la Paix, après l’attaque mortelle de mars 1997 dans laquelle un groupe d’écolières de Beit Shemesh se sont fait tirer dessus lors d’une sortie scolaire dans la zone. Les filles et les professeurs non armés se trouvaient au sommet d’une colline au-dessus d’un lac abandonné dans l’enclave quand un soldat jordanien a ouvert le feu sur elles. Il a tué sept écolières.

À la suite de l’attaque, le roi Hussein de Jordanie, maintenant décédé, avait fait une visite inédite à chacune des familles des victimes en Israël pour exprimer sa tristesse personnelle et la douleur de sa nation.

Ces dernières années, les tensions entre Israël et la Jordanie ont monté d’un cran à propos de plusieurs sujets sensibles comme le statut contesté de Jérusalem et de ses lieux saints, les négociations de paix au point mort avec les Palestiniens, et l’abattage de deux citoyens jordaniens par un garde de l’ambassade israélienne à Amman, qui a entraîné une crise diplomatique.

Le point de passage de la frontière jordanienne vers l’île de la paix, le 29 janvier 2019. (Luke Tress / Times of Israël)

À part l’Egypte, la Jordanie est le seul pays arabe avec lequel Israël a signé un accord de paix.

Des officiels en Israël ont exprimé des craintes que la démarche annonce une intention de la part de la Jordanie de réduire fortement les liens diplomatiques, et beaucoup perçoivent cette décision comme une conséquence de la pression intérieure intense de la part de l’opinion publique jordanienne, qui perçoit largement Israël comme un ennemi.

Mais la Jordanie a dit exercer son droit en décidant de ne pas renouveler l’accord et a démenti que la décision affecterait le traité de paix vieux de plusieurs décennies, cherchant à rassurer Jérusalem que les liens pourraient être diminués.

Vendredi, le chef de Kakhol lavan Benny Gantz a participé à une manifestation à Naharayim et a appelé à faire avancer les liens avec la Jordanie.

Le dirigeant de Kakhol lavan, Benny Gantz, livre un discours près de la frontière jordanienne, le 18 octobre 2019. (Capture d’écran/Facebook)

« Je sais que le roi Abdullah vient d’une famille royale de noblesse, de respect et de paix. Comme son père, je suis sûr qu’il comprend qu’il est de la plus haute importance de continuer à coopérer avec nous au nom de la paix », a déclaré Gantz.

« Je promets ici que quand je dirigerai l’Etat d’Israël, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour renforcer l’accord de paix avec la Jordanie et faire avancer les relations avec la Jordanie », a déclaré Gantz, selon le site d’information Walla.

Gantz a dit qu’il améliorerait les liens avec la Jordanie grâce à des projets d’infrastructure, mais aussi à des efforts politiques et de sécurité.

« Afin de transformer la région où nous habitons, le long de la Jordanie, en une zone de coopération, nous avons besoin de faire avancer le processus qui renforcera nos liens avec la Jordanie et d’autres pays arabes », a déclaré Gantz.

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