De violents incidents pour la 34e semaine des manifestations anti-Netanyahu
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De violents incidents pour la 34e semaine des manifestations anti-Netanyahu

Trois suspects ont été arrêtés par la police, suspectés d'avoir agressé et menacé des participants ; une femme aurait menacé les manifestants avec une fausse arme à Kiryat Ono

Des manifestants scandent des slogans contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 13 février 2021. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)
Des manifestants scandent des slogans contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 13 février 2021. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)

Les manifestants anti-Netanyahu se sont rassemblés dans tout Israël, samedi dans la soirée, au cours de la 34e semaine du mouvement de protestation qui réclame la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu en raison de ses mises en examen pour corruption et de sa prise en charge de la pandémie de coronavirus.

Les principales manifestations ont été organisées aux abords de la résidence du Premier ministre à Jérusalem et à la résidence privée de Netanyahu, dans la ville côtière de Césarée. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans ces deux endroits. Des rassemblements moins importants ont eu lieu sur les ponts des autoroutes et aux carrefours de tout le pays.

Un certain nombre d’incidents violents ont été rapportés.

Près de Kiryat Ono, à proximité de Tel Aviv, les policiers ont fait savoir qu’une femme avait menacé les participants avec une arme en plastique. Avi Shmueli, qui se trouvait à ce rassemblement, a déclaré à la Douzième chaîne : « Elle a pointé son arme vers nous et les gens ont commencé à paniquer ».

La femme a pris la fuite à bord d’un véhicule et elle a été arrêtée ultérieurement par les forces de l’ordre, en compagnie d’un autre suspect.

A Rishon Lezion, des manifestants ont indiqué qu’ils avaient été agressés par un homme qui avait cassé les panneaux qu’ils brandissaient.

« C’est la première fois qu’il y a des violences physiques à notre carrefour », a déclaré Rosie Keidar, l’une des manifestantes, à Haaretz.

La police a expliqué qu’un suspect avait été placé en détention suite à ces violences.

De son côté, le mouvement des Drapeaux noirs a indiqué que les manifestants avaient essuyé des jets de pierre à Netanya et que cela avait été aussi le cas d’une voiture à Daburiyya, dans le nord d’Israël. Le véhicule a été abîmé.

« Cela va se terminer avec des morts », a écrit Yair Lapid, chef de l’opposition, sur Twitter dans la soirée de samedi, évoquant ces incidents.

« Les incitations à la violence viennent de Balfour », a-t-il continué, faisant référence à la rue de Jérusalem où est située la résidence du Premier ministre. « L’état d’esprit violent, la haine sont dangereux et destructeurs ».

« J’en appelle au Premier ministre : Arrêtez d’inciter à la violence. Vos activistes se sont égarés », a-t-il poursuivi.

Cela fait des mois que des manifestants se rassemblent régulièrement pour dénoncer Netanyahu et réclamer sa démission en raison de son procès pour corruption, fraude et abus de confiance.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Ils critiquent également la prise en charge gouvernementale de la pandémie de coronavirus.

Netanyahu ne cesse de clamer son innocence, affirmant que ses mises en examen ont eu lieu dans le cadre d’un complot ourdi par ses adversaires politiques, les médias, la police et les procureurs, visant à l’écarter du pouvoir.

Les Israéliens se rendront une nouvelle fois aux urnes le 23 mars.

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