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Décès du chef de la communauté juive déclinante du Liban

Le dernier rabbin avait quitté le pays en 1977, après le début de la guerre civile au cours de laquelle certains juifs avaient été enlevés et tués

Une vue générale du cimetière juif dans le quartier de Sodeco de la capitale libanaise Beyrouth, le 24 août 2010. (Crédit : Joseph Eïd/AFP)
Une vue générale du cimetière juif dans le quartier de Sodeco de la capitale libanaise Beyrouth, le 24 août 2010. (Crédit : Joseph Eïd/AFP)

Le chef de la communauté juive au Liban, qui ne compte plus qu’une trentaine de personnes, Isaac Arazi, est décédé, a-t-on appris mercredi auprès de sa famille et de l’avocat de la communauté.

Isaac Arazi, 80 ans, occupait le poste de président du Conseil communal juif au Liban.

« Il est décédé mardi et a été inhumé le jour même » dans le cimetière juif de Beyrouth, a précisé à l’AFP l’avocat Bassem el-Hout.

La communauté juive, dont la religion est reconnue comme l’une des 18 confessions au Liban, s’est réduite au fil des ans.

Un ouvrier devant la synagogue Maghen Abraham de Beyrouth. (Crédit : Bilal Hussein/AP Photo)

Avant la guerre civile (1975-1990), elle comptait 22 000 âmes et le Liban avait abrité des juifs fuyant d’autres pays arabes.

Mais aujourd’hui, elle ne compte plus qu’une « trentaine de personnes », la plupart des membres de la communauté ayant émigré au cours de la guerre vers les Etats-Unis, le Brésil ou l’Europe, notamment la France ou l’Italie, a ajouté l’avocat.

« Mais ils restent attachés au Liban et beaucoup s’y rendent régulièrement », a-t-il expliqué.

Isaac Arazi a été présenté dans sa nécrologie publiée par un journal libanais mercredi comme « l’instigateur de la reconstruction de la synagogue de Beyrouth ».

Une vue générale de la synagogue Magen Abraham, alors en cours de restauration, dans la capitale libanaise Beyrouth, le 19 octobre 2010. (Crédit : Joseph Eïd/AFP via Getty Images via JTA)

Il avait supervisé, au début des années 2000, les travaux de rénovation de cette synagogue située dans le quartier de Wadi Abou Jmil qui fut le cœur de cette communauté.

« Nous sommes exaltés », avait-il confié à l’AFP en 2009. « Nous espérons que cette initiative fera en sorte que la communauté grandisse de nouveau ».

Inaugurée en 1926, la synagogue Magen Abraham, l’une des plus grandes du monde arabe, avait été ravagée lors des combats dans le centre de Beyrouth pendant la guerre civile et pillée.

Le dernier rabbin avait quitté le pays en 1977, après le début de la guerre civile au cours de laquelle certains juifs avaient été enlevés et tués.

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