Des ados arrêtés pour vol et attaque contre une rescapée de la Shoah de 76 ans
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Des ados arrêtés pour vol et attaque contre une rescapée de la Shoah de 76 ans

Alors que les membres de leur famille disent qu'ils sont de "bons enfants", la victime Reli Shemesh demande : "Comment peut-on élever des enfants comme ça ?"

Capture d'écran de la vidéo  prise par une caméra de surveillance de l'agression de Reli Shemesh, survivante de la Shoah de 76 ans, par trois adolescents à Kfar Saba, le 21 novembre 2018.
Capture d'écran de la vidéo prise par une caméra de surveillance de l'agression de Reli Shemesh, survivante de la Shoah de 76 ans, par trois adolescents à Kfar Saba, le 21 novembre 2018.

Le tribunal de première instance de Petah Tikva a prolongé jeudi la détention provisoire de trois jeunes soupçonnés d’avoir agressé une femme âgée et volé son sac à main.

Les adolescents resteront en détention pendant cinq jours, après qu’une caméra de vidéosurveillance a capturé mercredi leur agression contre la survivante de la Shoah, âgée de 76 ans.

Reli Shemesh a été blessée lorsqu’elle est tombée sur la chaussée à l’extérieur de son domicile lors de l’agression dans la ville de Kfar Saba, dans le centre du pays.

Selon la police, les jeunes ont avoué l’agression et exprimé leurs remords pour leurs actes.

Un membre de la famille de l’un des adolescents a exprimé des regrets pour l’incident, mais a soutenu que l’agression ne correspondait pas à la personnalité des jeunes.

« Ce sont de bons enfants et l’incident nous a surpris, cela ne leur ressemble pas et nous sommes choqués par ce qui s’est passé. Nous espérions que la dame serait là pour que nous puissions lui demander pardon », ont-ils déclaré au site israélien d’information Ynet.

Mme Shemesh a répondu aux déclarations en disant à Ynet qu’elle était surprise que la famille ait défendu les jeunes en les considérant comme étant bien élevés.

« Ils disent que ce sont de bons enfants ? J’ai des enfants et des petits-enfants de leur âge et je ne pense pas un seul instant que l’un d’entre eux puisse faire quelque chose comme ça », a dit Mme Shemesh. « Comment peut-on élever des enfants comme ça ? »

Mme Shemesh a également exprimé le désir de rencontrer ses agresseurs, pour tenter de leur faire comprendre ce qu’ils ont fait.

« J’aimerais beaucoup voir les jeunes qui m’ont agressée, les regarder dans les yeux et leur demander comment ils réagiraient si cela arrivait à leur mère ou à leur grand-mère ».

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