Des associés d’Olmert contribueront au financement de la campagne de Gantz
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Des associés d’Olmert contribueront au financement de la campagne de Gantz

Des documents révèlent que Hossen LeYisrael compte 5 millions de shekels de garanties de la part de quatre donateurs, dont le magnat de l'immobilier Alfred Akirov

Benny Gantz arrive au meeting de lancement de campagne de son parti Hossen LeYisrael à Tel Aviv, le 29 janvier 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Benny Gantz arrive au meeting de lancement de campagne de son parti Hossen LeYisrael à Tel Aviv, le 29 janvier 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Deux hommes d’affaires israéliens liés à l’ancien Premier ministre tombé en disgrâce, Ehud Olmert, ont émis des garanties de prêt pour soutenir la campagne électorale du parti Hossen LeYisrael, d’après des chiffres publiés sur le site Internet du contrôleur d’État dimanche.

L’homme d’affaires et promoteur immobilier Alfred Akirov garantit deux millions de shekels (près de 500 000 euros) de prêt au parti de Benny Gantz, Smadar Ungar, lui, se porte garant pour un million de shekels (environ 200 000 euros), d’après les documents publics.

Sharon Cohen et Gideon Yaniv prêteront chacun un million de shekels, portant à cinq millions de shekels le montant total prêté au nouveau parti.

Ces garanties permettent aux candidats d’emprunter de l’argent en fonction de la capacité de remboursement attendu des frais de campagne après les élections.

Alors que les partis bien établis bénéficient de subventions d’État pour leur campagne et ne peuvent percevoir des dons individuels d’un montant de 2 300 shekels (600 euros environ) maximum uniquement, les nouveaux partis tels que Hossen LeYisrael doivent se financer seuls et ne seront remboursés que s’ils parviennent à entrer à la Knesset, et proportionnellement au nombre de sièges obtenus.

Fondateur de l’entreprise Alrov spécialisée dans l’immobilier, la technologie et les communications, Alfred Akirov était un proche associé d’Olmert.

Olmert, qui a occupé le poste de Premier ministre entre 2006 et 2009, faisait partie des huit anciens élus politiques et hommes d’affaires condamnés en 2014 dans l’affaire de corruption immobilière Holyland, l’un des plus grands scandales de corruption de l’histoire d’Israël.

Il a été libéré de la prison Ma’asiyahu en juillet 2017, après avoir purgé 16 des 27 mois de sa peine pour prise de pots-de-vin et obstruction à la justice.

L’épouse d’Ehud Olmert, Aliza, siège toujours au conseil d’administration de la fondation caritative d’Akirov, le Fonds Alrov.

Alfred Akirov (G), PDG d’Alrov Properties, et Zion Keinan, président et PDG de Bank Hapoalim à l’époque, le 9 décembre 2012. (Crédit : Moshe Shai/FLASH90/File)

Le nom d’Alrov est associé à des sites tels que le centre commercial Mamilla et les hôtels haut de gamme Mamilla et David Citadel à Jérusalem. À Tel Aviv, les projets de son groupe immobilier comprennent la tour Opera Tower et les luxueuses tours résidentielles Alrov Residential Towers.

Smadar Ungar est la sœur de Rami Ungar, un importateur de voitures autrefois proche de l’ancien Premier ministre.

Le nom d’Ungar est apparu en lien à des versements en faveur d’Olmert qu’il aurait promis à son ancienne assistante Shula Zaken, au cas où elle serait condamnée et sanctionnée [ce qui fut le cas] pour son rôle dans le scandale Holyland.

Ungar a nié son implication dans l’affaire.

En septembre 2017, Forbes Israel évaluait la fortune d’Ungar, aujourd’hui septuagénaire, à 3,7 milliards de shekels (près d’un milliard d’euros).

L’article rapport qu’Ungar était souvent surnommé le « magnat des responsables politiques » en raison de ses vastes connections dans la sphère politique. On le dit proche de Yoav Galant, un ancien ministre du Logement du parti Koulanou, qui a quitté le navire pour rejoindre la liste du Likud.

Le chef du parti Telem, allié à Benny Gantz, a indiqué avoir récolté 2,6 millions de shekels (650 000 euros) de dons. Moshe Yaalon et sa femme Ada ont contribué à hauteur de 370 000 shekels (90 000 euros environ).

Tous les partis doivent répertorier leurs dons et garanties de prêts sur une site Internet dédié, mis en place par le Contrôleur d’État et consultable à tout moment.

Les prêts directs doivent être rapportés au Contrôleur d’État au terme des élections, mais ne sont pas rendus publics.

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