Des chercheurs israéliens cultivent des truffes du désert
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Plus cher que de l’uranium

Des chercheurs israéliens cultivent des truffes du désert

Les scientifiques sont parvenus à combiner le champignon rare avec un arbuste du désert ; le prix du marché atteint 120 dollars la livre de truffes

Illustration : Un morceau de cmehin, ou truffe du désert (Crédit : Autorisation Flora of Israel Online / Université hébraïque de Jérusalem)
Illustration : Un morceau de cmehin, ou truffe du désert (Crédit : Autorisation Flora of Israel Online / Université hébraïque de Jérusalem)

Des chercheurs israéliens ont annonce qu’ils ont réussi à cultiver des truffes du désert, dont le prix sur le marché a atteint les 120 dollars la livre, ce qui est un peu moins que le coût de l’argent et qui valent 4 fois plus que de l’uranium.

Les chercheurs du Centre d’agriculture du désert de Ramat HaNegev dans le sud d’Israël ont fait une percée en stimulant une symbiose entre le champignon Terfezia leonis, qui survient rarement et de manière imprévisible, et l’arbuste commun du désert Helianthemum sessiliflorum, a annoncé jeudi Ynet.

C’est la première fois que la truffe, un mets très prisé au Moyen-Orient et au-delà, a été cultivée, selon Ramat HaNegev.

Les chercheurs ont déclaré que les agriculteurs seront en mesure de récolter la truffe sur de petites surfaces et avec des rendements sans précédent.

Le champignon et son arbuste hôte ont tous deux besoin de peu d’eau et d’engrais, ce qui fait de la culture du Terfezia leonis potentiellement la culture agricole la plus rentable d’Israël. La culture commerciale par les agriculteurs israéliens pourrait commencer dès l’an prochain.

Les bédouins de la région israélienne du Néguev sont parfois capables d’extraire de petites quantités de la truffe du désert grâce à leurs compétences de pistage. Mais l’offre est rare, peu fiable et exige beaucoup de main-d’œuvre, selon l’article.

Ofer Guy, le scientifique responsable de l’expérience réussie, a déclaré à Ynet que l’arbuste fournit les sucres nécessaires au champignon souterrain — qui à son tour fournit aux racines de la plante des minéraux cruciaux et surtout du phosphore.

« Dans la nature, il faudrait de vastes zones pour obtenir la quantité de truffes que nous avons cultivée dans le champ expérimental », a-t-il déclaré.

En 2015, des chercheurs du nord d’Israël ont déclaré avoir fait une percée dans la culture de la truffe noire, Tuber melanosporum, qui est la deuxième espèce la plus commercialisée en Galilée.

Ils ont affirmé que la percée a fait d’Israël la zone la plus au sud ayant une culture commerciale de truffes noires, qui sont un ingrédient coûteux et qui composent plusieurs plats traditionnels français et italiens.

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