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Des émeutes signalées à Jérusalem-Est au début de Rosh HaShana

Des projectiles incendiaires ont été lancés sur un poste de contrôle en Cisjordanie alors que le chef d’état-major de Tsahal célébrait la fête avec ses troupes à proximité

Illustration : Des gardes-frontières israéliens lors d'affrontements entre Israéliens et Palestiniens dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le 21 juin 2021, . (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Illustration : Des gardes-frontières israéliens lors d'affrontements entre Israéliens et Palestiniens dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le 21 juin 2021, . (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Des violences ont éclaté entre les forces de sécurité israéliennes et les Palestiniens à Jérusalem-Est dimanche soir, peu après le début de la fête de Rosh HaShana.

Des émeutiers ont tiré des engins explosifs sur la police des frontières dans le quartier de Silwan, a rapporté le radiodiffuseur public Kan.

Des vidéos publiées par des médias arabes ont montré des incendies faisant rage dans le quartier Abu Tor de la capitale. L’une des vidéos semble montrer un balcon en feu.

Les causes de ces affrontements n’ont pas été clairement établies. La police et l’armée sont en état d’alerte à Jérusalem et en Cisjordanie.

Aucun blessé n’a été signalé.

Dans un autre incident, la radio militaire a déclaré que des attaquants avaient lancé des explosifs improvisés sur un poste de contrôle militaire près de Jénine, en Cisjordanie, alors que le chef d’état-major, Aviv Kohavi, célébrait Rosh HaShana avec les troupes à proximité. Il n’y a eu ni blessé ni dégât.

La police et les troupes ont été renforcées avant la fête, les tensions étant déjà fortes ces derniers mois en raison de la répression du terrorisme israélien, en Cisjordanie.

Le chef de la police, Kobi Shabtai, a demandé à ceux qui ont un permis de port d’arme de porter leurs armes sur eux pendant les fêtes, en réponse aux craintes d’attaques, a rapporté la Douzième chaîne.

Plus tôt dans la journée de dimanche, les démineurs de l’armée ont été appelés à intervenir sur des explosifs présumés qui avaient été placés dans une station-service à l’entrée de l’implantation de Kedumim, en Cisjordanie.

Ces derniers mois, des hommes armés palestiniens ont pris pour cible des postes militaires, des troupes opérant le long de la barrière de sécurité en Cisjordanie, des implantations et des civils israéliens sur les routes.

Dans la nuit, les troupes ont tendu une embuscade à un groupe d’hommes armés palestiniens qui se rendaient apparemment sur les lieux d’une fusillade, a rapporté l’armée israélienne, faisant un mort.

Plus tard dimanche, l’armée a annoncé l’arrestation de quatre suspects en Cisjordanie – dont deux à Naplouse – dans le cadre d’une répression antiterroriste qui a démarré il y a plusieurs mois. Un communiqué de Tsahal a indiqué que des coups de feu avaient été entendus dans la zone pendant l’opération.

Un autre suspect a été arrêté dans le village de Jalud, dans la région de Naplouse, tandis qu’un quatrième a été arrêté à Hébron.

Israël a fermé dimanche les points de passage vers la Cisjordanie et la bande de Gaza aux Palestiniens jusqu’à la fin de la fête, mardi soir.

Ces fermetures sont une pratique courante pendant les fêtes juives et les jours fériés. L’armée affirme qu’il s’agit d’une mesure préventive contre des attaques lors de périodes de tension élevée.

Les tensions sont montées en flèche ces derniers mois lors de la répression du terrorisme israélien qui a suivi une série d’attaques terroristes meurtrières au début de l’année. Les troupes israéliennes ont été la cible de tirs répétés lors de raids nocturnes en Cisjordanie.

Des troupes israéliennes opérant en Cisjordanie, le 18 septembre 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Plus de 2 000 suspects ont été arrêtés depuis le début de l’année, selon le service de sécurité du Shin Bet.

Le Premier ministre Yair Lapid a déclaré au début du mois que le Shin Bet avait déjoué des centaines d’attaques terroristes cette année.

Des dizaines de Palestiniens ont été tués, faisant de 2022 l’année la plus meurtrière sur le territoire depuis 2015. La plupart des Palestiniens tués étaient des terroristes recherchés ou de jeunes hommes et adolescents affrontant violemment les soldats, notamment par des jets de pierres, de bombes incendiaires ou en ouvrant le feu.

L’armée a lancé ces opérations d’arrestation après une série d’attentats meurtriers qui ont fait 19 morts entre la mi-mars et le début du mois de mai.

Les responsables israéliens de la sécurité ont averti ces derniers mois que l’Autorité palestinienne était en train de perdre le contrôle du nord de la Cisjordanie.

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