Des ministres israéliens se réjouissent de la nomination de Bolton
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Des ministres israéliens se réjouissent de la nomination de Bolton

Le nouveau conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche est un "ami", estiment plusieurs ministres de la coalition

John Bolton s'exprime au sommet des responsables républicains 'First in the nation' à Nashua, dans le New Hampshire, le 17 avril 2015 (Crédit : Darren McCollester/Getty Images via JTA)
John Bolton s'exprime au sommet des responsables républicains 'First in the nation' à Nashua, dans le New Hampshire, le 17 avril 2015 (Crédit : Darren McCollester/Getty Images via JTA)

Plusieurs ministres israéliens ont salué vendredi la nomination du néo-conservateur John Bolton, un « ami » de leur pays, au poste très influent de conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.

« Le président Trump continue de nommer de véritables amis d’Israël aux postes les plus hauts placés. John Bolton fait partie des plus éminents d’entre eux », a indiqué la ministre de la Justice Ayelet Shaked dans un communiqué.

« Bolton possède beaucoup d’expérience et une pensée originale », a-t-elle ajouté. « L’administration Trump s’avère être la plus amicale qu’Israël ait jamais connue », a dit Mme Shaked, membre du parti nationaliste religieux HaBayit HaYehudi.

Le ministre de l’Education Naftali Bennett, chef du HaBayit HaYehudi, a qualifié la nomination de M. Bolton de « formidable ». M. Bolton est « un spécialiste extraordinaire des questions de sécurité, un diplomate expérimenté et un ami fidèle d’Israël », a-t-il réagi sur Twitter.

« Il est sans conteste possible l’ami d’Israël depuis des années, il l’a montré au poste d’ambassadeur américain auprès des Nations unies », a abondé le ministre de l’Environnement Zeev Elkin, membre du Likud, le parti de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Les commentateurs israéliens mettent en exergue les positions intransigeantes de M. Bolton vis-à-vis de l’Iran, bête noire du gouvernement Netanyahu et de l’actuelle administration à Washington, et en particulier son opposition farouche à l’accord conclu en 2015 par les grandes puissances avec la République islamique sur les activités nucléaires de cette dernière. Netanyahu est lui-même un grand pourfendeur de cet accord.

Les commentateurs relevaient aussi les propos passés de M. Bolton selon lesquels la solution dite à deux Etats, c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien coexistant avec Israël, pour résoudre le vieux conflit israélo-palestinien, était « morte » ou « plus viable ».

Cette solution reste la référence de la communauté internationale.

« La seule logique sous-tendant la demande d’un Etat palestinien, c’est l’impératif politique des adversaires d’Israël d’affaiblir et d’encercler l’Etat juif », disait M. Bolton en 2014, préconisant une « solution à trois Etats » dans laquelle la Cisjordanie serait rattachée à la Jordanie et la bande de Gaza à l’Egypte.

M. Bolton a aussi salué la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. En rompant ainsi avec des décennies de diplomatie américaine et de consensus international le 6 décembre, M. Trump avait comblé les Israéliens et outré les Palestiniens.

« Nous avons vécu dans l’illusion en ne reconnaissant pas que Jérusalem est la capitale d’Israël », avait tweeté M. Bolton.

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